« La ligue française » à St-Yrieix

La Ligue Française pour la défense des intérêts vitaux de le France et de ses colonies fut fondée en 1914 avec sa revue « Le Temps Présent ».

105 numéros sont disponibles en ligne sur Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb328078289/date

 

Titre : La Ligue française

Auteur : Ligue française pour la défense des intérêts vitaux de la France et de ses colonies. Auteur du texte

Éditeur : La Ligue française (Paris)

Date d’édition : 1917-05

 

COMITÉ DE SAINT-YRIEIX Présidents d’honneur : MM. Maingard, Sous-Préfet de St-Yrieix.

Marcel Roux, Maire de St-Yrieix et Président du Conseil Général de la Haute-Vienne.

Président : –

M. Marc Bayle, ancien avoué à St-Yrieix.

Vice-Président : M. Meunier Quinsac, Conseiller honoraire à la Cour d’Appel de Limoges (à St-Yrieix).

Secrétaire : M. Goumy, Capitaine en retraite à St-Yrieix.

Trésorier : M. Batsalle, Négociant à St-Yrieix.

Membres : MM. Barrot, Receveur buraliste à St-Yrieix ; Chapeyrout, Pharmacien à St-Yrieix ; Hebrard Ferdinand’ Employé de banque à St-Yrieix ; Lemoyne Joseph, Docteur en médecine à St-Yrieix; Lemoyne Féllx Agent général d’assurances à St-Yrieix ; Abbé Marandat, Archiprêtre à St-Yrieix ; Martin, Principal du Collège à St-Yrieix ; Martinal, Propriétaire, rue de l’Aiguillette, à St-Yrieix ; Piault, Avoué à St-Yrieix ; Pouret Pierre, ancien Notaire, à St-Yrieix ; Délégué M. Rouxel, Propriétaire à St-Yrieix. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63771931/texteBrut

A ne pas confondre avec :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ligue_fran%C3%A7aise

Voici la présentation de la Ligue française que font Ernest Lavisse et le général Pau :

« Toute l’Europe est en armes ; en aucun moment de l’histoire, on ne vit des armements si formidables. Dans chacun des Etats, le sentiment national s’exalte à la
pensée du danger possible ; des ligues se forment, où des citoyens se groupent pour donner à la force militaire l’appui de la force morale.

Nous ferons connaître quelque jour, dans notre Bulletin, l’organisation, la force, les visées de ces ligues européennes,  et notamment de la plus puissante de toutes, la Ligue Pangermanique. Le Comité de cette dernière Ligue, déclarait naguère : « Ce qui est nécessaire pour le développement normal et continu de l’empire, il faut, au besoin, le rechercher et l’imposer au prix d’un conflit ». Et son journal officiel les Alldeutsche Bloeller, écrivit, après le vote de la dernière loi militaire allemande : « La Nation a prouvé, par une écrasante majorité, qu’elle ne voulait rien savoir de l’idée débilitante d’une paix perpétuelle. »

Nous n’avons certes pas l’intention d’imiter cette Ligue ; nous ne serons pas de haineux provocateurs ; mais nous pensons que, nulle part, l’union de la force morale et de la force militaire n’est plus nécessaire qu’en France, une des nations les plus menacées.

La France n’a point à se préoccuper seulement du péril d’une guerre ouverte.

Son influence séculaire et bienfaisante, ses intérêts sont combattus en Turquie, en Egypte, en Asie Mineure, dans l’Amérique latine, en Chine.

Sur notre propre territoire, dans nos colonies et pays de protectorat, nous sommes envahis par les établissements et produits allemands, dissimulés souvent par l’anonymat ou par des façades françaises, et qui luttent victorieusement appuyés sur des cartels, dos subventions et des primes.

Ce qui est plus grave que tout le reste, des maux rongent la vitalité de la France d’année en année l’alcoolisme multiplie les crimes, la folie, la dégénérescence, et, d’autre part, des milliers d’enfants sont chaque année, dans notre pays, détruits avant la naissance.

