Je me souviens de « Chie dur, chie mou, mais chie dans le trou »

Ce que me disait mon père quand j’allais aux cabinets. Les cabinets étaient  » à la turque » comme le rondeau.

Et des gros dégueulasses faisaient à côté du trou. Et vous risquiez alors de mettre les pieds dans la merde (la merda), cette production des animaux que nous sommes.

Maintenant, on ne fait plus attention à l’hygiène. Il y a de moins en moins de cabinets (los cabins, los chiadors) à la turc (je vois que l’on doit écrire « à la turque »). Vous posez votre cul sur un siège où fourmillent des tas de bestioles. D’ailleurs, dans notre monde moderne 3.0, la gastro est devenue la maladie à la mode. Ecoutez ce qui se dit chez votre boulanger.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Toilettes_%C3%A0_la_turque

Ça c’est la version moderne ! Dans les trains de première classe en Inde, vous disposez d’une casserole attachée à une chaîne pour nettoyer avec de l’eau.

A Saint-Yrieix, au dessus du Couchou, je me souviens des chiottes avec leur trou au diamètre bien calculé qui permettait un écoulement garanti rapide. Et il n’y avait pas toujours un signal sonore pour se mettre aux abris.

https://saintyrieixlaperche.wordpress.com/2014/11/20/du-temps-ou-le-couchou-etait-surplombe-par-des-chiottes/

A la colo de l’Ile d’Aix, les cabinets dataient de Napoléon. Les colons en avaient peur. Et les moniteurs angoissaient. Il y avait eu des cas de péritonite aiguë. En cas de mauvais temps, l’hélico pouvait se faire attendre.

Une question que s’est posée aussi Arthur Miller, celui qui a écrit des choses si aimables sur la Dordogne, pourquoi des et non un cabinet ?

http://lefenetrou.blogspot.fr/2014/07/pourquoi-dit-on-les-cabinets-et-non-le.html

On peut aussi poser la question pour l’école primaire de St-Yrieix. On disait « les casernes » au lieu de « la caserne ».

En Belgique, on dit « la toilette » et non « les toilettes » comme en France. Et on sait pourquoi :

http://lefenetrou.blogspot.fr/2011/06/la-toilette-ou-les-toilettes-belges-vs.html

En 1969, j’ai découvert qu’à Paris, en plein quartier latin, des gens vivaient dans des appartements sans cabinet. Les cabins étaient dans la cage d’escalier.

Paris, ville lumière ! tu parles ! oc plan !

En Chine, dans les années 80, j’ai vu des chiottes, un trou dans des planches. Au-dessous, le cochon qui mangeait ce qui tombait. Les Chinois, l’économie circulaire, ils connaissaient. « et bene pendentes »…il valait mieux faire attention. Le cochon est carnivore. Ça ne donnait pas des cochons appétissant si j’en jugeais par les carcasses que je voyais portées sur des vélos.

Et un peu plus loin, des dames qui avec leur chinois, lavaient le riz dans le ruisseau qui collectait….

« transmigration métabolique »

http://lefenetrou.blogspot.fr/2009/01/echange-une-pissotire-contre-un.html

Mais, nous connaissions aussi le progrès dans les années 40-50. On avait des seaux hygiéniques ! et de l’eau de Javel.

Quant au papier « torcheculatif » comme disait Rabelais dans ses propos,

https://danstasalledebain.wordpress.com/2015/10/06/8-conseils-de-rabelais-pour-bien-se-torcher-les-fesses/

il fut pendant longtemps fait de Courrier du Centre, d’Echo du Centre ou du Populaire du Centre. On le lisait, on se torchait. La Presse ne s’en trouvait pas plus mal. Voyez aujourd’hui.

 

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