Je me souviens quand on avait école le samedi après-midi et quand je travaillais du lundi au samedi soir pour mon premier emploi

1946 : chaque branche de l’industrie définit ses horaires de référence, souvent supérieurs à la durée légale du travail. L’âge de la retraite est fixé à 65 ans.

1956 : troisième semaine de congés payés. La victoire ds métallos de Renault en septembre 1955 devient celle de tous les salariés. En effet la loi du 27 mars 1956 fixe à 1,5 jour ouvrable par mois de travail la durée des congés payés.

1969 : quatrième semaine de congés payés. Là encore, la loi du 16 mai 1969 étendra à tous les salariés les quatre semaines de congés payés obtenues en décembre 1962 par les métallos de Renault et que 85 % des salariés du privé avaient arrachées au cours de mai 68.

1982 : la durée légale du travail passe à 39 heures par semaine, sans perte de salaire, et la cinquième semaine de congés payés est étendue. L’âge de la retraite est abaissé à 60 ans.

https://www.ihscgtaquitaine.org/ihsa/actualite/56-reperes-historiques-sur-les-grandes-etapes-de-la-reduction-du-temps-de-travail.html

graphique1

J’ai vu arriver la  » semaine anglaise  » à St-Yrieix

http://www.expressions-francaises.fr/expressions-l/2557-la-semaine-anglaise.html

 » C’était un samedi. Le Lutetia levait l’ancre à midi. Il était onze heures passées comme je sortais de la Trésorerie fédérale, une valise à la main. Il était trop tard. Les banques faisaient semaine anglaise. C’était la dernière nouveauté à Rio. »  (B. Cendars)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_des_huit_heures

Mon premier emploi c’était l’été 1964 à l’Imprimerie Fabrègue. Pour mettre en classeurs, puis les classeurs en carton, pour expédier dans le monde entier, les volumes des lois et règlements de l’Éducation Nationale… que je retrouverais lors de mon premier emploi comme assistant à l’IUT de Montpellier en 1970 puis à Nantes en 1971. Des classeurs de couleur bleu.

Mais nous avions deux heures pour le repas de midi. Maintenant dans une ville comme Nantes, tout est ouvert entre midi et deux heures. Rares sont ceux qui rentrent déjeuner chez eux comme je le vois faire encore dans bien des villes moyennes.

Le magasin de mon père ne fermait jamais en semaine (sauf quand il nous conduisait en 2 CV aux Abatilles, venait nous voir le 15 août et revenait nous chercher à la fin du mois). Ma mère sage-femme avait donc un mois de congés. Je pense qu’elle rattrapait ses heures « supplémentaires » – je me souviens qu’il m’arrivait de ne pas la voir pendant plusieurs jours, pour cause de baby-boum. Il fut même un temps ouvert le dimanche matin. Je me souviens de clients venant se chausser au printemps après la messe.

J’ai connu l’époque où les enseignements à l’IUT de Nantes avaient lieu du lundi 8 heures au samedi 12 heures. Et les projets dans les départements GEII et Mécanique continuaient souvent le week-end dans une excellente ambiance. On allait jouer au tennis dans le gymnase de l’Iut le we.  J’ai fait des enseignements le dimanche pour les séances de regroupement du CNAM. A Paris, les examens au CNAM avaient lieu le dimanche. Mais si je ne me trompe, le CNAM embauchait des surveillants qui n’étaient pas les enseignants. Autre époque !

J’ai aussi connu le labo d’informatique à la fac. Les labos étaient ouverts tous les jours de la semaine. Et le dimanche, c’était fort confortable pour bosser. Puis il y a quelques années, pour des raisons de sécurité a-t-on dit, la fac fut fermée. Quand je suis arrivé à Nantes à l’IUT , logé alors par l’ENSM (devenue depuis École Centrale de Nantes), des chercheurs couchaient dans les labos pendant des expériences ! Je me souviens de repas que nous avions organisé la nuit. Début des années 70.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeudi

« « La semaine des quatre jeudis » est une expression familière désignant une semaine idéale mais imaginaire, existant depuis le XVe siècle, bien que ce fût d’abord « la semaine des deux jeudis » : il est probable qu’à cette époque mercredi était encore un jour maigre (sans petit déjeuner, ni viande, ni œufs ni laitages) comme c’est encore le cas chez les chrétiens orientaux. Jeudi étant donc un jour gras entre deux jours maigres, on pouvait rêver d’un deuxième jeudi pour avoir plus de temps pour se refaire avant le jeûne du vendredi (d’autant que samedi était devenu un jour maigre dans le monde latin). On exagéra au XVIe avec trois jeudis (cf. Pantagruel, chap. 1) et au XIXe avec quatre. Puis les enfants s’approprièrent cette expression quand le jeudi devint leur jour de repos scolaire (de 1945 à 1972), pour parler d’une semaine idéale mais imaginaire où l’on ne travaillerait que 2 jours (4 jeudis + 1 dimanche pour se reposer). Effectivement jusqu’en 1972, dans la scolarité française, le jeudi était jour de congé tandis que le mercredi était travaillé : l’abandon progressif du samedi après-midi comme période de travail amena à rééquilibrer la semaine en basculant le repos du jeudi au mercredi en septembre 1972 (arrêté du 12 mai 1972). Avec quatre jeudis (non travaillés) et un dimanche, il ne resterait que deux jours d’école. Le repos hebdomadaire est depuis passé au mercredi mais l’expression est restée inchangée. Elle est généralement employée pour désigner un événement qui n’aura jamais lieu. Par exemple :

Ça y est ! On va pouvoir se payer des vacances.
Chouette, quand cela ?
La semaine des quatre jeudis !
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeudi

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