En Limousin on appelle un marmot, un petit crapaud (pitit grapaud)

Quand on migre dans notre beau pays, il vaut mieux la fermer avant de l’ouvrir… et se renseigner.

En Limousin, on peut dire d’un tout jeune enfant que c’est un petit crapaud (qu’es un pitit grapaud). C’est familier. Quand eram grapauds ...

Pendant longtemps j’ai cru que « gouilla »  était plutôt insultant. En fait, c’est le nom occitan pour « garçon » (lo goïat). Je pensais que c’était « lo drole » qui était le terme « correct ». (1)

Il vaut mieux ne pas le dire ailleurs !

Vous remarquerez que l’on met les marmots dans des grenouillères (terme que je n’ai pas retenu de mon enfance limousine)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Grenouill%C3%A8re_(v%C3%AAtement)

et non dans des crapaudières ! (3)

Si l’on veut conserver l’occitan limousin, on peut utiliser :

lo mamiron

lo marmalhon

lo marmisson

lo marmoset

lo babisson

et pour le marmot braillard auquel on vient d’enlever sa tablette numérique dernier cri (j’ai vu ça. Des parents sortant de la maternité à Nantes !)

lo piulandon (le marmot braillard)

source : Dictionnaire d’Yves Lavalade

(1) J’ai aussi longtemps été étonné que des parents parlent de leur fille en utilisant le terme « la garça », féminin de garç, sans nuance péjorative : au contraire une jolie fille) nous précise Yves Lavalade (2). La jeune fille c’est « la drolla »… et la fille de joie, l »la gorgandina ».

(2) mais à garça, il écrit : « fille, plutôt jolie ; garce, coquine, prostituée, putain ». La pragmatique j’y ai été confronté jeune dans une époque où le Limousin était encore dans un état de diglossie !

 

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https://www.cairn.info/revue-la-linguistique-2005-2-page-37.htm

(3) la grenouillère, lieu où vivent les grenouilles est en occitan « lo gairaudier » (de la gairauda, la gairaude en limousinisme, la grenouille)

P.S.

Yves Lavalade m’écrit :

« Un petit “grapaud“ est d’abord un quadrupède humanoïde, se déplaçant à quatre pattes, avant d’accéder au rang de bipède “homo erectus“. Qu’on se le dise !
Et quand “sas chauças fan daus grapauds“, c’est qu’il a ses chaussettes en accordéon.
Mais n’oubliez pas que dans les contes limousins, sous la peau grêlée d’un crapaud, si elle se déchire un beau soir, c’est souvent un beau prince charmant qui se dévoile. Comme quoi il faut parfois avoir des égards pour ceux que la nature n’a pas favorisés.  »

Hans-Christian Andersen a écrit un conte Le crapaud

http://www.fregatecordeline.free.fr/hans-christian-andersen/le-crapaud/index.htm

et ce conte du Pays Gallo (en Bretagne, nous avons le breton et le gallo)

https://fr.wikisource.org/wiki/Contes_du_Pays_Gallo/Le_Crapaud_qui_se_marie

Nous venons de la présentation par Alexandre Vialatte (24 novembre 1959) de la pièce d’Armand Gatti, « Le crapaud-buffle » (mise en scène Jean Vilar)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Armand_Gatti

http://www.archives-gatti.org/index.php?art=109

Gatti qui a connu le Limousin :

« En 1942, il exerce divers petits métiers, dont celui de déménageur, et de sous-diacre à l’église Saint-Joseph. Le 2 mars, son père Auguste meurt des suites d’un tabassage lors d’une grève d’éboueurs. Il part alors en Corrèze, dans le maquis, avec la recommandation du père gramscien d’un de ses amis.

En 1943, il est arrêté à Tarnac, emprisonné à Tulle, puis transféré à Bordeaux où il est travailleur forcé à la construction de la base sous-marine. Transféré à Hambourg, à l’entreprise Lindemann, il s’en évade et rejoint en Corrèze l’un des nombreux maquis dépendant de Georges Guingouin. »

 

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