Je me souviens de la psyché de mon enfance

Longtemps je n’ai pas su l’origine de ce terme. Il y avait une psyché à la maison.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Psych%C3%A9_(meuble)

J’y repense en lisant « Les amours de Psyché » de a Fontaine.

http://www.lafontaine.net/lesPoemes/affichePoeme.php?id=34

Pour moi, la psyché était synonyme de dragées et de lait concentré Nestlé. En effet, sous la psyché se trouvaient des tiroirs dans lesquels ma mère mettait les cornets et boites de dragées qui lui étaient offerts suite aux accouchements qu’elle effectuait à la maternité de St-Yrieix, et les tubes de laits que lui donnait Nestlé. Ces tubes étaient conservés pour le mois d’août quand nous partions en vacances sur le bassin d’Arcachon. Mais quel plaisir que de chiper un peu de cette confiture…quant aux dragées,..il m’était bien difficile de résister à les croquer pour atteindre l’amande. Si j’avais eu des dons littéraires, peut-être que j’aurais pu alors commencer une carrière dans les lettres.

Mon expert en littérature m’écrit sur Les amours de Psyché :

« Etudié en licence ! C’est la toute première veine érotique de La Fontaine. On n’en sort pas…
Son plus beau texte, hors Fables, reste tout de même Le Songe de Vaux, texte fascinant où il joue cartes sur table (du point de vue politique ET littéraire), et cède à sa tendance naturelle à faire de la prose en vers (le vers de La Fontaine est en réalité une prose déguisée mimant la conversation, c’est fascinant à voir fonctionner, et c’est ce qui donne l’aspect « comptine » très sensible quand on oralise les Fables). Songe politique composé pour faire plaisir à son protecteur le surintendant Fouquet, qui entraîna La Fontaine dans sa disgrâce : voir le tableau La Chambre du Sublime, où Louis XIV fait représenter La Fontaine en… tout petit, petit, petit – à côté du GRAND RACINE, qui fut l’ami intime du roi, et dont l’œuvre va bien davantage dans le sens de la promotion de l’Absolutisme monarchique.

Il te faut lire son VOYAGE EN LIMOUSIN !!! Il est dans l’édition de La Petite Vermillon. Où l’on découvre, c’est absolument charmant et si rare en littérature, MADAME La Fontaine, et l’on mesure à quel point elle fut aimée. J’espère qu’elle s’en rendait compte. »

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