Ostensions : Saint Poulifar (Saint Walfroy) et Saint Yrieix

 » Une délégation du prieuré de Saint-Walfroy (Saint Poulifar) des Ardennes, disciple d’Arédius, sera aussi présente pour la première fois. »

http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/departement/haute-vienne/saint-yrieix/2016/03/24/le-coup-denvoi-a-ete-donne-le-week-end-dernier-avec-la-benediction-du-drapeau_11840567.html

A Saint-Yrieix (à la Rochette) existe une fontaine Poulifar

Voici ce qu’on peut lire sur le site que nous vous conseillons :

http://www.memoiresaintyrieix.net/images/f08vpoulifarjulienbrochure_44.pdf

« Le vocable de Poulifar, ou encore Poulifer, attaché à cette fontaine, est intéressant au moins à deux titres, d’abord par ce qu’il nous dit de l’évolution du nom depuis le VIème siècle, ensuite par ce qu’il nous révèle de la personnalité singulière de celui qui le portait. On sait que le langage évolue avec le temps, entre autres raisons parce que les transmissions de prononciation sont sujettes à accidents. C’est ainsi qu’on est passé depuis le VIème siècle. d’ »Arédius » à « Yrieix ». Une publication de 1903 de l’abbé Arbellot (1) historien limousin arédien, nous dit qu’à l’origine de Poulifar/Poulifer, existaient en dialecte local, les vocables de Ulfroi ou Vulfroi ou encore Ulfilaïc. Mais si l’on se tourne vers l’explication la plus assurée dans ce domaine, celle fournie par Grégoire de Tours (vers 538-586) dans son Histoire des Francs, on découvre que le vrai nom était Walfroy, très proche, on le voit, du Vulfroi de l’abbé Arbellot. Grégoire de Tours, contemporain de Walfroy, avait rencontré celui-ci dans les Ardennes. Pour l’essentiel, voici ce qu’il nous dit de ce personnage : Walfroy, d’origine lombarde, s’était attaché à Arédius. Il l’avait suivi dans son pèlerinage à SaintMartin-de-Tours puis dans son monastère d’Attane. Plus tard, sur les conseils d’Arédius, il était parti s’installer dans la partie ardennaise du territoire de Trèves. Cette ville était chère à son maître car il y avait reçu un appel déterminant à la vie religieuse alors qu’une belle carrière s’offrait à lui à la cour d’Austrasie, à Metz. Arédius, en effet, par son lignage pouvait prétendre à de hautes fonctions auprès du roi d’Austrasie, Théodebert, petit-fils de Clovis, dont le Limousin dépendait à ce moment-là. Grégoire de Tours nous dit que, sur ce vieux territoire romain de Trèves, Walfroy avait aménagé une colonne au sommet de laquelle il aimait prier. Par cette démarche singulière, il rejoignait certains ermites d’Orient qui organisaient des oratoires sur des colonnades ou des portiques romains ruinés. Pour cette raison, on les appelait des  » Stylites », du grec « Stylos » (colonne). Ils faisaient monter les prières et les chants de louange du christianisme naissant sur les ruines les plus emblématiques de la Rome païenne qui avait conduit le Christ à la mort. Walfroy est le seul « stylite » connu de l’Occident chrétien. Il existe un mont Saint Walfroy dans les Ardennes. »

Robert JULLIEN, Dominique. ROUSSEAU et Jean ROY

voir aussi :

http://juillardies.free.fr/uploads/Walfroy/St%20W%202015.pdf

http://www.ostensions-limousines.fr/index.php/saint-yrieix-saints

https://fr.wikipedia.org/wiki/Walfroy_le_Stylite

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Saint-Walfroy

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