Je me souviens d’ « Une fleur au chapeau, à la bouche une chanson… »

Cette chanson devait être chantée au patro à St-Yrieix dans les années 50-60.

Une fleur au chapeau,
A la bouche une chanson,
Un coeur joyeux et sincère,
Et c’est tout ce qu’il faut
A nous autres bons garçons
(variantes : à nous filles et garçons ; à nous autres gais lurons)
Pour aller au bout de la terre.


1er couplet

Vous qui nous regardez passer
Sous le soleil ou sous l’orage,
Peut-être bien que vous pensez
Que nous avons bien du courage
Pour ainsi nous harasser
A courir, le long des routes.
Vous ne savez ce que c’est,
Vous n’aurez jamais sans doute…


Refrain

2e couplet

Ah comme nous serions heureux,
Si nous pouvions, la vie entière,
Courir par les chemins poudreux (ou ombreux)
Ou sur les routes familières
Depuis les sommets neigeux
Jusqu’au bord des mers profondes.
A travers nos cris joyeux,
Nous dirions au vaste monde :


Refrain

3e couplet

Hélas il n’en est pas ainsi,
Et notre tâche est plus aride.
Mais il y faut du coeur aussi,
Il faut aussi des bras solides
Pour combattre sans merci
La laideur et la paresse.
A travers luttes et soucis,
Il nous faut garder sans cesse :


Refrain

J’apprends qu’elle a été publiée en 1939

https://fr.scoutwiki.org/La_Fleur_au_chapeau

Son auteur est William Lemit

https://fr.scoutwiki.org/William_Lemit

Il semble que ce fut le chant des « Compagnons de France ».

Bien peu de choses sur les « Compagnons de France » sur la Toile.

http://www.tournemire.net/compagno.htm

http://www.tournemire.net/giolitto.htm

http://www.tournemire.net/Cotillon.html

Ce texte m’a amené à Maurice Clavel (« Messieurs les censeurs bonsoir ! »)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Clavel

à Hubert Beuve-Méry

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hubert_Beuve-M%C3%A9ry

dont j’ignorais le CV quand, suite à un des premiers cours de fac, je me suis abonné au Monde

« 

En 1940-1941, Hubert Beuve-Méry participe, comme directeur des études, aux activités de l’École des cadres d’Uriage, une école de cadres créée par le régime de Vichy, pour fournir des cadres aux chantiers de jeunesse. Dans un article intitulé « Révolutions nationales, révolution humaine », publié dans Esprit en 1941, Beuve-Méry déclare : « Il faut à la révolution un chef, des cadres, des troupes, une foi, ou un mythe. La Révolution nationale a son chef et, grâce à lui, les grandes lignes de sa doctrine. Mais elle cherche ses cadres ».

Lorsque l’École des cadres d’Uriage est fermée par Pierre Laval en décembre 1942, une partie de ses animateurs, dont Beuve-Méry par la suite, s’engagent dans la Résistance. Il participe aux combats de la Libération avec le maquis du Tarn. En 1943-1944, il est lieutenant dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI).

À la veille du débarquement de Normandie, en 1944, Beuve-Méry écrit : « Les Américains constituent un réel danger pour la France […]. Les Américains peuvent arrêter une révolution nécessaire, et leur matérialisme n’a pas la grandeur tragique du matérialisme des régimes totalitaires »5.

En octobre 1944, Hubert Beuve-Méry est rédacteur en chef de l’hebdomadaire Temps présent quand il est appelé par le général de Gaulle à créer, avec l’aide du gouvernement français, un quotidien de référence pour remplacer le quotidien Le Temps1 qui, victime de l’ordonnance du 30 septembre 1944 sur les titres ayant paru sous l’occupation de la France par l’Allemagne, a vu ses locaux situés 5 rue des Italiens réquisitionnés et son matériel saisi. C’est ainsi que naît Le Monde, bénéficiaire de cette confiscation, dont le premier numéro sort le 18 décembre 1944 (daté du 19), dont il est le directeur. Il a également fondé Le Monde diplomatique en 19541. »

Comme quoi, en politique, nihil novi sub sole

Les Compagnons de la chanson en sont issus

https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Compagnons_de_la_chanson

« Issus d’un groupe connu sous le nom des Compagnons de la Musique, un ensemble de jeunes gens issus des Compagnons de France créé par Louis Liébard en 1941, ils deviennent les Compagnons de la chanson en février 1946. Le groupe compte à l’origine neuf membres, puis huit (Paul Catrin, le neuvième élément pressenti, ayant choisi de ne pas quitter la formation de leur mentor et formateur Louis Liébard). »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Compagnons_de_la_Musique

https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Li%C3%A9bard

P.S.

On m’écrit une belle histoire :

« J’ai du chanter ça, assez rarement, en colo.
Mais lorsque j’étais en maternelle, tu n’étais peut être pas encore né, la mode était aux plumes sur les chapeaux des dames. Parfois aussi des fleurs, des cerises tout aussi artificielles.
Mais ce jour là c’étaient des plumes, surement naturelles.
La maitresse m’avait mis au coin. Je ne sais plus le crime qui m’avait valu cette punition.
Le coin c’était contre le porte manteau de la maitresse.
Quelle idée avait-elle eu d’accrocher son chapeau à ma portée de tout petit ? Te souviens tu, les portemanteaux avaient à cette époque des rangées hautes de crochets et des basses ?
Devant mon nez, le chapeau de la maitresse et ses plumes. Je les trouvais jolies, le couleurs étaient vives, je les ai cueillies l’une après l’autre avant que la maitresse ne s’en rende compte. Il n’y avait aucune malice de ma part, c’étaient pour moi comme des jolies fleurs à cueillir.
Je me rappelle la stupéfaction navrée de la maitresse, je ne me souviens pas qu’elle ait aggravé la punition, il me semble qu’elle ne m’a jamais remis au coin.

Elle s’appelait mademoiselle Ardillier »

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