Monsieur Pizot

 » Pierre est un solitaire des Boutières. Au pied du Mt Mézenc situé à la frontière du département de la Haute Loire et des plateaux de l’Ardèche, il a fait le choix de vivre comme autrefois dans sa modeste ferme et se refusant à tout modernisme. Issu du film  » Le monde rural. Echos sonores sur les chemins du Mézenc » et après avoir obtenu l’autorisation de son auteur, voici un extrait du dvd que nous offre ici M. Bernard PEYROL »

 » Pierre des Boutières, de son vrai nom Pierre Pizot, est décédé ce dimanche 21 juillet 2013. Il avait 84 ans et habitait encore dans sa ferme, la ferme de « Tru », solidement installée depuis des décennies sur le flan ardéchois du massif du Mézenc.

A l’écart du monde moderne, cet homme vivait de choses simples, se chauffait et préparait ses repas grâce à sa cheminée, allait chercher l’eau à l’étable et dormait chaque nuit dans son lit-clos. Personnalité de la région, nombreux étaient marcheurs et touristes qui faisaient escale à sa ferme pour lui rendre visite.  »

Nous avons encore en Limousin des personnes qui vivent ainsi.

J’y pense chaque fois que je vois, à Nantes, les Roms faire la quête avec des vêtements nouveaux chaque jour – ils vident les dépôts de « vieux vêtements » (beaucoup n’ont jamais été portés !,) – , smart-phone à l’oreille. Ah l’économie circulaire ! le commerce moderne remercie les écolos d’avoir fait la promo du « concept » !

Je pense aussi à ces ex collègues prof de lycée en Roumanie qui ne peuvent s’acheter un vêtement neuf que tous les trois ans.

Nous vivons dans un monde étonnant !

Pas besoin de faire un long voyage. Mais il faut regarder autour de nous. Ecouter. (1)

Monsieur Pizot n’intéresse pas nos ethnologues. Imaginez, demander des crédits pour aller en Limousin ou en Haute-Loire ! ridicule ! nul ! Imaginez les ricanements des membres des  » commissions de spécialistes  » qui recrutent dans nos universités 3.0 les maîtres de conf et les profs de l’enseignement Postérieur. C’est comme étudier l’occitan. Ce fut la langue parlée il y a peu par la moitié de la France, mais quel intérêt ? aller étudier une langue parlée par 10 personnes au bout du monde, c’est quand même plus chic. Et ça peut faire pleurer dans les dîners en ville et faire citer « Une langue qui meurt, c’est une vision du monde qui disparaît ».

(1) ce matin, j’ai fait la petite boucle – mes petits pois se mangent frais ! et je respecte mon jardinier – de la fête du vélo à Nantes (Nantes, rive droite de la Loire vers l’amont, ponts de Thouaré, rive gauche, Pont de Bellevue, Nantes). Beaucoup de monde. Et figurez-vous que je n’ai vu qu’une seule personne les écouteurs aux oreilles. Et ce n’était pas un cyclistes ! Les choses changeraient-elles ?

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