Le tout et les parties, la rose, les épines et la m…e

Etudiant pictave, nous chantions avec les escholiers de l’Ordre du Vénéré Bitard (L.S.T.) :

Le soleil brille à l’horizon.
O Merde, Merde divine
Toi seule a des appâts
La rose a des épines
Toi, Merde
Tu n’en a pas
(Tu n’en a pas)

 

C’était une façon de nous préparer au fait que nous ne tiendrons sans doute pas le  » haut du pavé  » et, qu’en conséquence, nous trouverions la merde sous nos pas. Même si nous ne sommes plus dans les villes de l’ancien temps qui avaient oublié l’héritage romain et ses égouts souterrains.

Or je lis dans l’excellent  » Le Moyen Age par ses images  » de Chiara Frugoni, Les Belles Lettres, page 245 :

 » Les roses sont dépourvues d’épines : Adam de Saint-Victor (1) s’adressait en effet à la Vierge, génératrice du Verbe, comme à une fleur naissant parmi les épines du péché [originel], mais dépourvue d’épines :  » Salve, Verbi sacra parens, flos de spinis, spina carens « 

Si vous voulez faire savant, vous pouvez parler de synecdoque ou de métonymie. Mais on ne va pas en ch..r une thèse ! Et la classe de rhétorique c’était bien avant notre premier bac en 1963 (en ces temps révolus, où on faisait subir à la jeunesse de mauvais traitements qu’on appelait « examen d’entrée en sixième », « certif », « brevet », « premier bac », « deuxième bac », et où, plus pervers, tout le monde n’était pas reçu et où les « mentions » n’étaient que pour très peu de monde.

Ce billet est d’actualité. Les pubs dans votre boite aux lettres vous annoncent les promotions pour le Ramadan, les médias vous parlent d’un « mai 68 » (LA révolution ! ben couillon !), mais pas un journaliste n’a entendu sonner les cloches du soir pour annoncer le « mois de Marie ». En Dordogne, en revenant de la bastide de Monpazier, j’ai vu des églises ouvertes et entendu les cloches.

 » C’est le mois de Marie

C’est le mois le plus beau

À la Vierge chérie

Disons un chant nouveau. »

Ce qui m’a rappelé le « mois de Marie » à St-Yrieix dans les années 50-60, à la chapelle de la Vierge (et pourquoi ne parle-t-on jamais du vierge Joseph ?), dans le bras du transept nord de la Collégiale du Moustier.

Vous êtes bien sur le blog le plus culturel de France et de Navarre.  Jarniadieu ! pardon, Jarnicoton !  (2)

(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Adam_de_Saint-Victor

Et l’on retrouve Limoges !

 » Les petits poèmes figurent dans le graduel de Saint-Victor avant d’être de tous les missels par le Concile de Latran IV (1215), ce qui favorisa les copies et imitations. Cependant la provenance, comme on pourrait le penser n’est pas parisienne, mais issue de Saint-Martial de Limoges, abbaye qui avait des relations avec les troubadours.  »

(2) https://gavroche60.com/2017/08/03/un-juron-de-henri-iv/

 

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