1963, Quand l’imprimerie Fabrègue imprimait les lois et règlements de l’Education Nationale

http://www.lesechos.fr/14/08/2002/LesEchos/18718-068-ECH_fabregue-a-bati-sa-reputation-comme—imprimeur-des-mairies–.htm#

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Jean-Pierre, achève sa scolarité. Après une formation aux grandes imprimeries parisiennes, celui-ci revient en 1952 à Saint-Yrieix prendre la direction de la société qui compte alors à peine une trentaine d’employés. Il développe les savoir-faire maison avec notamment l’idée de faire de Fabrègue « l’imprimerie des mairies ». Le slogan est à l’époque très efficace, trop peut-être. Il collera pendant très longtemps à l’entreprise. Jean-Pierre veut aussi se développer vers deux secteurs porteurs : l’éducation et la santé. C’est ainsi qu’en 1962 il réussit à devenir l’imprimeur du recueil des « Lois et règlements de l’Education nationale ».

En 1965, il emporte un important contrat, celui de la comptabilité publique qui souhaite faire personnaliser tous ses imprimés de recouvrement d’impôt. Jean-Pierre devient adjudicataire du tiers de l’activité des imprimés pour la France, un marché de cinq ans qui sera renouvelé plusieurs fois. En 1970, l’entreprise répond à un appel d’offres de la Caisse primaire d’assurance-maladie de Paris qui veut créer une feuille de soins personnalisée pour les médecins. Elle est retenue. L’activité s’envole et, en 1974, une première usine de 3.600 m2 est construite sur les hauteurs de Saint-Yrieix.
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En juillet 1963, avec Jean Gourbat et Bernard Faurel, j’ai eu mon premier travail et ma première feuille de paye en travaillant à l’imprimerie pour mettre ces textes dans des classeurs de couleur bleue, et pour expédier ces textes à la gare vers tous les établissements d’enseignement publics de France et de l’étranger.

Je me souviendrai toujours de la première matinée. Trouvé bien longue. Autant de temps au même poste. Je n’ai jamais plus fait de ridicules réflexions sur le « travail » scolaire ! J’ai remercié la société de me permettre de faire des études.

Et j’ai appris que le papier pouvait couper comme un rasoir. Et le sang sur les lois de l’Educ Nat… on en reparlera en mai 68 (seulement 5 ans après) quand le Canard Enchaîné titrera « l’ensaignement ».

Arrivé à l’Iut de Nantes, j’ai retrouvé ces classeurs à l’IUT et à l’ENSM de Nantes. Je n’étais pas peu fier ! Et sur les documents de la mairie de Nantes, je retrouvais aussi le nom de l’imprimerie Fabrègue.

Avec cette première paye, je me suis acheté un vélo-solex… qui m’a permis d’avoir mon deuxième travail d’été. C’était au CEL (Centre d’Economie du Limousin) dirigé par Guy Chambon (professeur d’économie à la fac de Limoges, au Présidial). J’allais chaque jour à Limoges en auto-stop. Me faisais arrêter au niveau du Carmel avant l’entrée de Nantes et y récupérais mon solex dans le fossé. Le soir, j’y déposais mon solex. J’étais alors sur la route de St-Yrieix et je n’attendais pas longtemps un automobiliste bienveillant.

Plus tard ce fut avec B. Faurel, un travail pour la société qui mesurait la route entre Limoges et Saint-Yrieix pour installer la ligne du téléphone. J’étais aide-piqueteur i.e. que je tirais la chaîne d’arpenteur. Occasion pour trouver des champignons et mon premier Oronge des Césars !

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