La Dronne, la moule perlière et les étangs dans La Marche de l’histoire sur France Inter

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dronne

Une vidéo :

http://www.life-haute-dronne.eu/blog/un-film-pour-decouvrir-la-dronne-episode-1-0

http://riviereesperance.canalblog.com/archives/2014/03/16/28259870.html

https://www.franceinter.fr/emissions/la-marche-de-l-histoire/la-marche-de-l-histoire-29-aout-2018

 » Aujourd’hui, le mot d’ordre est la préservation de la biodiversité des rivières. Elisée Reclus écrivait : « J’opère des cataclysmes dans une peuplade imperceptible lorsque je grimpe sur un arbre pour balancer mes jambes au-dessus du ruisseau. »

  Les rivières, elles aussi, ont une histoire, disait le grand géographe libertaire Elisée Reclus.Il avait vécu son enfance les pieds dans l’eau de la Dordogne. La Dronne est un sous-affluent de celle-ci. Elle naît au Sud du Parc naturel Périgord-Limousin; très vive au départ, elle s’élargit ensuite dans les plaines qu’elle fertilise. Son cours est de 200 kilomètres. La meunerie de la région, ses papeteries, son industrie du feutre lui doivent beaucoup : on se souvient peut-être  que la pantoufle charentaise était largement fabriquée dans le département de la Dordogne…

Aujourd’hui, le mot d’ordre est la préservation de la biodiversité des rivières. Reclus écrivait : « J’opère des cataclysmes dans une peuplade imperceptible lorsque je grimpe sur un arbre pour balancer mes jambes au-dessus du ruisseau. » Or la Dronne  est le dernier refuge significatif pour la moule perlière, margaritifera margaritifera… On se souvient peut-être que Marie de Médicis, au début du XVIIème, arborait une robe ornée de 32 000 perles issues des rivières européennes alors que margaritifera margaritifera ne produit qu’une fois sur mille une perle de nacre utilisable. Et, depuis cent ans, 99 pour cent des moules perlières ont disparu. La réserve de la Dronne est donc jugée inestimable.

Les œufs de la moule ne pouvant être fécondés qu’à l’abri de la truite fario, il a été décidé d’assurer, toutes affaires cessantes,  sa libre circulation. Une vingtaine de barrages accompagnant les moulins lui font obstacle et retiennent des eaux stagnantes ? Adieu barrages…

Mais les traces de l’effort humain doivent-elles disparaître de l’histoire des rivières ? Et  les moulins n’ont-ils pas eux aussi un rôle écologique puisqu’ils peuvent produire  de l’énergie électrique ?

Le débat court le long de la Dronne mais il concerne aussi bien d’autres rivières où la renaturation est présentée, je cite un document lu au bord de la Corrèze, à Tulle, comme une « exigence environnementale, sociale et sociétale ».

Site du CPIE, artisans du changement environnemental

Site du Parc Naturel régional du Périgord-Limousin

Fédération des Moulins de France

Réserve de biosphère du bassin de la Dordogne

La moule perlière dans la Dronne

http://www.life-haute-dronne.eu/preservation-de-la-moule-perliere

http://www.life-haute-dronne.eu/blog/un-film-pour-decouvrir-la-dronne-episode-1-0

Ca fait longtemps que mon père m’a expliqué que la multiplication des étangs dans les années 60 a entraîné le réchauffement des eaux des rivières. Et si l’on ajoute les lessivages par les pluies des traitements des pommiers de « montagne », excusez du peu , du Limousin… on comprend qu’on ne trouve plus de pêcheur sur la Loue, sur l’Isle, la Boucheuse, etc.

Dans le « discours écologique » on entend du tout et du n’importe quoi. Quel dommage ! en même temps qu’on vous explique les conséquences des barrages sur la truite fario (ma truite !) et sur la moule perlière, on vous dit aussi que les micro-barrages pour faire de l’électricité « locale » bio et naturelle c’est extra. Ah ah ! je les invite à regarder des photos de l’amont du barrage qui se trouve sur l’Isle au pied du magnifique château de Jumilhac-le-Grand (on a Ladignac-le-Long, St-Yrieix-la-Perche et Bussière-Galant (là où la Dronne prend sa source) !) il y a 50 ans et aujourd’hui. Les barrages hydro-électriques sont extra pour fabriquer des plaines alluviales.

On va détruire des barrages de moulins multicentenaires. Mais quid de ces tas d’étangs qui ne servent plus à rien. Pas plus à la pêche (si ce n’est pour les ragondins) qu’à la baignade (les petits-enfants des propriétaires n’iront pas se tremper dans une telle eau !).

Je pense que je n’aurai pas la chance de pouvoir repêcher des gardèches, des goujons et des truites dans les rivière de ma jeunesse limousine. Mais qui se rappellera des gardèches et des goujons ? J’aurai plus de chance dans la Chézine entre Nantes et Orvault !

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