Je me souviens de l’école des Frères à La Souterraine

Je n’y suis jamais allé ! Mais des Arédiens y ont fait leur scolarité. Etre envoyé en pension à La Souterraine était redouté.

J’ai pensé qu’il s’agissait d’une école de Jésuites. Non.

https://www.lamontagne.fr/souterraine/2014/06/08/lassocation-les-anciens-eleves-de-saint-jo-vient-de-feter-lanniversaire-de-sa-creation_11034188.html

 » L’institution des Frères de Saint-Joseph, créée en 1868, a formé des générations d’élèves, d’ici mais aussi de toute la France depuis le primaire jusqu’au baccalauréat. Son histoire est aussi celle de la Ville de La Souterraine. Elle a débuté dans l’actuel hôtel de ville. Cet immeuble du XIX e appartenait à la famile Azema. Il avait été transmis par voie testamentaire aux Frères, avec pour condition la création d’une école libre.

Seulement voilà, en 1905, ces derniers ont été expulsés du bâtiment, une décision que contestera la famille Azema : après une action en justice jusqu’au conseil d’État, la donation a été annulée. La famille Azema, de nouveau propriétaire, a mis en vente l’immeuble. Le vicomte Paul de Curel qui venait d’acquérir le domaine de la Fôt à Noth (château de la Cazine) a acheté le bâtiment où il installa les Sœurs Clarisses (1), expulsées de Limoges mais aussi le grand terrain qui se trouvait en face et qui appartenait à la famille Lamy de la Chapelle. C’est là qu’il a fait construire l’école Saint-Joseph, où les frères, en civil, ont enseigné (actuel bâtiment où sont logés des services intercommunaux). Au décès du vicomte de Curel en 1932, ses héritiers ont créé une SCI familiale dont quelques prêtres et des familles de La Souterraine seront actionnaires, afin de poursuivre la mission d’enseignement des Frères, malgré la politique nationale anticléricale. Celle-ci a du mal à être appliquée après la guerre de 14-18 : « les Frères expatriés à l’étranger pour ne pas se séculariser, reviennent pour se faire tuer sur le front en 14-18  raconte Yves Poutet, historien de l’ordre… « difficile de sanctionner des religieux porteurs de la croix de guerre… ». L’institution a su passer les épreuves de ce début de XX e siècle, alors que les établissements d’enseignement religieux ont fermé leurs portes, les uns après les autres.

L’institution a su passer les épreuves de ce début de XX e siècle

À La Souterraine, l’Institution va réussir à se maintenir et à se développer grâce à la générosité de ces quelques familles réunies en association aux côtés des frères, mais aussi grâce à la qualité de l’enseignement dispensé. « Limoges, depuis longtemps ville de gauche, appliqua la loi de 1905 chassant les religieux qui enseignaient gratuitement dans des lieux publics. Mais la ville leur fut reconnaissante des services qu’ils avaient rendus et offrit en compensation aux frères défunts une concession à perpétuité pour les frères des écoles chrétiennes dans le cimetière de Louyat… ».

Le même accueil leur sera réservé à La Souterraine où l’institution exercera sa mission jusqu’en 1967. »

Qui étaient ces « frères de St-Joseph ». Je lis sur le site de la mairie de La Souterraine :

« Histoire : A la demande de l’abbé Jean-Baptiste Cazaud, curé de La Souterraine, les Frères des Ecoles Chrétiennes vinrent s’installer à La Souterraine. L’abbé Cazaud fit construire à ses frais un bâtiment par le frère Godouin, directeur des Frères de Guéret. L’inauguration de l’école eut lieu le 4 octobre 1868. A partir de 1898, le vicomte de Curel, propriétaire du domaine de la Fot à Noth prit sous sa protection l’école qui connaissait de sérieux problèmes financiers. En 1904, l’école congréganiste fut fermée par décret ; des frères se sécularisèrent et continuèrent ainsi à gérer la maison. Suite à un procès d’un héritier de l’abbé Cazaud à l’Etat pour non respect de la clause du legs « pour y entretenir une école de Frères des Ecoles chrétiennes », la donation fut annulée. Le vicomte de Curel acheta un terrain situé en face et fit construire en 1912 un nouveau bâtiment pour abriter le pensionnat Saint-Joseph ; ce bâtiment fut achevé en 1917 par les architectes limougeauds Valade et Gay-Bellile. Le bâtiment du 19e siècle hébergea les Clarisses de Limoges jusqu’en 1945, puis fut ensuite loué par le pensionnat Saint-Joseph qui, quelques années plus tard, fit construire à sa gauche, le pavillon Binet, sur l’emplacement du préau, de dépendances et du poulailler. Le pensionnat Saint-Joseph ferma en 1967. En 1979 et en 1982, la municipalité acheta tous ces bâtiments  »

(1) Les Clarisses furent à St-Yrieix

« Au cours du XVIIe siècle, deux couvents s’installèrent extra-muros : les récollets, qui comptaient une dizaine de religieux (situé aujourd’hui à l’angle de la rue Victor-Hugo et de la place du Président-Magnaud) et des Clairettes avec 35 religieuses (situé dans un quadrilatère bordé par les rues du Marché, J.-Grévy, V.-Hugo et Darnet). »

L’ordre des clarisses ou clairettes fut fondé  par sainte Claire d’Assise (1193/94-1253).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_des_Pauvres_Dames

Les Frères des Ecoles Chrétiennes

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A8res_des_%C3%A9coles_chr%C3%A9tiennes

« Cependant, l’exode des frères hors de France amorcé dès 1881, avec les lois laïques de Jules Ferry, est général après la suppression légale de l’ordre en France le 7 juillet 19044. L’Institut compte 15 457 frères dont 10 651 en France5.

À la déclaration de guerre, en 1914, la plupart reviennent en France, et mille huit cent quatre-vingt-dix d’entre eux sont mobilisés.

Entre les deux guerres, beaucoup de frères se sécularisent, gardant ainsi une place dans le domaine scolaire. »

En 1955, on dénombrait quatre mille frères des Écoles chrétiennes œuvrant dans trois cent quarante-quatre écoles primaires ou complémentaires, trente-deux écoles secondaires et quarante-trois écoles techniques.

Je n’étais pas habitué à St-Yrieix aux établissements secondaires privés. J’ai découvert leur importance en arrivant à Nantes. Où il y a par exemple un lycée J.B.de la Salle (le fondateur des Frères).

http://www.lasallelille.com/admin/ckfinder/userfiles/files/doc_pel_2012.pdf

http://www.stfelixlasalle.fr/

A ne pas confondre avec les Frères de Ploërmel : Les frères de l’instruction chrétienne de Ploërmel

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A8res_de_l%27instruction_chr%C3%A9tienne_de_Plo%C3%ABrmel

Nous avons visité la « maison mère » à Ploërmel. On voit dans la cour du lycée une splendide horloge astronomique en fonctionnement.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Horloge_astronomique_de_Plo%C3%ABrmel

« L’horloge est l’œuvre du frère Gabriel Morin (1812-1876), également connu comme frère Bernardin. Professeur de mathématiques, astronomie et navigation, et sans formation d’horloger, il exprime le désir d’illustrer ses cours4. La machine imaginée est construite de 1850 à 1855 avec l’aide des élèves, le soir après les cours dans les ateliers de la forge des frères de Ploërmel7,8. »

 

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