« Coupo santo », Catalogne et Provence

http://merlerene.canalblog.com/archives/2017/11/23/35891299.html

Merci à René Merle qui nous éclaire sur les paroles de cet hymne occitan. A moins que cela ne m’ait échappé, aucun média ne nous a cité le Coupo Santo à l’occasion de la crise catalane.

Il est vrai que « Coupo Santo » ce n’est pas de l’ingliche. Il ne vous a pas échappé que nous sommes dans le « Black Friday » qui, comme « La folle journée de Nantes » (oh ! c’est encore en français ! et ça s’exporte…en français), dure plus d’une journée. Avez-vous vu que nos gens bien formés dans les écoles bien payantes de « Management » participent à l’unité du monde, la fraternité…On n’affiche plus en France « Joyeux Noël » pour vendre ce qui risquerait de faire perdre les non chrétiens (humour ?!), mais « Happy Christmas » bien plus neutre. Tout le monde comprend qu’avec l’ingliche on est dans le bouisiness qui, comme chacun sait, n’est pas une religion.

Est-ce que nos élus 3.0 ont pensé à installer des bennes à ordure suffisamment grandes pour la grande débauche d’achats inutiles ?

Une réponse à “« Coupo santo », Catalogne et Provence

  1. Il n’y avait effectivement aucune raison de citer le chant de la Coupo à cette occasion.
    La Coupe donnée par les Catalans, façonnée bénévolement par le statuaire Louis Guillaume Fulconis, et immédiatement célébrée à sa vue par Frédéric Mistral par le terme de Coupo santo (qualificatif général n’ayant aucun caractère religieux) ne peut être avancée comme caution de n’importe qu’elle position politique, n’importe où et n’importe quand.
    Fort justement évoquée ici comme un souvenir de jeunesse, d’amitié, de camaraderie, d’émotion, de communion familiale et sociale, la Coupo ne peut être célébrée et chantée dans un esprit nationaliste, communautariste, séparatiste ou xénophobe, comme cela a pu se voir dans certaines réunions politiques relativement récentes.
    Il suffit de connaître les tuteurs de la Coupe, leur vie, leurs actions, leurs écrits, leurs vrais amis, et leurs descendants spirituels.
    Victor Balaguer le donateur (avec la souscription de 1800 de ses compatriotes) tout en défendant, comme Mistral, sa langue et l’originalité culturelle de sa Province, n’a jamais été séparatiste. D’ailleurs après son exil politique en Avignon chez ses amis provençaux, il devient à son retour dans son pays député vice-président des Cortés à Madrid et ministre de l’Outre Mer, suivant sa formule claire et net : « regionalista de patria, no de secta ».
    Quant à Frédéric Mistral, en tant que responsable du Félibrige, il s’est gardé tout le temps, il l’a dit, il l’a montré et il l’a écrit, de tout engagement politique afin de ne pas nuire à « la Cause », et d’autre part il a montré jusqu’à sa mort un indiscutable patriotisme français.
    Balaguer a nommé la Coupe, la copa de la Hospitalidad, et Mistral la coupe de la Fraternité : tout est dit.
    André Pierre Fulconis

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