Bob Maloubier, mission dans le Limousin

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bob_Maloubier

 » Il y a tout juste 71 ans, aux premières heures du 6 juin 1944, Bob Maloubier monte avec son groupe à bord d’un Halifax, bombardier de la Royal Air Force. Destination la France derrière les lignes allemandes et plus particulièrement le Limousin.

Le jeune homme alors âgé de seulement 21 ans est cependant un combattant aguerri : recruté à Alger fin 1942 par le SOE, le sevice action des Anglais, il a été entraîné pendant de longs mois à toutes les techniques de combat, au saut en parachute et au maniement des explosifs.

« Un nombre important
de bateaux »

Mais voilà, ce 6 juin 1944, il n’y a personne à Limoges pour réceptionner le commando du SOE. L’avion fait demi-tour. « On a bien remarqué en passant au-dessus de la Manche qu’il y avait un nombre important de bateaux, mais on ignorait complètement qu’il s’agissait du débarquement. On ne l’a appris qu’en arrivant ! », expliquait-il, il y a tout juste un an.

Le second voyage, le lendemain 7 juin, sera le bon. Bob Maloubier et les autres membres du groupe sont bien réceptionnés par les maquisards limousins de Georges Guingouin.

Leur objectif : fédérer la résistance locale et l’armer pour retarder le plus possible la progression de la division Das Reich – celle-là même qui s’est tristement illustrée à Tulle et Oradour-sur-Glane – vers la Normandie.

Mais les maquisards sont mal armés : Maloubier et son groupe organisent alors le plus gros parachutage d’armes effectué en France pendant l’Occupation le 25 juin à Sussac. Et moins de deux mois plus tard, le 21 août, Limoges est libéré par les hommes de Guingouin désormais bien équipés.

De ces quelques mois passés en Limousin, le jeune Maloubier gardera un souvenir impérissable : celui de sa rencontre avec Georges Guingouin. Pourtant, tout opposait les deux hommes, en particulier leurs idées politiques.

Mais entre le jeune espion, plutôt proche de la droite, et le maquisard communiste, le courant est passé. Et chaque fois qu’il a pu, Bob Maloubier s’est rendu à Limoges aux cérémonies commémoratives organisées à la mémoire du préfet « rouge » comme on a surnommé Georges Guingouin.

« Guingouin était un homme remarquable, un pur et un vrai stratège. Mais il était trop libre aux yeux de l’appareil communiste », confiait Bob Maloubier en décembre 2012, lors de la projection à Moulins du film qui lui était consacré.

Guingouin eut, on le sait, des difficultés avec le parti communiste à la Libération. Il fut même jeté en prison, d’où le sortira un jeune avocat nommé… Roland Dumas.  »

https://www.lepopulaire.fr/amp/limoges-87000/actualites/l-agent-maloubier-parachute-sur-le-limousin-le-7juin-1944-carte-interactive_11470874/

 » Un boulevard de la ville de Limoges (Haute-Vienne) porte le nom de Boulevard Robert Maloubier, en hommage à son action avec le maquis limousin16. Il a été inauguré le . « 

 

Je suis en train de lire de Bob Maloubier, L’Espion aux pieds palmés, éditions du Rocher, 2013, (ISBN 978-2268075129)

https://images-eu.ssl-images-amazon.com/images/I/51CSyDaHGLL._UY250_.jpg

https://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/robert-maloubier-1923-2015

https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2015/04/21/robert-maloubier-le-james-bond-francais-saboteur-pour-churchill-est-mort-a-92-ans_4620202_3382.html

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/04/21/01016-20150421ARTFIG00324-bob-maloubier-mort-d-un-espion-francais.php

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