Le « français du Sud-Ouest » de Bernard Vavassori

http://www.abistodenas.sitew.com/DICTIONNAIRE_A_a_L.I.htm#DICTIONNAIRE_A_a_L.I

extrait de la préface :

 »

Le propos de ce dictionnaire, pour la troisième fois est de constater que, malgré cette défaite de la langue d’oc face à l’armada victorieuse de la langue d’oïl, l’occitan a laissé dans le français parlé dans le Sud-ouest des traces bien visibles ou plutôt bien audibles. Des mots d’abord, puis des expressions, un accent, un rythme et des tournures propres. Bien sûr ce parler ou cette manière de parler franco-occitans tendent à disparaître, remplacés par un français standard véhiculé – ou involontairement imposé – par les migrants – ingénieurs, étudiants, techniciens, ouvriers, employés ou retraités venus de tous les coins du pays et de l’Europe – que les trois métropoles de Bordeaux, Toulouse et Montpellier attirent chaque année davantage.

Cette normalisation ou standardisation de la langue nationale a conduit les plus vieux ou les plus enracinés dans ce « Méridion[2]« , la diaspora éloignée de la terre natale (del Païs) ainsi que les plus nostalgiques, à se raccrocher au parler de leur enfance, celui de leurs aïeux et à vouloir en ressentir la saveur oubliée. Ainsi emploiera-t-on sciemment ou inconsciemment des mots ou des tournures entendus en occitan et que l’on aura francisés, afin d’apporter au français de tous les jours une empreinte familière. »

Proverbes occitans

http://www.proverbesoccitans.sitew.fr/A_a_C.B.htm#INTRODUCTION.A

Extrait de l’introduction :

 »

Le lecteur pourra également être surpris que la priorité soit donnée ici à la phrase française plutôt qu’à la phrase occitane, puisque c’est celle-là qui apparaît en premier dans les pages de ce dictionnaire. Le but ici est en réalité de célébrer, non pas la beauté de la phrase française, mais bel et bien celle de la phrase occitane. En effet, comment apprécier celle-ci, si le lecteur ne la comprend pas parfaitement ou même pas du tout ? Comment un lecteur de la France d’Oïl pourra-t-il percevoir la saveur de notre langue méridionale si au lieu de la lui traduire exactement nous lui donnons les équivalents extraits de sa propre langue ?

Notre objectif a donc été de donner à  tout prix le sens littéral de la phrase.

Prenons quelques exemples :

Crompar a fuoc d’argent qui a pour équivalent français Acheter à prix d’or n’a pas été rendu comme tel mais justement par la traduction littérale, à savoir : Acheter à feu d’argent. »

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