Je me souviens des migrants bretons à St-Yrieix

Aujourd’hui c’est la Journée internationale des migrants.

Je me souviens des années 50-60 à Saint-Yrieix. Jusqu’alors, on parlait d’immigrants. On immigrait ou on émigrait. Le Français qui partait vivre en Grande-Bretagne émigrait. Le Grand Breton qui venait vivre en France immigrait. C’était un immigré.

Et sont arrivés les Bretons, avec leur cheval et leur grand chapeau  (je suis en pleine confusion. C’est qu’à l’époque, l’Henri Salvador chantait Zorro, Ehé …),

https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Salvador

avec leurs vaches (les brettes !) et leurs chants à l’église. Je me souviens de débarquements à la gare de Saint-Yrieix. Les familles bretonnes étaient nombreuses et pas assez de terres. Alors que dans le PSY …

Aujourd’hui, quand on observe la carte de France des zones où a été mis en place la « rénovation rurale » (ZRR), on constate que la Bretagne a beaucoup moins besoin de ces zones que le Limousin.

Nos Bretons n’étaient pas des immigrés. Le FNLB n’avait pas encore atteint son objectif.

On a nommé les Bretons des migrants.

De drôles de zozios ! ils ne repartaient pas l’hiver et ne revenaient pas au printemps.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Migration

https://fr.wikipedia.org/wiki/Migration_humaine

 

http://www.letelegramme.fr/bretagne/perigord-l-autre-terre-bretonne-29-12-2016-11347194.php

 »

C’est une page peu connue de l’histoire de la Bretagne. Celle de ces quelque 2.000 familles de petits paysans désœuvrés – soit plus de 15.000 personnes – qui ont quitté la région pour s’installer dans le Périgord dans les années 1920. Migration organisée par le mouvement coopératif. Mais aussi par l’Église qui voyait dans cette action l’occasion rêvée de christianiser des terres où la religion catholique n’était pas des plus prégnantes. »

« A Plusieurs centaines de kilomètres de là, dans le Périgord, on fait le constat inverse. Des terres, il y en a à foison. Mais pas assez de bras pour les cultiver. Ici, on a longtemps misé sur le fils unique pour éviter le morcellement des terres entre héritiers. Mais voilà, la grande guerre est passée par là. Fauchant une génération de jeunes hommes. Les terres n’y valaient plus rien. Trente fois moins chères qu’en Bretagne environ.
© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/bretagne/perigord-l-autre-terre-bretonne-29-12-2016-11347194.php#iLrtB9BlxxFrYWHf.99

http://www.persee.fr/doc/rgpso_0035-3221_1960_num_31_1_1568

L’immigration bretonne en Aquitaine 

http://journals.openedition.org/hommesmigrations/245

Post Scriptum (post-script pour ceux qui ne parlent qu’ingliche, à ne pas confondre avec le postscript un format que j’utilisais avant que le pdf le remplace)

https://fr.wikipedia.org/wiki/PostScript

 

Un lecteur arédien m’écrit :

« Ne pas oublier la migration des Picards. C’était en 1959.  Mes beaux-parents sont venus comme fermiers à Montluc … avec leurs 8 enfants. Trois autres sont nés sur place. Ainsi fut repeuplé le Limousin… et la famille xxxx  puisque j’étais leur unique rejeton ! »
« Il y a eu aussi les migrants Normands »

Je connais des migrants normands à Bourdoux. Étonnant, on me les avait présentés comme Bretons…mais ils viennent de la région du Mont St-Michel ! C’est que « le Couesnon, dans sa folie, a mis le mont en Normandie. »

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