» La grande ciguë comme la « limousine » des médications anticancéreuses »

Ayant sorti mon petit livre sur les plantes de montagne, je me pose la question de la ciguë que je ne sais distinguer (mais maintenant, je dois pouvoir).

Et je lis dans Wikipedia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_cigu%C3%AB

« De récentes recherches en Ontario (Canada)[Lesquelles ?] tendent à présenter la grande ciguë comme la « limousine » des médications anticancéreuses. »

Je ne sais comme interpréter limousine. Qui sait ?

Peut-être référence aux « limos » (limousines), les très longues voitures américaines des USA.  La grande ciguë serait donc le « must » (car de nos jours faut mettre de l’ingliche partout pour ne pas faire ringard) des médications anticancéreuses.

Ceci dit, une fois la ciguë avalée, on n’a plus à se soucier du cancer.

Nota : nous n’avons pas trouvé sur la Toile de publication scientifique sur le sujet.

Si vous êtes en chimie d’un niveau supérieur à celui de terminale en 1964, vous pouvez lire :

http://www.faidherbe.org/site/cours/dupuis/amind.htm

Un article conseillé

http://forums.futura-sciences.com/sante-medecine-generale/695-plantes-medicinales.html

 

Voici le début :

 

« En 1993, il y a juste dix ans, le professeur Jean-Louis Vanherweghem, de l’hôpital Erasme de Bruxelles, s’étonnait de voir arriver dans son service de néphrologie réputé des femmes victimes d’atteintes rénales graves, dont le nombre devait en quelques années dépasser la centaine (110 cas recensés aujourd’hui en Belgique). «Des insuffisances rénales très particulières, chez des gens sans antécédents médicaux.» Aboutissant d’abord à la destruction complète du rein (70% de ces patientes sont maintenues en vie par la dialyse chronique, ou ont bénéficié d’une greffe de rein). Puis, chez une bonne moitié des sujets concernés, à des cancers du bassinet rénal, de l’uretère ou de la vessie – l’analyse du tissu rénal montrant «une modification de l’ADN des malades», constate le professeur Vanherweghem. On rechercha – puis on trouva assez vite – la cause de cette malédiction inexplicable. Car là on avait eu de la «chance», toutes les femmes atteintes présentaient un point commun bien précis: elles avaient, plusieurs années auparavant pour certaines, suivi un traitement amaigrissant prescrit dans un même cabinet médical, et basé sur des préparations à base d’herbes chinoises traditionnelles. Pas des herbes diffusées sous le manteau dans des échoppes exotiques, mais dûment vendues dans certaines pharmacies. Des herbes «naturelles», «inoffensives», croyait-on, mais capables d’aller chambouler le patrimoine génétique, au cœur de nos cellules.
L’enquête épidémiologique permit de désigner assez rapidement l’ingrédient coupable: il s’agissait d’Aristolochia fangchi, une plante de la vieille pharmacopée chinoise qui, en l’occurrence, aurait été accidentellement substituée à Stephania tetandra, «en raison de noms chinois très voisins». Or toutes les plantes de la famille des aristoloches contiennent un principe actif terrifiant, pour lequel «aucune dose sans effet toxique n’a pu être déterminée»: la famille des acides aristolochiques et aristolactames, molécules mutagènes et cancérigènes pour l’estomac, la vessie, les reins, les testicules. A propos des aristolochiacées, les vieux dicos Larousse d’il y a presque cent ans constataient, avec raison mais sans autre précision: «La plupart possèdent des propriétés médicales assez énergiques.» Le vieux Larousse ne croyait pas si bien dire… »

 

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