Je me souviens du sucre Lebaudy, Lebaudy. Jacques Lebaudy fut « Jacques Ier, empereur du Sahara, grand-maître des Oasis, protecteur des Berbères »

En lisant l’histoire de Jacques Lebaudy « richissime financier, héritier d’un magnat du sucre, … avare maladif »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Lebaudy

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lebaudy_Fr%C3%A8res

dans  l’excellent (ne le ratez pas !) « Royaumes d’aventure, Ils ont fondé leur propre Etat », les arènes, de Bruno Fuligni, m’est revenu aussitôt l’image des boites de « sucre Lebaudy ». Je pense que j’avais cette image et ce nom au fond de ma mémoire car Lebaudy et Baudy (l’étang Baudy à St-Yrieix) ont été mis dans la même case.

https://saintyrieixlaperche.wordpress.com/2016/01/25/je-me-souviens-des-soleils-de-letang-baudy/

J’ignorais l’histoire extraordinaire de ce Jacques Lebaudy.

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lebaudy

 »

Le 4 mars 1903, après une vague dispute avec son concierge où il aurait soi-disant reçu un seau d’eau de Javel4, il décide de quitter la France pour fonder un État situé en une région qu’il considère comme libre de droit, et située entre le sud du Maroc et le nord de la Mauritanie française. Le lendemain, il prend son départ de Fécamp à bord de son voilier, le Frasquita.

Il s’arrête aux îles Canaries pour équiper son bateau de canons et recruter une armée de huit hommes avant de repartir vers les côtes situées entre le sud du Maroc et le nord de l’actuelle Mauritanie, au cap Juby. Il débarque le 25 mai 1903 dans une baie déserte (28°40′ Nord), nommée Baie de la Justice, où il rencontre simplement deux Sahariens avec qui il s’entend bien, et fonde solennellement l’Empire du Sahara5. Deux jours plus tard, il se proclame empereur Jacques Ier et ordonne à ses employés de l’appeler « sire ».

Il retourne alors aux îles Canaries pour engager d’autres hommes et retrouve son empire le 10 juin pour y fonder sa capitale, « Troja », soit cinq hommes et une tente. Puis il fait route vers le sud pour atteindre la Baie de la Liberté (27°20′ N) où il fonde « Polis », le port de commerce principal de son nouvel empire, mais que, malgré son insistance, aucun de ses employés n’accepte cette fois-ci de coloniser. Vers le 14 juin, il rencontre une tribu saharienne qui veut lui vendre des esclaves, ce qu’il refuse.

Le drapeau « officiel », soi-disant dessiné par Lebaudy.

Reparti aux îles Canaries pour trouver des troupes plus coopératives, les autorités espagnoles et le consul français Tallien de Cabarrus commencent à devenir soupçonneux, n’appréciant guère la manière que Lebaudy a d’embaucher des marins pour ses expéditions. Pire, en retournant à Troja, Lebaudy découvre sa capitale déserte.

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Ses cinq hommes ont été capturés par une tribu maure pour lui en demander une rançon après avoir appris des deux tout premiers Sahariens rencontrés par Lebaudy que celui-ci était très riche. Mais Jacques Ier ne s’en préoccupe pas du tout et abandonne les marins à leur sort.

En France, l’Empire du Sahara commence à se faire connaître grâce au secrétaire personnel de Lebaudy et le gouvernement finit par comprendre l’ambition insensée de ce dernier. L’Espagne s’énerve et la France est obligée d’envoyer un croiseur sur place pour ramener les cinq ressortissants qui ont entretemps été vendus comme esclaves près du Cap Juby, tandis que l’Angleterre, à une époque où la colonisation était un sujet très sensible, commence à s’inquiéter de cette drôle d’agitation. Le croiseur Galilée qui part secourir les cinq marins est commandé par le capitaine Jaurès, frère de Jean Jaurès.

Pendant ce temps, Jacques Lebaudy s’exile en Belgique en urgence pour éviter la justice française, et ne se préoccupe plus à partir de là que d’essayer de faire valoir ses droits sur son bout d’Afrique.

La fin de la dynastie

Il s’achète un trône et tous ses accessoires, puis crée un journal : « Le Sahara ». Il se marie à une actrice française, Augustine Dellière (1873-1950), dont il aura une fille prénommée Jacqueline (alors qu’il voulait un héritier mâle) et se convertit à l’islam.

