» Alimentation et idéologie : le cas de la châtaigne « 

Annales. Economies, sociétés,
civilisations
Alimentation et idéologie : le cas de la châtaigne
Ariane Bruneton-Governatori
Abstract
Alimentation and Ideology : the Chestnuts.
Within the span of a single century a crop of considerable importance both in terms of commercial and food production almost
disappeared completely : namely the French production of chestnuts.
This is generally explained by various specific factors, which tend to overlook the role of representation of food consumption
and production. In this case the negative image of chestnuts – accused by the partisan of modernism of being the fruit of a tree
rather than the result of human labor, and of slowing down agricultural development and progress in general – played an
important role. The devaluation of this food product was accompanied by that of its traditional consumer as well. The
internalization of this devaluation is manifest in the evolution of this crop, as is the case in the Third World today for other
foodstuffs.
Citer ce document / Cite this document :
Bruneton-Governatori Ariane. Alimentation et idéologie : le cas de la châtaigne. In: Annales. Economies, sociétés, civilisations.
39
année, N. 6, 1984. pp. 1161-1189
;
extraits :
 » Le reste pour essentiel pourrit sur place On pourrait souligner le gâchis que représentent heure actuelle les milliards de protéines qui se perdent annuellement sous les arbres environ 70 000 calories par arbre ou relever que la balance commerciale française en châtaignes et marrons est nettement déficitaire tandis que le Japon est en passe de devenir le premier producteur mondial de châtaignes après plantation massive de 30 000 ha en 15 ans « 
« 1709, 1766, 1789 des années noires des hivers où le gel effroyable fait périr quantité arbres dont le châtaignier est un accident mais qui oblige les cultivateurs se poser la question faut-il replanter ? En Limousin en 1733 l’ intendant Aubert de Tourny écrit :  » Nous voyons avec grand-peine que la négligence sur cet objet est portée dans tout notre département au point qu’ on pas de replanté le vingtième des châtaigniers noyers et autres arbres fruitiers détruits par hiver de 1709. « 
« Elle part du principe suivant exprimé encore par Chaptal  » les châtaigneraies n’exigent point de soins  » ou par Moreau de Jonnes : « Cette production est un vestige des temps où les populations vivaient des fruits spontanés de la terre et de ceux qui exigent ni soins ni intelligence pour donner une nourriture chétive et grossière ». Une production qui ne réclame pas de travail mérite-t-elle être considérée comme une culture ? Si le produit du châtaignier obtient sans culture comment peut-on l’améliorer ? Comment se justifier alors lorsque l’on est économiste, agronome ,administrateur ? « Une population alimentée presque uniquement par les fruits d’un arbre est nécessairement dans un état stationnaire » écrit de Gasparin dans son Cours agriculture. Cet état peut aussi être interprété comme autarcique c’est-à- dire vivant hors des circuits commerciaux et monétaires. « La population qui bénéficie du châtaignier « explique Demolins ne trouve donc pas en général issue large au-dehors »
Allez lire cet article captivant. Nous ne pouvons tout le citer !

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