Enfin, nos dissensions politiques s’exaspèrent. Par moments on peut croire que les partis oublient la Patrie. Des révolutionnaires la renient odieusement,
Ces causes produisent l’inquiétude de l’avenir et dans les âmes faibles, la résignation à la déchéance ou le désespoir.

C’est pourquoi la Ligue Française a été fondée.

C’est pourquoi aussi au premier appel ont répondu, en termes émouvants, tant d’hommes de bonne volonté, de toutes les régions de la France, et même déjà des colonies, des hommes d’humble ou de haute condition ; parmi ceux-ci, des généraux, des amiraux, des membres du clergé, de grands industriels et commerçants, des savants, des artistes et des écrivains.

Nous voulons faire connaître, par la parole et par la plume, par des conférences à Paris et dans les provinces, par notre Bulletin et par des brochures, l’état vrai des choses, sans rien dissimuler, dire virilement la vérité, même cruelle, afin qu’apparaisse l’étendue de l’effort nécessaire.

Mais nous voulons aussi faire connaître à la France sa valeur, la large place qu’elle occupe dans le monde, son admirable histoire coloniale, qu’elle ignore trop, ce qui est une grande ingratitude à l’égard des explorateurs, des administrateurs, des soldats qui ont peiné, combattu, sont morts et meurent tous les jours, à son service et pour sa gloire.

Nous voulons éclairer le patriotisme dans les âmes françaises par cette conscience de la valeur de la France, et en rappelant que, de crises plus redoutables que
celle dont elle souffre aujourd’hui, notre Patrie est sortie victorieuse par les vertus qu’elle tire de son sol et de son histoire.

Nous voulons, d’accord avec les Associations déjà fondées, et qui ont rendu de grands services « Alliance française », « Comité Dupleix », « Alliance nationale pour
l’accroissement de la population »,  » Pour la Vie », « L’Alarme », « La Ligue d’Action régionaliste », etc. défendre partout où ils sont en péril, notre influence morale et
nos intérêts matériels, et attaquer, les fléaux qui détruiraient à coup sûr la France, si, pour des motifs, parmi lesquels il en est d’ignobles, on les laissait poursuivre leur œuvre.

Nous voulons enfin, sans que jamais nous nous mêlions aux dissentiments politiques et religieux, provoquer, en toute circonstance où nous jugerons devoir le faire, les manifestations de l’esprit national.

Nous entreprenons une œuvre de longue haleine avec la volonté d’y persévérer. Les adhésions qui nous sont venues, nombreuses et ardentes, nous permettent de vastes espoirs.

Que chacun de nous prenne à cœur la propagande en faveur de la Ligue. Nous sommes aujourd’hui deux mille. Il faut qu’avant un an, avec l’aide des groupements provinciaux que nous constituons en ce moment, nous soyons cent mille. »

ERNEST LAVISSE, Général PAU.

Sur la censure pendant la guerre de 14-18 lire :

Forcade Olivier, « Voir et dire la guerre à l’heure de la censure (France, 1914-1918) », Le Temps des médias, 2005/1 (n° 4), p. 50-62. DOI : 10.3917/tdm.004.0050. URL : https://www.cairn.info/revue-le-temps-des-medias-2005-1-page-50.htm

Ernest Lavisse

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ernest_Lavisse

 » Ernest Lavisse, le général Pau et Louis-Emile Bertin seront, avant la guerre de 1914, les cofondateurs de La Ligue Française11. Ernest Lavisse, le général Paul Pau seront les Présidents d’honneur de La Ligue Française sous la Présidence de Louis-Emile Bertin  »

« En juin 1888, il participe en Italie aux grandes fêtes de Bologne, organisées pour les 800 ans de la plus ancienne université d’Europe. Il accompagne à cette occasion la délégation étudiante parisienne qui fonde à Bologne la Faluche. »

« ‘il est à l’origine en 1886 du Diplôme d’études supérieures » . On disait dans les années 60 « faire son mémoire » quand on préparait un DES.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Faluche_(coiffe)


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