Le massacre du Pont-Lasveyras et l’histoire en marche

http://www.sudouest.fr/2011/02/14/une-amicale-pour-la-memoire-318070-1893.php

http://www.sudouest.fr/2012/10/02/un-travail-sur-le-pont-lasveyras-837140-1893.php

http://catc.lanouaille.over-blog.com/article-afin-que-survive-le-souvenir-115405813.html

« Le matin, une petite cérémonie avait eu lieu à Saint-Yrieix-la-Perche : le nom d’un résistant arédien, André Duredon, donné à une rue. L’association des familles et amis des victimes du nazisme en Limousin et Périgord (AFAV) a tenu à ce que la municipalité répare l’oubli de ce jeune tombé au Pont Lasveyras alors que 4 autres camarades ont leur rue.

La famille a dévoilé la plaque en présence du député-maire Daniel Boisserie et de Nikolina Grimalt, présidente de l’AFAV. » (16 février 2013)

https://www.lamontagne.fr/brive-la-gaillarde/vie-pratique-consommation/2013/02/18/une-ceremonie-commemorait-samedi-le-69e-anniversaire-du-massacre-de-34-resistants_1447261.html

http://www.sudouest.fr/2014/03/27/l-afav-toujours-en-quete-de-la-verite-1505686-1893.php

https://www.lepopulaire.fr/saint-yrieix-la-perche/2014/02/18/une-delegation-allemande-presente-a-la-ceremonie-en-memoire-des-49-jeunes-gens-abattus_1877384.html

« Ce dimanche 16 février, de très nombreuses personnes étaient présentes à la cérémonie commémorative du massacre du Pont Lasveyras.

Celle-ci s’est déroulée au monument aux morts, situé dans le petit square de la « Croix de Fer », à Saint-Yrieix-la-Perche. Parmi les personnes présentes, se trouvaient beaucoup d’élus de Haute-Vienne, de Corrèze et de Dordogne, ainsi que Fritz Körber, représentant allemand, mais aussi de nombreux anciens combattants (17 porte-drapeau) dont, des membres du Bataillon Violette, de l’Anacr (Association des Anciens Combattants et des Amis de la Résistance), de l’UNP (Union nationale des parachutistes), section de Corrèze, Creuse, Haute-Vienne et Dordogne.
De très nombreux membres d’associations arédiennes, dont l’Afav (Amicale des Familles et Amis des Victimes du nazisme en Limousin et Périgord), ainsi que beaucoup d’anonymes avaient aussi fait le déplacement pour honorer la mémoire des 49 victimes du massacre du Pont Lasveyras. La cérémonie a commencé par un dépôt de gerbes, du président de l’Amicale des Anciens Maquisards du Bataillon Violette, Brigade RAC, 50e RI (III e Bataillon), Dominique Sardin d’Enjoy et d’André Mialaret pour la municipalité de Saint-Yrieix.

Deux élèves du lycée J.-B. Darnet ont lu un poème de Robert Desnos « Ce c’ur qui haïssait la guerre », avant l’allocution du député-maire de Saint-Yrieix, Daniel Boisserie. Celui-ci a rappelé que « les Limousins savaient faire la différence entre les Nazis d’autrefois et les Allemands d’aujourd’hui » et que « la présence d’une délégation allemande, pour la première fois, au Moulin de la Résistance était positif pour l’entente entre les deux pays ».  »

http://excideuil.blogs.dordognelibre.fr/archive/2017/02/03/un-nouveau-bureau-a-l-afav-38335.html

http://www.ferguson-en-perigord.com/pages/regions/perigord/maquis/htm/maquis.htm

 

Les massacres d’Oradour et du pont Lasveyras (1944), par Henri Ménudier

Professeur émérite de l’Université Paris 3 – Sorbonne nouvelle.

dans

Allemagne d'aujourd'hui 2014/2

Nous ne pouvons recopier tout le texte. Nous renvoyons à l’article complet. Des citations peuvent, surtout sur cette question, être mal interprétées.

« Pourquoi le massacre du Pont Lasveyras, peu connu hors de la Dordogne et du Limousin, totalement inconnu en Allemagne, suscite-t-il des tensions entre Français, encore plus dans la perspective d’un rapprochement avec la République fédérale d’Allemagne ?  Le cas d’Oradour-sur-Glane sera évoqué en premier car la visite des présidents de la République française et allemande, le 4 septembre 2013, a eu lieu avant la commémoration du 70e anniversaire du massacre du Pont Lasveyras, le 16 février 2014. Servant de référence, la visite à Oradour-sur-Glane a indirectement influencé le climat de cette dernière commémoration. […]

Lors de leur visite à Oradour-sur-Glane, le 4 septembre 2013, les présidents de la République, française et allemande, abordent différemment le problème des Malgré-nous. François Hollande reconnaît les tensions : « Il a fallu des décennies, toujours, pour que soit aussi reconnu le drame des incorporés de force et que le Limousin et l’Alsace fassent la paix ».

