Journal historique de Pierre de Jarrige, viguier de la ville de Saint-Yrieix (1560-1574)

On m’écrit :

« Lisant hier le nouveau Que-sais-je ?, excellent, de Nicolas Le Roux, sur
les guerres de religion, j’ai vu que St Yrieix était un important théâtre
d’affrontements entre catholiques et protestants. Il cite le nom du juge
de St. Y., qui a consigné les événements : Pierre de Jarrigue. »

Les guerres de Religion

Résumé

Au début du XVIe siècle, certains chrétiens, « protestant » contre ce qu’ils considèrent comme des abus de Rome, ébranlent l’unité de l’Église. De ce conflit théologique découle une crise politique sans précédent, dont les guerres de Religion sont la traduction sanglante.
Complots, attentats, massacres, guerre des mots et des images… De la mort d’Henri II à la signature de l’édit de Nantes, c’est cette histoire, douloureuse mais féconde sur le plan des idées politiques, que Nicolas Le Roux raconte avec verve, mettant au jour le rôle crucial que cette période troublée a joué dans le renforcement du pouvoir royal et dans l’avènement de la modernité.
Pour les contemporains, une question s’est posée, qui n’a rien perdu de son actualité : le politique est-il un rempart suffisant contre les guerres menées au nom de la religion ?

 

Un nom que je connais bien ! J’ai passé une bonne partie de ma jeunesse arédienne dans la maison des Jarrige, place du Moustier à St-Yrieix !

https://saintyrieixlaperche.wordpress.com/2014/11/28/saint-yrieix-la-maison-jarrige-de-la-morelie-le-juge-rousseau-et-laffaire-trognon/

Gallica nous offre le

Journal historique de Pierre de Jarrige, viguier de la ville de Saint-Yrieix (1560-1574) / continué par Pardoux de Jarrige, son fils, (1574-1591) ; annoté et publié aux frais et par les soins de leur arrière-petit-neveu hy. B. de Montégut

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5658056p/texteBrut

Et Google (livre numérique gratuit, de la version qui est à la British Library)  n’est pas en reste :

https://books.google.fr/books/about/Journal_historique_de_Pierre_de_Jarrige.html?id=UhFbAAAAcAAJ&redir_esc=y

Couverture

extraits

« A la prise de Saint-Yrieix, le ll juin, les protestants saccagent, pillent toutes les églises; sur cinq, ils en renversent complètement quatre, »

« Le premier magistrat de la cité, surpris dans .son sommeil, peut à grand’peine s’échapper à peine vêtu et en chemise. Quelque temps après, au moment de rentrer dans la ville, il est fait prisonnier et obligé de payer, sous peine de la vie, 590 livres de rançon

 

« Trois ans plus tard, il l’envoie (son fils Pardoux ) à Poitiers continuer ses études, et telle était s.\ sollicitude paternelle qu’il le fait accompagner d’un précepteur, chose à peine usitée en ce temps-là par les plus grands seigneurs ! »

 »

Pendant onze années, P. de Jarrige avait rempli la charge de Viguier. Depuis quatorze ans, il mentionnait dans son journal les principaux événements de son temps. Il avait traversé quatre grandes guerres civiles suivies de paix éphémères, raconté six batailles rangées où le sang-français avait coulé à flots. Et cependant l’avenir en réservait bien davantage à son fils. Les fureurs de la Ligue allaient succéder aux horreurs de la Saint-Barthélémy, le règne d’Henri III à celui de Charles IX, c’est-à-dire seize années des plus désastreuses de notre histoire, Voyons comment son fils va nous les raconter.

