Je me souviens de mes premiers Anglais

Je devais être en sixième ou en cinquième. Un jour un groupe de jeunes Anglais est passé à vélo dans la rue du marché à St-Yrieix. Ce devait être pendant leurs vacances de Pâques. Epoque où des équipes de rugby d’universités britanniques venaient jouer en Périgord.

Nous avons tenté de leur dire quelques mots en anglais. Ils n’ont rien compris. Je suis d’une époque où l’enseignement d’anglais n’était pas au « top » ! Je pense que, de la sixième à la terminale, je n’ai pas dû parler plus de 20 minutes en langue anglaise.

Lors de mon premier séjour au Royaume-Uni je n’ai pas été foutu de dicter au téléphone mon numéro de téléphone. C’est que par exemple, on ne dit pas « zéro » mais « O ».

Je me souviens aussi de la deuxième fois.où j’ai pu discuter avec des Anglais. C’était à Jallendrieu dans le Cantal, le bout du monde, chez Claude. Un jour, un jeune Anglais a frappé au carreau. Il s’était perdu et avait perdu son camarade. Nous l’avons hébergé. Le lendemain, venant de la direction du « bois des gardes » à la Crégut, son copain est arrivé. Et ils se sont rencontrés comme s’ils ne s’étaient pas perdus. Le flegme britannique, nous sommes-nous dit. On a pensé à la rencontre de Stanley et Livingstone. On a les aventures qu’on peut !

https://fr.wikipedia.org/wiki/David_Livingstone

 

Je ne rêve pas, le « Bois des gardes » existe bien. Voici ce que je lis dans La Montagne :

http://www.lamontagne.fr/bourboule/loisirs/2014/08/02/degliseneuve-dentraigues-a-picherande-des-lacs-jusqua-plus-soif-etales-sur-quelque-40-kilometres_11100629.html

« Suit un chemin empierré qui aboutit à la retenue de la Crégut. La sixième étape du GR® 30 met un orteil dans le Cantal. Je longe avec exaltation le lac artificiel jusqu’au bois des Gardes où est assoupi le lac du Tact. Je me reconnais en son miroir. Sans fausse modestie, je m’y attendais un peu… »

et sur

https://www.cantalpassion.com/avant-1900/3683-deribier-topographie-cantal.html?showall=&start=4

 » dans l’Artense cantalien , il en est un, peut-être ignoré, qui ne leur cède pas en grandeur et en rêveuse poésie; nous entendons parler du lac de la Crégut. Il est situé sur les limites de la commune de Trémouille. Des miniatures de collines le bordent à l’occident ; les fleurs de leurs bruyères étendent jusqu’à ses grèves leur réseau de carmen, et dans ce tapis moelleux vient nicher la perdrix. Au revers opposé, le bois des Gardes monte comme un large amphithéâtre; les sapins entremêlés à ses hêtres, lustrent ce massif de verdure et pyramident sur ses contours. Vers le fond du lac , fuit doucement un humble défilé baigné par une source. Dans cet encadrement d’une gracieuse simplicité dort une nappe d’eau merveilleusement limpide; le trait le plus pur cisèle ses bords. Un petit écueil les relève à l’Orient, et sur la pierre grise de cet écueil, des martins-bleus viennent parfois reposer leurs ailes d’azur. Nul bruit, d’ailleurs, n’interrompt le silence du lieu, hors le murmure d’une cascade à la sortie du lac, le frémissement du feuillage dans le bois , ou peut-être le cri subit d’un courli qui s’envole des mousses du rivage. »

Alors avant de faire mes voyages en stop y c aux USA, j’ai profité d’un étudiant de Sup de Co de Poitiers, pour aller en clandestin dans leur labo de langue pour faire de l’anglais oral. A la fac, nous, pendant 4 ans, nous n’avions pas d’enseignement d’anglais.

Et dire que plus tard, j’apprendrai par les profs d’anglais à l’IUT que les étudiants séchaient le labo de langue !

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