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Il refuse de payer le sauvetage des cinq marins qu’il avait laissés et, après avoir protesté pour ne pas avoir été invité à la conférence d’Algésiras, il émigre aux États-Unis dans une vaste propriété de Long Island. Là, il devient un proche du banquier John Pierpont Morgan et s’établit comme financier, jouant en bourse sur la place de New York.

À compter de 1905, la presse française et internationale raconte à peu près n’importe quoi sur son compte, l’homme fuyant les photographes6,7. Financier très secret installé aux États-Unis, il agit à partir de 1915 de façon fantasque, arrêté plusieurs fois par la police de Long Island pour avoir organisé des défilés de chevaux en arme sur la plage. Résolu à perpétuer la dynastie mais souhaitant aussi se séparer de son épouse, il décide un jour que sa fille pourrait lui donner un fils (le futur prince) et aurait fait parvenir à sa femme ce message : « Madame, je vous informe que j’ai pris la décision de violer notre fille cet après-midi. Je vous conseille de ne pas vous opposer à mes projets ». Les deux femmes se barricadent mais comme il essaye de les faire sortir en les enfumant, sa femme le tue8 de plusieurs coups de revolver.

Son héritage, évalué par la presse américaine à plusieurs dizaines de millions de dollars, resta en déshérence pendant de longues années : son ex-épouse, relaxée, s’associe à sa fille Jacqueline et à deux hommes de confiance, et affrontent la famille Lebaudy qui revendique une partie des biens de Jacques. L’affaire se termine peu avant 1929, par un compromis »

Tiens ! on retrouve le banquier John Pierpont Morgan celui qui a fait don de l’original du chef reliquaire d’Arédius au MET à New-York !

Il me faut lire :

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Revenons au sucre de mon enfance.

Je trouve sur ce blog captivant (ah ! les timbres pour voyager et apprendre. Aujourd’hui les petits enfants en sont bien loin, loin… mais je décolle toujours les timbres des enveloppes et timbre avec des timbres dits « de collection »)

http://mondephilatelique.blog.lemonde.fr/2014/05/15/jacques-1er-du-sahara-empereur-sans-couronne/

une photo de l’usine de sucre :Sucrerie Lebaudy Frères

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Musée de Tinchebray – © Musée de Tinchebray

La société a été « fondue » dans le groupe Saint-Louis Sucre

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Louis_Sucre

« Son rapprochement avec deux autres sociétés sucrières, la Compagnie nouvelle de sucreries réunies, fondée en 1923, et les Sucreries et raffineries Bouchon et Pajot, aboutit à la création en 1968 de la Générale sucrière, qui va petit à petit racheter de nombreuses usines éparses du nord de la France et qui comprend :

  • la société SommierLebaudy en 1968 ;
  • la société Larreguy, fondée en 1831 à Roye, dans la Somme, qui développa ses usines dans la région à partir de la production de sucre de betterave. La société s’orienta vers l’international avec des exportations vers l’Afrique du nord et le Moyen-Orient à partir de 1894 ;
  • l’Union sucrière de l’Aisne, qui produisit pendant 40 ans l’essentiel du sucre en France ;
  • la Société sucrière du Nord-Est, la Sucrerie raffinerie de Bresles et la Sucrerie de Marle dans les années 1990 ;

La Générale sucrière va également ouvrir des usines de production à l’étranger (Espagne et Europe de l’Est) dans les années 1990. »

Je viens de voir au loin la raffinerie Say à Nantes (Say, le frère de l’économiste). Je pensais avoir lu qu’elle était fermée. Or elle « fumait » bien blanc (comme les raffineries qu’on voit en bordure du Nil). Ou alors c’était une autre usine proche !

Actuellement il reste l’emballage

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/beghin-say-du-raffinage-lemballage-1323161

photo les éléments bleus, emblématiques du site de béghin say, ne bougeront pas. © ouest-france.

(c) Ouest-France

Elle avait été, en 1935, la première usine de canne à sucre bâtie en France

« Au plus fort de son activité, quand la raffinerie tournait à plein régime, Béghin Say employait jusqu’à 600 personnes. Près de 120 000 t de sucre blanc sortaient de l’usine chaque année, alors qu’à sa construction, en 1935, elle avait été dimensionnée pour 60 000 t. Le raffinage a été stoppé en 2009. L’usine ne se consacre plus qu’au conditionnement. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Say

http://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20020213&article=3971871&type=ar

« En 1863, l’industrie sucrière est à son apogée à Nantes : 50 % de la valeur du commerce maritime est tributtaire du sucre brut récolté aux antipodes »

 

 

 

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