Quand la roche de Saint-Paul-la-Roche servait pour fabriquer les hublots de la NASA

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Paul-la-Roche

 » Il y avait à Saint Paul deux géants qui se faisaient face, deux titans minéraux, l’un noir, un bloc de serpentine et l’autre blanc, un bloc de quartz. Les deux connurent hélas le même destin. Ils furent la proie des carriers et donc les victimes de la dynamite…

Dans les temps anciens, un sentier conduisait tout en haut de la Roche blanche ; elle était, dans l’esprit de la population, symbole de fertilité et ce, depuis longtemps sans doute.

Mais au XIXe siècle, ce quartz de toute beauté fut découvert puis utilisé par les porcelainiers puis, au XXe siècle par les industriels de l’optique et de l’électronique et même par la Nasa qui l’utilisa pour fabriquer divers éléments de ses capsules et navettes spatiales.

Exploité jusqu’en 1995, il ne reste plus aujourd’hui que quelques blocs épars, perdus dans les herbes folles attendant que quelqu’un se souvienne de leur splendeur d’antan…

Le quartz de Saint-Paul-la-Roche avait deux propriétés exceptionnelles. Il était ultra-pur, d’une part, d’où l’intérêt de l’industrie, mais aussi clivable, c’est-à-dire qu’il se délitait en lames minces, de quelques millimètres d’épaisseur, un peu comme des ardoises.

Cette deuxième propriété fut l’objet d’une controverse dans son explication. Pour les uns, il s’agissait de la conséquence d’un impact météoritique géant suggérée par la proximité de l’impact de Rochechouart-Chassenon. Pour d’autres il s’agissait d’un mode de formation purement terrestre, mais rare.

Aujourd’hui, la controverse est éteinte et l’origine terrestre a été confirmée par Philippe Lambert1 en 1974, et Claudia Trepmann2 en 2006.

Il est vrai que les quartz « choqués » formés lors des impacts météoritiques présentent un « pseudo-clivage » microscopique, qui nécessite pour être distingué un grossissement de plusieurs centaines de fois, alors que le quartz de Saint-Paul-la-Roche montre son clivage à l’œil nu.  »

Je lis sur un forum :

 » Si tu veux voir du « vrai » quartz choqué, il te faut lorgner vers les échantillons provenant de Saint-Paul-la-Roche (Dordogne). Il y a eu une grosse masse de quartz laiteux exploitée jusque dans les année 90′. Ce quartz pur à plus de 99,9% de silice a, pour l’anecdote, servi à faire des boucliers thermiques pour la NASA.

L’origine de cette masse de quartz est incertaine (cœur de pegmatite ?). Toujours pour l’anecdote, un énorme cristal y a été découvert (plusieurs tonnes) et, faute de volontaire pour le préserver (aucun musée n’en a voulu), et CRAC dans le concasseur (no comment).

Quant au « clivage » (quartz clivé … étrange), il proviendrait (conditionnel de rigueur) de l’onde de choc provoquée par la météorite de Rochechouart.

Il y a quelques années, je me souviens avoir vu des morceaux en guise de décoration du rond-point à l’entrée de Saint-Yrieix-la-Perche (87) en venant de Limoges (entre un supermaché et une jardinerie). Peut-être y sont-ils encore (pas d’échantillonnage, stp).

Tu peux encore traîner dans l’ancienne carrière (en demandant l’autorisation) et ramasser des morceaux, parfois « clivés », mais plus aucun cristal. C’est moins risqué et moins con que de se faire attraper pour dégradation d’un rond-point.  »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Apollo_8

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