Apprentissage de l’occitan en classe maternelle à Toulouse

J’apprends que ma petite-fille commence à connaître un peu d’occitan, appris en dernière année d’école maternelle. Ce qui fait qu’elle peut parler le français, le thaï et un peu d’occitan.

http://www.ladepeche.fr/article/2010/09/03/899552-l-occitan-gagne-du-terrain-dans-les-ecoles-toulousaines.html

http://pedagogie.ac-toulouse.fr/langues-vivantes/spip.php?article1076

Tout le monde n’est pas d’accord avec ces classes d’occitan

http://www.ladepeche.fr/article/2015/02/11/2047370-manif-contre-la-classe-bilingue-occitan.html

Nous recopions intégralement l’article de La Dépêche (nous dépassons là le droit à la copie de courts extraits !) car il pose bien la question.

 »

À ce moment de notre histoire où le sauvetage de notre patrimoine culturel occitan, et, plus largement, des cultures minorisées semble faire consensus, il n’est pas banal de rencontrer une manifestation contre l’ouverture d’une classe bilingue français/occitan. Et, en marge de l’inauguration de la toute nouvelle école de Cambon, c’est avec vigueur que de nombreux parents brandissaient banderoles et arguments dont devraient se délecter les plus Jacobins de nos concitoyens. «Non à l’occitan qui divise», «la même éducation pour tous!», «l’occitan, langue européenne?», et un rappel de l’affirmation du président de la République au cours de sa conférence de presse «maîtrise du français dès la maternelle». Christophe Fabriès , porte-parole de ces parents d’élèves «ce projet d’implantation de classe bilingue a été repoussé par le conseil d’école où personne n’a voté pour, et l’académie revient à la charge cette année!», il poursuit «on aime bien l’occitan (!), mais pas pour le parler dans l’école de la République!».

Hiérarchisation des langues

À la question posée :» Et si on vous avait proposé l’ouverture d’une classe bilingue anglais?» «Voilà qui aurait été intéressant!». Affirmant encore que l’apprentissage de l’occitan «développerait du communautarisme régional» ou encore «veut-on l’unité nationale ou le repli sur soi», Christophe Fabriès et les autres parents d’élèves soulèvent une question qui traverse le champ des idées. Car ces réponses révèlent la pression utilitariste des matières choisies dès la petite enfance : mon enfant aura plus de chances dans sa vie professionnelle s’il apprend l’anglais ou une autre «grande» langue; et il pose la vieille crainte du déchirement du tissu national, l’affirmation constitutionnelle du français, seule langue de la République, alors qu’à nos portes les Espagnols viennent d’accorder des droits pleins et entiers à l’occitan Aranais qui concerne. 10 000 locuteurs! Certains affirment que la diversité linguistique est aussi précieuse et vitale que la diversité des espèces,et est un rempart contre l’uniformité, d’autres sont indifférents à la disparition à brève échéance de 90% des langues du Monde et ne voient à cela pas la moindre raison de s’inquiéter. »

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