Le Graduel de Saint-Yrieix

Graduel de Saint-Yrieix (XIes.)

 http://www.solesmes.com/GB/editions/livres.php?cmY9MjIw

Le Graduel de Saint-Yrieix, en usage à l’abbaye Saint-Martial de Limoges, se compose de 204 feuillets de parchemin. Une lacune est à signaler au Propre des Saints pour la période du 28 août au 18 octobre.

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« Malgré l’apparition de livres entièrement notés, les fragments et les notations éparses ne disparaissent pas pour autant et subsistent jusqu’à la fin du Moyen Âge, dans les marges ou les blancs laissés sur le manuscrit. Les neumes diastématiques (comportant des indications de hauteur voire de demi-ton) font leur apparition au XIesiècle, par exemple dans le graduel-tropaire-prosaire de Saint-Yrieix (BnF, lat. 903). Ce manuscrit ne comporte pas encore de clés, mais une organisation spatiale des neumes autour de la ligne de réglure, des indications modales et de demi-ton, ainsi que des guidons qui semblent avoir été ajoutés a posteriori et qui donnent la note de la ligne suivante. La copie simultanée du texte et des neumes était sans doute possible dans certains cas ; la qualité de certaines copies et l’organisation parfaite du texte et de la notation musicale témoignent d’une préparation extrêmement minutieuse des manuscrits. Le cantatorium de Saint-Gall (ms. 359) qui date des environs de 925 est intéressant parce qu’il ne comporte que des répons, des traits et des alleluia, donc des chants de soliste. Les antiennes qui étaient chantées par la schola (petit groupe de chantres) n’y sont pas notées. La typologie de cet ouvrage et d’autres témoigne des personnes (chanteurs solistes ou non) et des fonctions liturgiques auxquels ils étaient destinés. Christelle Cazaux-Kowalski recense les principaux types de livres utilisés : les graduels et les cantatoria pour les chants de la messe, les antiphonaires pour l’office, les tropaires (qui peuvent se décliner en prosaires, prosulaires, séquentiaires), les processionnaux, les missels, les bréviaires, les tonaires. Tous sont des manuscrits liturgiques, sauf les tonaires ; mais les bréviaires et les missels compilent des textes de la messe en plus des chants. Si la notation du rythme n’intervient pas avant le XIIIe siècle, les neumes ne sont évidemment pas exempts d’indications rythmiques ou de phrasé ; les ligatures et l’articulation avec les syllabes permettent par exemple de savoir s’il fallait chanter rapidement ou plus lentement certaines notes ou groupes de notes. »

http://musiconis.blogspot.fr/2012/05/compte-rendu-du-seminaire-du-10-mai.html

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