Pardoux de Jarrige naquit comme son père à Saint-Yrieix (26 janvier 1561). Il n’avait que treize ans à sa mort, et ses études tant « es lettres grecques que latines » -furent forcément interrompues. A l’Age de dix-huit ans, il perdait sa mère, Françoise du Breuilh. Désormais doublement orphelin et privé de famille, Pardoux, après avoir été élevé dans le milieu que nous connaissons, ne devait pas tarder à chercher à s’en créer une nouvelle. C’est ce qu’il fit en épousant, à peine âgé de vingt et un ans, Françoise du Garreau, issue de l’une des plus anciennes familles du pays et liée à la plus noble entre toutes, celle de La Foucaudîe; aussi Pardoux, qui entre autres vertus ne paraît pas avoir hérité de la modestie de son père, a bien soin de mentionner parmi les témoins de ses fiançailles, au premier rang, noble homme Jacques de La Foucaudie,  oncle de sa future, puis tous les magistrats composant la cour royale du commun pariage de Saint-Yrieix, notamment son oncle, le Viguier Pierre de Mallevergne ; la famille proprement dite est reléguée à la fin. C’est en quelque sorte contraint et forcé que Pardoux mentionne la présence de ses oncles et cousins germains, notamment Pierre de Jarrige, pour lequel il ne paraît jamais avoir eu une bien vive affection  »

« Plus tard, comme pour Marquet Lafon, Pardoux nous fait bien connaître qu’il n’oublie pas; il mentionne parmi les traîtres ayant livré la ville aux ligueurs le fils de ce même Yrieix Mazeau, qui, non content d’avoir été boucher, notaire, marchand, chanoisne, chantre et prêtre, avait été encore marié et père même d’une assez nombreuse postérité qui doit encore habiter à Saint-Yrieix ou aux environs. »

 » Qu’on en juge par l’ordonnance suivante du Parlement de Bordeaux, en date  de février 1571. (Saint-Yrieix en relevait). Le Parlement, qui se mêlait un peu de tout, même des choses qui n’étaient pas de son ressort, interdit aux femmes des marchands, ainsi qu’a celles des huissiers et procureur, « de porter chaperon de velours, robes de soye ni cotillons,  non plus que  de grandes fraises à leur collet de plus do quatre doigts de hauteur, de coiffer leurs enfants  de chaperons en velours, satin, damas ou taffetas,  ni de mettre à leurs vêtements « des passementeries d’argent ou d’or, » toutes choses réservées aux femmes des officiers du roy et avocats de la cour.  »

 »

Pendant trois siècles, nous voyons la même famille jouer un rôle tout prépondérant à Saint-Yrieix. En combinant les archives des Jarrige avec celles des La Foucaudie, des Gentils, Chouly et du Garreau, je n’hésite pas à penser que l’on reconstruirait l’histoire tout entière de Saint-Yrieix,

Tous ces noms sont aujourd’hui éteints, à l’exception de deux. Après la mort si touchante et si sainte du dernier abbé doyen de Saint-Yrieix, Pierre de Jarrige de La Morelie (1707/1791), l’on vit encore à la tête du clergé de Saint-Yrieix pendant plus do trente ans le vénérable archiprètre Yrieix de La Morelie des Biards, le dernier de son nom avec ses deux neveux Charles et Jean-Baptiste de La Morelie. Commencée par les dignités du clergé et les charges de magistrature, cette famille devait finir comme elle avait débuté . Encore aujourd’hui, ayant une partie des prérogatives des anciens Viguiers, un magistrat comme nous, leur arrière-neveu  »

Nous renvoyons le lecteur au texte cité.

 

  • Né 10 Decembre 1558 à PAYZAC 24
  • Décédé 3 Juillet 1624 à PAYZAC 24 , à l’âge de 65 ans
  • Avocat en Parlement,
    Conseiller du Roi et son trésorier général des Finances en la généralité de Limoges,
    Juge viguier de la cour royale de Saint-Yrieix
  • passe son enfance au milieu des horreurs des guerres de Religion auxquelles s’ajoute la peste de 1563.

    Fidèle à Henri III, puis à Henri IV, il joua un rôle considérable dans sa province. En récompense de ses services, il reçut de Louis XIII à Paris en janvier 1613 des lettres de noblesse pour lui et ses descendants, lui permettant de se titrer « seigneur de Lamorélie », nom de sa terre en Payzac (Dordogne).

http://dechav.free.fr/fiche.php?sosa=13836

http://visites.aquitaine.fr/chateau-de-la-morelie

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s