Eric Chauvier, un natif de St-Yrieix la perche

« Eric Chauvier est né à Saint-Yrieix la Perche, en Limousin, en novembre 1971, sous le septennat de Georges Pompidou. A l’époque, il n’est pas encore contre Télérama. Ses parents sont des enseignants raisonnablement ouverts à la culture. Son enfance se passe (il ne réagit pas), l’adolescence aussi, dans une région, le Limousin, qu’il mettra un point d’honneur à redouter et à déconstruire. Quittant cette contrée qui constitue à ses yeux une énigme, il se rend, en 1989, dans la ville de Bordeaux, connue pour son vin et son port négrier. Là, il étudie la philosophie, mais, en manque d’enquêtes et, vérifiant que la crise de cette discipline est, comme l’a montré Wittgenstein, un problème de langage, il se tourne vers l’anthropologie. Il poursuit ses études en nourrissant sa dissonance. Au gré de ses missions, il est amené à enquêter sur les populations résidant près des sites SEVESO, sur les adolescents placés en institution et sur la ville.

Contrairement à ce qui se dit ici et là, généralement chez les gens mal informés, il n’est pas, en 2011, professeur à l’université, mais enseignant vacataire, ce qui le situe dans une catégorie flottante d’intellectuel précaire et, en tout état de cause, interdit de le ranger, comme cela fut malencontreusement avancé, dans la catégorie des bobos. De toute façon, il résiste au classement sous toutes ses formes et va jusqu’à tirer de cette ligne de conduite une certaine satisfaction.

Enfin, il vit depuis 2000 dans le pêché avec une femme qui lui fait confiance en dépit de sa situation économique, laquelle est cependant valorisée symboliquement par le fait d’avoir été publié chez Allia, ce qui a changé sa vie, qui n’est plus assimilable à un échec, mais à autre chose, qu’il s’emploie à identifier dans ses livres. Cette femme aimante lui a en outre offert deux fillettes charmantes, quoique dans un avenir acceptable au prix d’une dose colossale de naïveté. Sur un plan plus  »comportemental » Eric Chauvier est raisonnablement angoissé et apprécie plus que tout le groupe de rock Eigties Matchbox B-line Disaster, dont la musique, parvient parfois à l’apaiser durablement. Enfin, il aime le vin -le Pessac Léognan blanc surtout – et emporterait sûrement des livres d’Arno Schmidt s’il se rendait sur une île déserte, mais il n’a aucune raison d’effectuer un tel périple, parfaitement absurde pour un anthropologue. »

http://www.amazon.fr/Eric-Chauvier/e/B004MSYQJC


http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_Chauvier

 

Sur Power Point, cette béquille que les enseignants ne savent plus quitter. Une catastrophe pédagogique !

 

« EC : Indéniablement. L’outil Power Point, que je critique vivement dans ce livre constitue  le bras armé d’une nouvelle façon de gouverner, non plus axée sur la concertation démocratique, mais sur l’imposition de mots creux et scientistes, qui font autorité en se substituant à la réflexion et à l’échange.EC : Indéniablement. L’outil Power Point, que je critique vivement dans ce livre constitue  le bras armé d’une nouvelle façon de gouverner, non plus axée sur la concertation démocratique, mais sur l’imposition de mots creux et scientistes, qui font autorité en se substituant à la réflexion et à l’échange. »

http://antropologiabordeaux.wordpress.com/2012/03/06/a-propos-de-somaland-entretien-avec-eric-chauvier/

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s