Le texte sur Le Pont Lasveyras est très complet.

Sur les associations :

« Deux associations se consacrent, parfois en se disputant, à la défense de la mémoire des victimes du massacre du Pont Lasveyras. L’Amicale des Anciens Maquisards Résistants et Amis du Bataillon Violette, Brigade RAC 50e RI (siège social à la Mairie de 24270 Lanouaille) est fondée en 1946. […]

La grande stèle à proximité du Moulin de la Résistance reproduit le nom des réfractaires tués sur place ou morts en déportation. Elle a été corrigée en 2009 grâce aux preuves fournies par l’autre association, l’AFAV et validées par le Musée de la Résistance au Pont Lasveyras. […]

Beaucoup plus récente, l’Amicale des Familles et Amis des Victimes du Nazisme en Limousin et au Périgord (AFAV) a été fondée le 6 février 2010 ; son siège est également à la mairie de Lanouaille. Sa principale animatrice, Nikolina Grimalt, est une interprète, ancienne ingénieure d’origine bulgare, qui consacre sa retraite au Pont Lasveyras. Son engagement vise à « défendre et perpétuer la mémoire des victimes du nazisme en Limousin et en Périgord ». En liaison avec les Archives départementales de la Dordogne, son premier souci a été, à partir de 2005, de rechercher, trier et sauvegarder des documents. Ainsi a-t-elle pu organiser dès 2009 l’exposition permanente du Musée sur le massacre du 16 février 1944. À l’aide de documents, de témoignages et de DVD elle contribue à l’éducation civique des jeunes. Son propre film documentaire est souvent utilisé dans les établissements scolaires. Elle publie un bulletin de liaison fort utile et milite aussi pour la mise en place de stèles à la mémoire des réfractaires.

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L’AFAV coopère avec l’Association limousine franco-allemande (animée par Agnès Lecointre), qui veut développer les relations franco-allemandes dans le Limousin, l’Association franco-allemande de Fribourg, la Mairie et l’ancien camp de concentration de Dachau. Pour ses recherches sur les atrocités des troupes allemandes à Limoges et sur le sort des maquisards déportés, elle est entrée en contact avec les principaux centres d’archives militaires en France et en Allemagne. L’AFAV met la documentation qu’elle réunit à la disposition du Musée de la Résistance du Pont de Lasveyras, elle a contribué à identifier plusieurs réfractaires considérés comme « inconnus », tenant ainsi à jour la liste des victimes. Elle a fait poser une stèle à Payzac et donné le nom d’un réfractaire à une rue de Saint-Yrieix-la-Perche. Au terme de recherches parfois fastidieuses, elle publie dans son bulletin la biographie des victimes du massacre. Elle essaie par exemple d’élucider l’itinéraire d’un des déportés du Pont Lasveyras qui, de façon surprenante, a travaillé légalement quatre mois dans une boulangerie de Nuremberg, avant d’être envoyé au camp de concentration de Dachau, et dont la trace se perd dans un convoi vers Auschwitz. La famille de la boulangerie dans laquelle il a travaillé en 1944, et où il aurait laissé un bon souvenir, a été retrouvée à la même adresse en 2013. L’AFAV a fait inscrire le massacre du Pont Lasveyras sur le site allemand « Contre l’oubli » : http://www.gedenkorte-europa.eu/content /list/603/

[…]

La préparation de la cérémonie du 70e anniversaire suscite bien des polémiques. L’Amicale du Bataillon Violette apprécie certes les recherches et le travail d’archive réalisé par l’AFAV, ainsi que ses efforts pour retrouver le nom des inconnus, mais elle redoute le surgissement de vérités dérangeantes (par exemple les cas de collaboration et de trahison au sein de la Résistance) ou de faits désagréables. Elle ne souhaite pas aller plus loin par crainte, selon ses propres termes, « de remettre en cause la mémoire et la loyauté des anciens du Bataillon Violette ». Les recherches de Madame Grimalt et de son équipe fâchent car elles font naître des doutes, elles sont considérées comme inutilement provocatrices. »

Sur la Brigade RAC

http://resistancefrancaise.blogspot.fr/search/label/Brigade%20Rac

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