Gausbert de Puycibot, Puycibot commune de St-Priest-les-fougères ?

http://www.persee.fr/docAsPDF/roma_0035-8029_1978_num_99_394_1922.pdf

Lemaitre Jean-Loup. Le nécrologe de Solignac et les troubadours limousins. Nouvelles mentions de Gaucelm Faidit et de
Gausbert de Puycibot. In: Romania, tome 99 n°394, 1978. pp. 225-229;
doi : 10.3406/roma.1978.1922
http://www.persee.fr/doc/roma_0035-8029_1978_num_99_394_1922

LE NÉCROLOGE DE SOLIGNAC
ET LES TROUBADOURS LIMOUSINS
Nouvelles mentions de Gaucelm Faidit
et de Gausbert de Puycibot.
Comme toutes les communautés monastiques, l’abbaye de
Solignac, au diocèse de Limoges, possédait un nécrologe. Constitué
en 1151, celui-ci faisait suite à un martyrologe d’Usuard, à une
règle de saint Benoît et à un lectionnaire.

[…]

Selon sa Vida, Gausbert était un «gentil hom de l’evesquat de
Lemogas, fils del castellan de Poicibot 3 ». Camille Chabaneau
avait établi l’identité de ce lieu avec Puyssibot, commune de
Saint-Pierre-de-Frugie, en Dordogne (arrondissement de Nontron,
canton de Jumilhac-le-Grand). L’argument avancé par
W. P. Shepard pour réfuter cette localisation semble discutable :
« Ce nom n’est pas ancien, du moins il ne se trouve pas dans le
dictionnaire topographique du département de la Dordogne » 4.
Puycibot apparait pourtant au xvine siècle sur la carte de Cassini,
avec le symbole signifiant « hameau » 5. C’était un point de contact entre l’évêché de Périgueux et celui de Limoges, dont les paroisses
les plus proches étaient Courbefy et Saint-Nicolas, dans l’archiprêtré
de la Meyze, éloignées d’environ trois kilomètres. Ce lieu,
périgourdin par la volonté des partages de l’époque
révolutionnaire, pouvait fort bien passer pour Limousin au xine siècle, où
la notion de frontière n’était pas aussi précise que la nôtre.
Nous ne reviendrons pas sur le fait que Gaubert fut placé comme
moine « quant era enfans en un mostier que a nom Saint-Lunart » 1
et sur l’identification de ce monastère avec Saint-Léonard-desChaumes,
abbaye cistercienne du diocèse de Poitiers, proposée
par W. P. Shepard. L’éditeur ajoute : « Les deux manuscrits / K
le représentent avec la robe d’un moine cistercien ». Quelle valeur
faut-il accorder à cette indication ? Dans le chansonnier A, Gausbert
porte une chape brune 2 ; son scapulaire est blanc dans les
chansonniers / et K 3. Qui plus est, dans la lettre ornée de ce même
manuscrit K, il arbore une ample barbe, signe distinctif du convers,
spécialement chez les cisterciens *. Il faut utiliser avec
prudence ces documents iconographiques, stéréotypés, trop souvent
fantaisistes et surtout tardifs. Ce ne sont pas des portraits mais
des images de convention.
Dans les extraits relevés par J. Besly, Gausbert apparaît comme
miles. Il est inscrit, si c’est bien de lui qu’il s’agit, comme
monachus dans le nécrologe de Solignac. »

https://en.wikipedia.org/wiki/Jausbert_de_Puycibot

http://avecgildef.forumpro.fr/t836-jausbert-de-puycibot-limousin

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