« Quel occitan pour demain ? »

http://taban.canalblog.com/archives/2012/11/15/25590971.html

 

extrait :

« Ce qui saute d’abord à l’oreille de celles et ceux qui ont eu la chance d’entendre des locuteurs « naturels » dès l’enfance, c’est la perte d’une phonologie et d’une phonétique authentiquement occitanes. « L’occitan, c’est du catalan prononcé avec l’accent français », me disait il y a peu un étudiant aragonais qui venait de participer à un colloque occitaniste[1] ; on aurait tort de n’y voir qu’une boutade : c’est une vérité constatative[2]. Combien de nouveaux locuteurs du languedocien entendons-nous (souvent passés par une Calandreta et les cours du secondaire) qui le prononcent à la française, de l’ouverture des voyelles au déplacement d’accent tonique en passant par la non-assimilation entre deux consonnes à une frontière de mots ou la non-élision des polysyllabes déterminant un nom[3], pour se cantonner à des exemples flagrants. En l’occurrence, ces néo-locuteurs prononcent comme c’est écrit, ce qui signale alors une pédagogie inadaptée car trop basée sur l’écrit[4] et/ou un oral professoral lui-même déjà inauthentique. Quoi qu’il en soit, il est vrai que l’on pourrait appréhender cetteinauthenticité comme un phénomène irréversible, un verdict de l’histoire, auquel il conviendrait – par réalisme – de se résigner. Mais le problème est que la perte de substance ne s’arrête pas là : trop souvent on impose aux apprenants des formes (lexicales, verbales, syntaxiques, etc.) totalement étrangères à leur environnement local et/ou régional[5], quand ce ne sont pas des syntaxes typiquement françaises « 

 

Je regrette de voir disparaître la langue que j’entendais dans ma jeunesse, cette langue dont j’ai conservé bien un tas de « limousinismes ». Mais maintenant, ce me semble trop tard pour espérer que l’ « occitan » ne soit autre chose qu’une langue artificielle.

A Toulouse, mes petits-enfants vont dans une école maternelle publique où il y a possibilité de faire un peu d’occitan. Mais mon fils n’a pas choisi cette option. Et en effet, pourquoi à Toulouse, ne pas apprendre l’espagnol. Vous me direz qu’il y a le catalan. Mais le catalan n’est pas autant parlé dans le monde que l’espagnol. Et une langue c’est d’abord fait pour échanger avec le plus grand nombre. Merci cependant à tous ceux qui tentent de conserver les langues vivantes.

Je suis un peu déçu. Mais mes enfants, mes petits enfants n’ont jamais vécu en Limousin. Et s’ils y avaient vécu, ils n’auraient presque jamais entendu parler « patois ». Alors je comprends tout à fait.

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