Je me souviens des décharges « naturelles » dans le pays arédien dans les années 50

Il n’y avait pas en ces temps anciens de « déchetteries ». Dans les fermes, pas loin du tas de fumier, on jetait les bassines inutilisables (mais ce n’était pas du plastique !), les bouteilles cassées (c’était l’époque des consignes !). On pouvait trouver dans les bois (et j’en trouve encore), des voitures, et bien d’autres choses.

Les gens se servaient aussi des lieux « publics ». C’est ainsi que, sous le viaduc à St-Yrieix, il y avait une décharge. Eh oui, la SNCF c’était un « service public ». Je me souviens que, comme il y avait des dépôts de restes de la fabrication de cidre, les lombrics qui vivaient bien et que nous y allions en ramasser pour la pêche.

Il y a eu aussi une décharge là où se trouvait la gare du tacot. Vers le parking de l’avenue Gutenberg. Nous allions y ramasser des plaques de caoutchouc qui avaient servi à l’imprimerie Fabrègue pour imprimer des gravures. Je pense qu’aujourd’hui, des Arédiens cultivent dans leur jardin en pensant que leur production est « bio ».

L. Francini vient de m’apprendre le terme « rudéral », du latin « rudus » décombre. Il est fortement déconseillé de manger des champignons rudéraux. Quid des tomates ?!

Aujourd’hui, il faut reconnaître l’immense progrès fait en matière de propreté publique. Mais les gens disposent de voitures pour transporter leurs déchets. Et le tonnage de déchets n’a rien à voir avec ce qu’il était dans les années 50 où n’existaient pas les super, hypers et tétra « markets » ! Et les déchets étaient la plupart détruits par la nature sans risques.

Malheureusement, nous trouvons actuellement des tas de canettes de bière, des collections de bouteilles de whisky ou de vodka (on est devenu riche ! « whisky et petites pépés !) dans les fossés. Surtout après une « rêve party ». On ne va quand même pas emporter ses déchets dans sa voiture !

Dans la nature, on apprenait à enterrer ses boites de sardines. Ou à les cacher sous une pierre. Mais dans les années 60, le Club Alpin Français demandait que l’on descende en ville ses déchets.

L. Francini – ne manquez pas son site !  http://www.francini-mycologie.fr/ – qui nous a autorisé à reproduire cette photo, nous rappelle que les écologistes ont souvent eu un comportement étonnant.

« Pour la beauté et la propreté des sites, Naturalistes ! enterrez, dissimulez dans la roche ou jetez au torrent : papiers gras, boites de conserves vides et bouteilles, »

« 1959, dans le Bulletin (très officiel) de la Société des Naturalistes d’Oyonnax, numéro double 12 et 13.

Pour la modique somme de 600 francs de l’époque, vous appreniez quoi faire de vos restes de pique-nique, avec la bénédiction d’un club de naturalistes! On vous encourageait, ensuite, à respecter les arbres!!!  »

Oyonnax ! Je me souviens du plastique Gilac d’Oyonnax. Le cirque Pinder en faisait la pub.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gilac

https://www.gilac.com/fr/content/7-historique-Gilac

« Plastique Gilac, plastique miracle ! »

Naturalistes oyonnax

 

http://www.francini-mycologie.fr/BILLETS_HUMEUR/Billet_humeur_31.html

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s