Je me souviens de la « trompette » d’Adolphe Pinard

Elle était dans la valise de sage-femme de ma mère. Si je ne me trompe elle était en bois. Une trompette en bois ??

 » Divers modèles de stéthoscopes obstétrical virent alors le jour, pour aboutir vers 1880-1890 à la classique  » trompette  » d’Adolphe Pinard (1844-1934), accoucheur parisien renommé dont le nom reste attaché à une manœuvre destinée à faciliter l’extraction d’un fœtus en présentation du siège (manœuvre dite de  » Mantel-Pinard « ). Malgré la mise au point du stéthoscope biauriculaire classique, la trompette, plus performante à cet égard, resta le moyen de surveillance du fœtus le plus universellement utilisé jusqu’ à la mise au point et la diffusion dans les années 1970-1980 d’appareillages électroniques destinées à l’enregistrement du rythme cardiaque fœtal et des contractions utérines ou « monitorage cardio-tocographique »..  »

Histoire de naître, F. Leroy, page 310

 » La surveillance continue du rythme cardiaque fœtal témoigne de la préoccupation d’une approche plus rationnelle du bien-être fœtal rejetant la sympathique trompette de l’accoucheur aux musées  » René Frydman

http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-la-fabuleuse-histoire-recente-de-la-gynecologie-obstetrique-24826.php

en voir ci :

http://chezdidier.skyrock.com/tags/fvEB0IqXMta-Stethoscope.html

Il était en bois comme le stéthoscope de Laennec tel qu’on peut le voir exposé à la fac à Nantes

https://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9thoscope

http://design-produit.net/portfolio/origine-invention-stethoscope/

L’intérêt de la trompette (article de la Revue du Praticien) :

L’auscultation obstétricale au XIXe siècle en France
Sylvie Arnaud-Lesot le 30-11-05

Mieux entendre les bruits fœtaux, ménager la pudeur des femmes et ne pas subir leur malpropreté… Autant d’avantages qui expliquent le succès du stéthoscope obstétrical à partir des années 1830.

Au début du XIXe siècle, apparut en France un nouveau mode d’exploration clinique de la femme enceinte : l’auscultation de son abdomen. Deux questions se posèrent d’emblée quant à sa pratique: fallait-il ausculter avec l’oreille seule ou « armée » du stéthoscope ? fallait-il ausculter la femme couverte ou « dépouillée » de ses vêtements ? La recherche d’une meilleure perception des bruits intra-utérins ne fut pas le seul guide des accoucheurs dans leurs choix. La préférence accordée au stéthoscope se justifiait aussi, et peut-être même surtout, par le désagrément, tant pour l’accoucheur que pour sa patiente, de l’auscultation immédiate (c’est-à-dire l’oreille directement appliquée contre l’abdomen). Par ailleurs, les bruits gênants produits par le frottement de la barbe ou des cheveux lors de l’auscultation immédiate, ou du stéthoscope sur les vêtements recouvrant l’abdomen de la patiente, décidaient peu de praticiens à ausculter « à nu ».

http://www.larevuedupraticien.fr/histoire-de-la-medecine/l%E2%80%99auscultation-obstetricale-au-xixe-siecle-en-france

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s