Ne confondez pas Trognon et Trogneux ! qui se souvient de l’affaire Trognon ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Brigitte_Macron

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/16/Brigitte_Macron_%28July_2017%29.JPG/220px-Brigitte_Macron_%28July_2017%29.JPG

 » grand-mère de sept petits-enfants « 

Ben didon les grand-mères ont changé depuis ma jeunesse arédienne !

Revenons à l’affaire Trognon oubliée par les Arédiens :

https://saintyrieixlaperche.wordpress.com/2014/11/28/saint-yrieix-la-maison-jarrige-de-la-morelie-le-juge-rousseau-et-laffaire-trognon/

https://saintyrieixlaperche.wordpress.com/2018/02/13/quand-le-journal-pilote-traitait-de-laffaire-trognon/

Voici un extrait du journal l’Unité ( 13-10-1972 ). L’Unité ! qui s’en souvient ? le journal du PS dirigé par Claude Estier.

Je lis :

« En 2016, la déclassification d’archives en Roumanie révèle que Claude Estier travaillait sous le nom de code Stanica pour le compte de la Securitate7 afin d’influencer le gouvernement : il a été recruté en février 1982 par un agent roumain en poste à Paris, Oros Popescu. Il renseigne la dictature roumaine notamment sur la vision du gouvernement français à propos de la bombe à neutron, sur les relations germano-américaines.  »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Estier

« Philippe s’appellera donc Philippe Trognon. A trois ans, il a gagné, par parents adoptifs interposés, la première bataille de sa vie contre la bêtise. Si Jean-Jacques Rousseau avait inventé les boîtes à ordures, au lieu d’écrire les « Confessions », on peut se demander si le juge du tribunal de grande instance de Melun, Maurice Rousseau, aurait rejeté la demande d’adoption d’un enfant par M. et Mme Trognon, sous prétexte que leur nom est ridicule. Voilà à quoi peut tenir la décision d’un juge. L’affaire Trognon, qui s’est heureusement bien terminée, a de quoi faire frémir. Elle montre en effet qu’en dépit des excellents renseignements recueillis sur les époux Trognon, leur nom, et leur nom seul, a pu motiver la décision défavorable d’un juge à leur égard. Elle montre, par ricochet, quel handicap peut représenter un nom jugé bizarre, étrange, ridicule par le commun des mortels. Car il n’est pas facile de s’appeler — tous ces noms existent réellement — Crétin, Connard, Groslard, Cocu, Salope, Labitte, Bellegueule, Baucon, Lecul, Corniaud, Cimetière, Verdefroid, Pippi, Grognefesse, Malréchauffé, Landru, Satyre ou Nazi. Et encore moins facile quand des parents inconscients ou « humoristes » assortissent le prénom au nom ; c’est le cas des époux Bastille qui appellent leur fille Madeleine, ou des parents Bon qui prénomment leur fils Jean. De la maternelle au lycée, de la caserne au bureau ou à l’usine, ceux que l’on appelle aujourd’hui les « handicapés patronymiques » se heurtent aux quolibets, aux plaisanteries ou au simple sourire dès qu’ils prononcent leur nom. Qui n’a pas lu, dans certains journaux, les rubriques « Nous ne l’avons pas inventé » ou « Les noms prédestinés » dans lesquelles on trouve, semaine après semaine, les photographies de la plaque du « Dr Faisant, vétérinaire », de « M. Machtou, dentiste », de « Mme Poilroux, coiffeuse», ou la silhouette capiteuse de Mlle Bellegueule, candidate au titre de Miss Bully-les-Mines ? Tous les secrétaires de rédaction des journaux savent d’ailleurs qu’un nom « marrant » est une véritable aubaine pour faire un titre. Quelques exemples : « Lalouette ne volera plus », « Georges Sansouci dépouillait les dévots de Saint-Antoine », « Devant la tombe, M. Lemort prononça l’éloge funèbre », ou « M. Montpied, maire de Clermont-Ferrand, vient d’adresser une lettre à M. Godillot, conseiller municipal ». Qu’en pensent les intéressés ? D’abord, ils ne trouvent pas le terme « handicapé patronymique » trop fort. Les exemples abondent, qui montrent que, pour certains, leur nom est un véritable obstacle dans la vie. Ainsi, M. Pourceau, dont les fiançailles ont été rompues lorsque sa fiancée a appris son nom. Ou cette femme qui n’ose dire son nom tout haut au guichet d’une administration : elle s’appelle Mme Cocu. Ou encore M. Crétin, qui n’a voté qu’une fois dans sa vie : on a trop ri au bureau de vote la seule fois où il s’y est présenté. 1000 F et 18 mois d’attente C’est parce qu’il avait connu ces plaisanteries pesantes, ces quolibets, que Jean-Louis Meurdesoif, employé à la Sécurité sociale, a décidé, en 1965, de créer à Lens (29, boulevard du Marais) l’Association des handicapés patronymiques. Son but : faire en sorte que ceux qui souffrent d’un nom ridicule sachent où s’adresser pour en changer. Car Jean-Louis Meurdesoif a décidé de changer son nom en Meursois. Et de le faire savoir. Changer de nom n’est pas, en théorie, aussi difficile que beaucoup l’imaginent. Il suffit de constituer un dossier motivé, de le transmettre au procureur de la République, qui, après l’instruction, l’envoie au ministère de la Justice. Le décret qui officialise le changement de nom est signé par le Premier ministre et le Garde des Sceaux. Il est applicable un an après sa parution au « Journal officiel ». Il n’en coûte pas moins de 1 000 F à ceux qui changent de nom. L’instruction dure entre 3 et 6 mois. Au total, un an et demi d’attente. En 1971, 502 personnes ont présenté un dossier au ministère de la Justice, qui a donné satisfaction à 409 solliciteurs. « Je ne vois pas pourquoi les pouvoirs publics ne prennent pas en charge les frais de constitution de dossier des handicapés patronymiques, déclare André Delelis, député-maire de Lens, qui a succédé à Jean-Louis Meursois, après la mort de ce dernier, à la tête de l’Association. De plus, il faudrait accélérer la procédure, et la rendre moins complexe. » Un timide effort a été fait dans ce sens : en mai dernier, René Pleven a annoncé que des remises totales ou partielles pouvaient être accordées à des personnes de condition modeste. C’est encore trop peu. Il aura fallu cependant l’affaire Trognon et l’absurde préjugé d’un magistrat, pour que l’on découvre les obstacles que peut susciter un nom. Mais vaut-il mieux aujourd’hui s’appeler Trognon, Rives-Henrys ou Charret, M. le juge ?  »

 

Que c’est loin tout ça ! bientôt les prénoms qui font être au top seront : Clitoris, Pénis, Vulvite, Cyprine.

On ne va quand même pas laisser la parole aux enfants. Caca Boudin, quand même, tot parier !

Térébenthine sera passé de mode. Le vrai écolo nomme ses enfants Clématite, Pyracantha, Araucaria, Persil, Topinambour (ça c’est pour les Limousins !). D’ailleurs le pape a décidé de changer la liste des saints du calendrier afin de manifester urbi et orbi le virage écologiste de la Sainte Eglise.

 

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