Sur la séparation langue d’oc/langue d’oïl, lisez « Le couteau sur la langue » de René Merle

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Merci à René Merle qui nous a offert son livre sur la Toile cet été. Mais si vous préférez lire sur du papier (pas besoin d’appareil, d’électricité…), vous le trouverez à acheter sur la Toile.

http://merlerene.canalblog.com/archives/2017/07/15/35478355.html

J’ai vécu ma jeunesse en Limousin. Ma mère était de 27 km au sud, en terrain calcaire, en Périgord. On y parlait aussi l’occitan. Mais plus chantant qu’en Limousin. Et puis, il y avait des cigales, du vin…Ensuite j’ai vécu à Poitiers. J’ai passé la frontière linguistique. Mais des amis étudiants étaient de la Charente…limousine. Et à Poitiers, il y avait un prof d’occitan à l’Université. Puis je suis parti à Montpellier où j’ai appris que l’accent de Béziers n’était pas celui de Nice. J’y ai acheté ma première grammaire occitane  (Elements de Gramatica Occitana, 2me edition, publié par Section Pédagogique de l’Institut d’Etudes Occitantes, 1967). Son auteur est Jean Journot. La préface est de Robert Lafont. Je me souviens y avoir lu « Mais pour faire entrer l’élève dans le monde occitan on a préféré la grande porte de la langue générale aux portes latérales des sous-dialectes »). C’était l’époque où parlaient et écrivaient des gens qui ont sans doute servi à Robert Merle pour écrire son polar.

Vous trouverez ici

le texte d’une interview qui est passée sur France Culture

France Culture, “Tire ta langue”. Une émission proposée par Antoine Perraud : René Merle, Le couteau sur la langue. 24 juillet 2001

http://archivoc.canalblog.com/archives/2014/10/17/30740836.html

Extraits :

« la langue d’Oc, et c’est grâce à un roman policier que tous les passionnés de la langue doivent lire cet été, il est signé René Merle et il s’intitule Le couteau sur la langue. Il est publié par les Éditions Jigal. Il s’agit d’un tueur en série saisi d’une très intéressante vésanie, puisque cette folie mêle à la fois les utopies rancies post-soixante-huitardes et les crispations identitaires du tournant de ce siècle. Alors, comment en parler sans le résumer, mais en nous menant, si j’ose dire, par le bout de la langue, René Merle ? »

« ce qui m’a chatouillé, et désagréablement, pour l’évoquer, ce sont les affreux conflits balkaniques, ce sont les découpages pseudo-linguistiques qui ont entraîné ces catastrophes humaines que nous déplorons tous, je pense, et donc j’ai voulu, en montant ce complot et puis cette histoire passionnelle autour de la langue, j’ai voulu montrer qu’il faut être très sage et très prudent, avec ces concepts, surtout nous les intellectuels, enfin je le dis en toute immodestie, quand on voit comment on a pu utiliser les historiens ou les littérateurs dans d’autres pays pour créer arbitrairement des phénomènes nationalitaires, j’ai pris une responsabilité, au terme d’une vie, puisque la retraite est là, une vie consacrée à l’enseignement du français, et de l’occitan, et à la recherche sociolinguistique… J’ai voulu témoigner de ce qui peut séparer, entre parenthèses, les Français au point de vue de leurs langues… Encore que, entre Oc et Oïl, la mère c’est le latin… »

 

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