Je me souviens de la source des Abatilles

Dans les années 50-60 nous allions en vacances au mois d’août sur le bassin d’Arcachon. Les dernières années ce fut aux Abatilles chez la « mère Fouine », c’était son nom. En marchant un peu on arrivait à la source. On pouvait boire un coup sous un kiosque. J’ai souvenir d’une eau d’un très mauvais goût. J’ai toujours été étonné de voir cette eau (certainement pas la même !) vendue dans les supermarchés.

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J’ai repensé aux Abatilles hier en voyant au supermarché du quartier le litre d’eau des Abatilles, en promo !, en bouteille de verre, le luxe jetable et recyclable 3.0, à plus d’un euro.

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La Toile m’apprend que c’est un grand succès. Ben didon !

http://www.sudouest.fr/2014/12/03/abatilles-un-grand-cru-d-eau-minerale-1756484-4964.php

extrait :

 »

« Les Abatilles, c’est une source exceptionnelle, sans nitrate et naturellement riche en calcium, ce qui est rare », justifie Jean Merlaut, 64 ans, le nouvel actionnaire majoritaire de la source des Abatilles. Une source puisée à 472 mètres de profondeur et découverte en 1923, par hasard, par un ingénieur qui cherchait du pétrole… « Je m’intéresse depuis longtemps à l’eau. J’ai été président d’un syndicat intercommunal des eaux pendant plus de dix ans », rappelle celui qui est aussi maire de Baurech, une commune de près de 800 habitants dans l’Entre-deux-Mers. Cet homme aux multiples responsabilités a choisi un autre négociant en vins pour assurer la direction générale du site arcachonnais : Hervé Maudet, 46 ans, de la société Mvins. « Nous avons la conviction que la marque est aux balbutiements de ce qu’elle peut faire », explique ce dernier.

Il faut dire que la Société des Eaux Minérales d’Arcachon ne s’est guère développée sous l’ère Nestlé (de 1971 à 2008). C’est Roger Padois, un homme d’affaires arcachonnais et Olivier Bertrand, patron de la célèbre brasserie parisienne Lipp et de plusieurs fast-foods, qui ont ensuite redressé l’entreprise, avant de prendre du recul. »

Je lis sur le site de la société :

 »

En Août 1923, l’ingénieur Louis Le Marié, alors qu’il recherche du pétrole, trouve aux Abatilles, à 472m de profondeur, de l’eau chaude sulfureuse à 25°C .

La Source jaillit à plus de 8 mètres du sol à raison de 70 000 litres par heure ce qui en fait une des dix premières sources françaises.
La force de son jaillissement permet en outre de conduire l’eau directement à l’embouteillage et de conserver intactes toutes ses propriétés. Elle est baptisée Sainte-Anne par Louis Le Marié, breton d’origine, en hommage à la Sainte Patronne de Bretagne.
Elle reçoit tour à tour les autorisations de l’Académie de Médecine le 30 juin 1925 et celles de l’Etat le 10 juillet 1925 avant de se constituer en Société Thermale des Abatilles, présidée par Gabriel Maydieu. »

« de l’eau chaude sulfureuse à 25°C »… ma mémoire n’est donc pas défaillante. Ça puait le soufre quand on passait devant le kiosque. Et l’eau chaude sulfureuse ne me semble pas aller avec la gastronomie.

Et je plaignais alors un copain qui devait aller tous les ans « prendre les eaux ».

Quel miracle que la commercialisation !

J’y lis encore :

 » En 1969, le Groupe Vittel absorbe la société. Le Centre Thermal est fermé en 1970, Vittel préférant privilégier la production en agrandissant la zone d’embouteillage. »

J’apprends la fermeture du Centre thermal. Ben normal, si l’eau n’a plus de souffre….

 

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