Arédiens, ne perdez pas la soif de connaissance !

Voici un article que j’ai publié sur un autre blog en février 2008. On est en 2017.

« Americans Lose Their Thirst for Knowledge »

Un papier dans The New York Times, Le Monde du 23 février 08.

Nos conseillers, journalistes, responsables non coupables, décideurs, politiques, clercs démissionnaires, lisent-ils ? ne savent-ils pas lire l’anglais ?, nous cachent-ils tout ? Veulent-ils tous faire une carrière politique ? etc etc.

Extraits :

– « a general hostility to knowledge »
– « intellectuals have been mocked and dismissed throught American history »
– « But now, something different is happening: anti-intellectualism (the attitude that « too much learning can be a dangerous thing ») and anti-rationalism (« the idea that there is no such things as evidence or fact, just opinion ») have fused in a particularly insidious way. »
– « Not only are citizens ignorant about essential scientific, civic and cultural knowledge, but they also don’t think it matters ».
– « Although people are going to school more and more years, there’s no evidence that they know more. »

Souvenez-vous dans les années 80, le terme « intello » devenait une insulte en France.
Un ancien collègue, il y a pas mal de temps me racontait sa visite en Californie lors de la remise des diplômes dans une université où était inscrit son fils.
Pour les enseignements de droit, d’économie, les étudiants étaient, dans leur très grande majorité, ce que certains appelleraient des « Américains de souche » (vous avez compris, des blancs citoyens des USA et descendants d’Européens ).
Pour les enseignements de sciences et technologie, les étudiants étaient , dans leur très grande majorité, des étudiants venus d’Europe et du reste du monde.
https://www.senat.fr/rap/r99-388/r99-3881.html
Et cet extrait d’un article de l’Huma de 98 :

« Une des raisons de cette pénurie de personnel qualifié tient à la formation. Entre 1986 et 1994, le nombre de diplômés en mathématiques et en informatique dans les universités américaines a reculé de 43%! Dans le même temps, de plus en plus de ces mêmes diplômés étaient des étudiants étrangers, ce qui explique donc leur recrutement par les entreprises américaines. Selon une étude publiée par la National Science Foundation, 30% des ingénieurs et scientifiques titulaires d’un doctorat et qui travaillent dans la recherche et le développement aux Etats-Unis sont d’origine étrangère.

Ces chiffres ont fait bondir nombre de représentants politiques qui ont accusé les entreprises américaines de recruter en priorité des diplômés étrangers et de les payer moins. « Ces accusations sont infondées, réplique Amy Callahan de l’ITAA, car pour recruter, les entreprises sont obligées d’obtenir un visa de travail. Et ce visa impose de payer les ingénieurs étrangers au même salaire que les nationaux. De plus, ce sont les entreprises qui prennent en charge les frais de visa et de déménagement des ingénieurs. Donc recruter des employés étrangers coûte plus cher aux entreprises. Et ce qu’il faut comprendre, c’est qu’avec la mondialisation de l’économie et l’essor des nouvelles technologies, si les entreprises ne trouvent pas à recruter sur le sol américain, elles ouvriront des bureaux ailleurs, au détriment de l’emploi aux Etats-Unis. »

http://www.humanite.fr/node/179639

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