Je me souviens de la rue de la porcelaine à Paris, rue Paradis-Poissonnière

 » C‘est la rue Saint-Lazare qu’il faut chercher sur le plan que Boisseau a donné de Paris en 1643, pour y trouver la rue qui n’était pas encore celle de Paradis-Poissonnière et qui avait même formé un tronçon du grand chemin du Roule-à-Saint-Lazare.

Le paradis n’y tomba pas du ciel ; il y poussa au contraire, comme de l’herbe, en des près qui appartenaient, faute d’anges, à des religieuses. Assez longtemps ce paradis des plus terrestres, demeura potager, en ne prenant ses élus que dans les maraîchers. L’enfer du même quartier, qui était la rue Bleue, n’avait rien encore de commun avec l’azur quand le bourreau y demeurait, entre la caserne de la Nouvelle-France et les guinguettes des Porcherons. D’après un acte de soumission censuelle passé en l’année 1710 par révérendes dames sœur Geneviève Beauvillain, prieure et religieuse du couvent royal de Filles-Dieu, de cette ville, du Saint ordre de Fontevrauld ; sœur Élisabeth Lovy, dépositaire, et sœur Marguerite Guillet, boursière, leur monastère était propriétaire de 13 arpents de marais cultivés hors la porte Saint-Denis, au lieu dit Les Paradis et anciennement Les Prés-des-Filles-Dieu, tenant d’une part au grand chemin des Poissonniers, d’autre part à Michel Naquet, d’un bout à la ruelle de Saint-Lazare, d’autre bout aux égouts de la Ville.

Beaucoup de légumes, s’y récoltaient encore en 1738. On avait alors à main gauche, en entrant dans cette rue, le jardin de Ledru, à qui succéda Jean Fromentin, jardinier de la rue Bergère ; puis venaient des pièces de marais à Mme Pécheur, à Mme de Champeron, audit Ledru, à Michel Naquet et aux filles-Dieu. A main droite, l’enclos Saint-Lazare.

Pourtant le n° 44 de la rue, bâti en 1785 sur un terrain venant des lazaristes, est un ancien pied-à-terre de Philippe d’Orléans, plus tard Égalité, qui y logeait une danseuse. Le prête-nom du prince, comme propriétaire, était le chevalier de Saint-Sault. Néanmoins, il y avait encore dans la rue presque autant de vachers nourrisseurs qu’on y compte aujourd’hui de marchands de porcelaine en gros. »

https://www.paris-pittoresque.com/rues/230.htm

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_de_Paradis

 » Vers 1831 Baccarat, la Compagnie des Cristalleries de Saint-Louis et deux autres verriers, Choisy-le-Roi et Bercy, chargent une maison parisienne, Barbier, Launay et Cie, puis Launay, Hautin et Cie, sise au no 30, 30 bis ou 32 de la rue de Paradis-Poissonnière, actuelle rue de Paradis, de la distribution de leurs produits.

Vers 1850, Baccarat et la Compagnie des Cristalleries de Saint-Louis reprennent seuls les locaux, dont il ne reste aujourd’hui que la façade sur rue, datée de 1832.

La Compagnie des Cristalleries de Saint-Louis y place un dépôt2 tout comme la maison Baccarat qui y installe aussi un atelier de bronze.

La maison Baccarat y comptait 246 employés en 1899 « 

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