Règle de vie à propos de la vieillesse (Schopenhauer)

« REGLE DE VIE N° 28 À propos de la vieillesse

C’est à tort qu’on s’apitoie sur l’absence de
joies qui caractérise la vieillesse et qu’on la plaint
parce que maints plaisirs lui sont refusés. Tout
plaisir est relatif car il ne s’agit que d’une satisfaction,
d’un besoin qu’on assouvit. Qu’avec la
suppression du besoin le plaisir s’estompe, cela
mérite aussi peu de regrets que l’impossibilité de
continuer à manger après un repas ou de dormir
après une nuit de sommeil. Beaucoup plus justement,
Platon (République, livre 1) estime heureux
le temps de la vieillesse du fait qu’à cet âge
cesse enfin le désir des femmes. – Confort et
sécurité sont les besoins principaux de la vieillesse
: c’est pourquoi on aime avant tout, à cet
âge-là, l’argent – un substitut des forces qui déclinent.
Après lui, ce sont les joies de la table qui
remplacent les plaisirs de l’amour. À la place du
besoin de voir, de voyager et d’apprendre s’est
installé le besoin d’enseigner et de parler. Mais
c’est un bonheur quand le vieillard a gardé
l’amour de l’étude, de la musique et même du
théâtre « 

Schopenhauer, L’art d’être heureux – Nicomaque II

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s