En 1968, la Pentecôte eut lieu comme prévu, le dimanche 2 juin

http://www.calagenda.fr/fete-pentecote-1968.html

J’étais  » monté  » à Paris, ma première visite dans la capitale. En stop, que je pratiquais beaucoup. Merci à tous les automobilistes de France et d’ailleurs qui m’ont pris à leur bord. Et même parfois invité chez eux.

Le 30 mai, j’étais dans la cour de la Sorbonne quand y fut diffusé le discours de de Gaulle à 16h 30.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mai_68

Je ne sais si c’est le soir même que nous partions faire du stop pour revenir à Poitiers ou le lendemain.

En tout cas, je me souviens qu’il faisait très beau, très chaud. Que l’essence revenait elle aussi. Et que la convivialité, c’était fini tout d’un coup ! on a passé toute la nuit à tendre le pouce. La France partait à la plage. Pas celle sous les pavés ! faut pas rêver !

Deux ans plus tard, m’arrêtant à la Cité U Descartes à Poitiers sur la route de Nantes, je rencontrais les femmes de ménage (on disait encore ainsi), la concierge. Et j’apprenais que les étudiants de l’après 68, arrivaient à la cité U en demandant à ce qu’on leur porte leurs valises dans leur chambre ! et que c’en était fini des cafés, des tirages des rois entre étudiants et personnel.

Enfin, un automobiliste, un architecte, spécialisé dans les stations services !, nous a pris en charge. Il avait fait des stocks de jerricans d’essence. Ça sentait fort dans la voiture surchauffée. Ouf, on n’a pas eu d’accident.

L’été 68 fut mon plus mauvais été. Les examens n’avaient pas eu lieu. J’ai dû réviser pendant l’été. Je m’étais jusqu’alors débrouillé pour être reçu à la session de juin, pour travailler et voyager l’été.

J’ai cependant fait une session comme mono à l’île d’Aix.

Du coup, une fois la licence obtenue [il fallait 4 ans pour une licence) – avec le même sujet d’examen que celui prévu pour mai ! ah ! les profs démagos (j’ai constaté à quel point les deux termes vont souvent bien ensemble) nous avaient annoncé qu’ils feraient dorénavant des sujets qui porteraient sur tout le programme et non sur un seul chapitre !], je n’avais pas envisagé la suite. Primum, obtenir le diplôme ! on ne nous avait pas dit dès l’enfance que nous serions l’élite. Alors j’ai fait un  » diplôme  » (un DES) et l’IAE (c’est là que je suis passé de notion  » abstraite  » – que c’est mal dit, on ne nous avait pas appris à abstraire ! – de coût à ce qu’elle pouvait bien recouvrir. Qu’on m’a parlé d’organisation du travail, etc.

Je me suis alors intéressé aux coûts publics, aux relations public/privé (quand le privé se sert du public par exemple)… sujets qui n’ont intéressé aucun prof. Un beau sujet tabou. Toujours d’actualité. Mais chut. Les fuites, ben dame, ça lubrifie le système !

Le service militaire existait toujours. J’ai alors fait un stage  » armée/jeunesse  » au CEL (Centre d’Essais des Landes) où j’ai tenté de calculer le coût des essais du missile Pluton. Et là j’ai dû calculer plusieurs  » coûts « .  Finalement, je n’ai pas fait de service. J’ai fini  » réserviste du service de défense « . Versé dans la réserve !

Entre le 30 juin et le 2 juillet ce fut la canicule en France. 40° relevés dans les Landes, 50 noyades.

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