« Pacta sunt servanda »

Il parait que notre président de la république a prononcé ces paroles latines hier soir.

Et pendant ce temps, la messe continue d’être en français en France, en allemand en Allemagne, en chinois en Chine. Et moi, je n’arrive plus à apprendre assez de langues pour suivre la messe pendant mes voyages urbi et orbi. Et j’oublie mon latin. Il ne va plus me rester que mon latin de cuisine. Pedibus cum jambis.

Heureusement il y a wikipedia.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pacta_sunt_servanda

et Le Figaro :

« La formule qui aurait selon toute vraisemblance été employée une première fois sous la plume de Cicéron dans ses Offices, émergea «à mesure que les liens de Rome avec les autres communautés s’intensifiaient» explique Robert Kolb. Couplée avec ce que l’on nomma le «ius gentium» dans le droit romain, c’est-à-dire le «droit des gens» ou ce qui est accordé aux étrangers et aux nations étrangères, la locution permit non seulement «de couvrir les rapports internationaux et interétatiques» mais de ce fait, de normaliser le droit de la guerre. «Elle était tellement essentielle qu’elle devait être observée même envers l’ennemi en paix ou en guerre.»

Sous l’ère médiévale et alors que la chrétienté tenait pour sacrée la parole de l’homme, la formule latine «s’imposa comme principe général du ius commune (droit commun) romano canonique». Parce qu’elle s’inscrivait dans le bien-fondé même de l’homme, elle était considérée comme un droit naturel, donc universel. Ainsi que le résumera au XIXe siècle le juriste suisse Johann Caspar Bluntschli: «L’obligation de respecter les traités repose sur la conscience et sur le sentiment de justice. Le respect des traités est une des bases nécessaires de l’organisation politique et internationale du monde.»

De nos jours, l’expression «pacta sunt servanda» signifie «les conventions doivent être respectées». Employée dans le droit international public, elle signifie que les États doivent respecter leurs obligations lors d’un contrat, d’un engagement, d’un accord et ne peuvent ainsi s’en délivrer. Elle est une notion cardinale puisqu’elle rappelle les droits et les devoirs de chaque État. »

Lire tout l’article ici :

http://www.lefigaro.fr/langue-francaise/actu-des-mots/2017/12/18/37002-20171218ARTFIG00079-d-o-vient-la-formule-latine-de-macron-pacta-sunt-servanda.php

Notre président est un fan de Georges Brassens. Il aurait bien prononcé un discours à la mort de Georges, mais sa maman ne l’a pas autorisé. On lui pardonne. Il n’avait que 4 ans.

http://www.ina.fr/video/CAB7601175101

Post scriptum (1)

Un lecteur m’écrit :

 » Cicéron n’a pas écrit « Des offices », contrairement à ce que dit ton
Figaro. Le titre latin, « De officia », signifie « Des devoirs ». C’est un
traité de morale que Cicéron écrit pour son fils. Les « officia » sont les
devoirs qui incombent au citoyen romain (bien né), avec une forte
connotation civile et religieuse (les deux aspects n’étaient pas séparés,
à Rome, comme c’est le cas chez nous).  »

(1) Pour ceux ne parlant qu’ingliche, je donne la traduc : postscript. Ne pas confondre avec le logiciel qui a été remplacé par pdf

https://fr.wikipedia.org/wiki/PostScript

 

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