Je me souviens de la « Méthode Lemaire-Boucher »

Jacques Berthomeau me rappelle par son dernier billet

http://www.berthomeau.com/2019/09/aujourd-hui-en-europe-on-peut-produire-des-tomates-en-super-intensif-surexploiter-l-aquifere-et-obtenir-une-certification-bio-ainsi

la méthode Lemaire-Boucher

https://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_biologique_en_France

 » En 1948, l’agrobiologiste André Birre fonde l’association « L’homme et le sol » et lance la « Croisade pour l’humus »2.

En 1959, l’agronome Jean Boucher et le négociant en grain Raoul Lemaire élaborent la méthode dite Lemaire-Boucher basée sur l’utilisation d’une algue, le lithothamne, pour fertiliser les sols3.

En France, l’agriculture biologique a la particularité d’être née de cahiers des charges élaborés par la société civile : les consommateurs et les producteurs se sont ainsi regroupés sous forme associative en 1962, dont la principale était Nature & progrès, fondée4 par André Louis, Mattéo Tavera et André Birre5,6.

Le premier syndicat d’agrobiologie est créé en 19647.

Au début des années 1970, Philippe Desbrosses participe à la création de nombreux mouvements de l’officialisation de l’agriculture biologique 8.  »

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J’avais dû lire sur le sujet dans la revue des Jardins familiaux. 1959, j’avais 13 ans. L’algue ! … ah, c’est sans doute pour cela que je suis allé ramasser des algues sur la plage pour mettre au pied de mes premiers plants de poireaux !

 

Et, je vous le certifie (mais ce n’est pas scientifique ! on n’a pas fait de dégustation à l’aveugle … c’est comme pour l’homéopathie, c’est méta-scientifique !)  ça leur donne un goût délicieux. Et puis ça fait un paillage. Certes ça se décompose plus vite que la paille. Un conseil ! portez les algues dans un récipient fermé car vous allez avoir sinon plein de petites bêtes sautillantes dans votre voiture. Ou alors prenez une brouette. Mais attention aux automobilistes. A vélo c’est risqué, en brouette on tient plus de place… Dans mon coin du Morbihan, je n’ai vu que des dames porter le dimanche après-midi leur mari complètement cuit dans la brouette.

Mais n’y avait-il pas des boulangers qui vendaient du pain fait avec du blé cultivé selon la méthode Lemaire-Boucher ? qui sait ?

J’apprends que Jean Boucher a exercé à Nantes

Jean Boucher (1915-2009)

Jean Boucher

Biologiste et ingénieur horticole, Jean Boucher est directeur des services de la protection des végétaux de Loire-Atlantique et travaille alors sur les propriétés des sols et les méthodes de fertilisation par compostage. Il fonde en 1948, avec André Birre, l’association L’Homme et le Sol, avec pour tâche principale de « lancer la Croisade pour l’Humus ». En 1956, il adhère à l’Association française de recherche pour une alimentation naturelle (AFRAN) du Dr Bas et fonde, deux ans plus tard, le Groupement d’agriculture biologique de l’ouest (GABO, rebaptisé en 1962 « Association française d’agriculture biologique » ou AFAB) avec André Birre, André Louis et Mattéo Tavera. En 1963, il rencontre Raoul Lemaire avec lequel il met au point la méthode Lemaire-Boucher. Ce dernier s’inspire notamment des théories controversées du Pr Louis Kervran sur les transmutations biologiques et encourage l’utilisation d’un engrais organique à base d’algues commercialisé sous le nom de Calmagol. Jean Boucher est catégorique : « Nous avons la certitude d’apporter une solution. La solution, c’est la culture biologique avec Calmagol. » Et d’ajouter : « Nous pouvons maintenant affirmer que la méthode de culture biologique Lemaire-Boucher permet d’arrêter net l’exode rural, de sauver la civilisation chrétienne, l’âme paysanne, nos libertés, nos âmes, l’agriculture et le monde en péril. » Jean Boucher devient alors directeur des services techniques au SVB Lemaire. En 1975, trois ans après la mort de Raoul Lemaire, Jean Boucher prendra ses distances avec l’équipe du SVB Lemaire mais gardera des responsabilités au sein de l’AFAB.

source : http://www.bio-lelivre.com/Jean-Boucher-1915-2009.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Raoul_Lemaire

Ah… ma mémoire n’est pas trop trouée. Lemaire était meunier. Et on parlait du « pain Lemaire « . Décidément, je suis dans la région bio. Lemaire s’est établi à Angers.

La marque existe toujours

http://www.lemaire-painsdenature.fr/portfolio/pains-lemaire

 » Né dans une famille de négociants de la Somme, Raoul Lemaire s’établit à Roye en 1913. Dans les années trente, il est à la fois le meunier, le boulanger et le fabricant de pâtes alimentaires de ses obtentions de blé. Ses boulangeries à Roye, Versailles et Paris vendent un pain naturel sur levain, le « pain Lemaire ». Il fonde le Service de vente des blés Lemaire en 1941 à Niort. Cinq ans plus tard, il décide de transférer le siège du SVB Lemaire à Angers.

Il fait la connaissance en 1957 de Charles Roudaut, industriel spécialisé dans la transformation du lithothamne, une algue riche en magnésium. En 1959, il entreprend la réalisation d’une méthode d’agriculture excluant l’emploi des fertilisants artificiels et des pesticides chimiques. Elle consiste notamment à utiliser un amendement organique à base d’algues, commercialisé sous le nom de Calmagol. Cet amendement minéral des sols censé favoriser des « transmutations biologiques » découvertes par le Louis Kervran est contesté par une partie du monde scientifique bien qu’utilisée dans l’industrie au Japon à l’époque.

Calmagol

C’est suite à sa rencontre avec Jean Boucher, spécialiste de l’humus et du compostage, que naît la méthode d’agriculture biologique Lemaire-Boucher en 1963. Raoul Lemaire fait dès lors la promotion de l’agriculture biologique, en qualité de membre de l’Association française d’agriculture biologique (AFAB) et de l’Association française pour une alimentation naturelle (AFRAN). Il entend démontrer que la santé de l’homme, de l’animal et des plantes, dépend de l’équilibre biologique du sol. Aussi, il aime rappeler la phrase du professeur Delbet, prononcée en 1934 devant l’Académie de médecine : « Aucune activité humaine, pas même la médecine, n’a autant d’importance pour la santé que l’agriculture »1.

Scientifique et fervent catholique, Raoul Lemaire conçoit l’agriculture biologique comme une doctrine faisant confiance à la vie, dont le but est de concilier la fertilité des terres en stimulant les micro-organismes et la santé de l’homme. La science doit servir la nature et non venir la contrarier. Durant sa vie, Raoul Lemaire s’est battu contre les gros importateurs de blés, les organismes agricoles étatiques et ses collègues de l’INRA. Dans les années 1960, il ne cesse de dénoncer les dérives chimiques de l’agriculture moderne d’après-guerre.

Engagement politique

Après la Seconde Guerre mondiale, Raoul Lemaire se rapproche de Pierre Poujade et de son Union de défense des commerçants et artisans. Il devient président de l’Union de défense des agriculteurs de France (UDAF), mouvement agricole poujadiste, et se présente sous ces couleurs aux élections législatives de 1956 et de 1958. C’est à la même époque qu’il se lie d’amitié avec l’écrivain d’extrême droite Henry Coston. En 1957, Raoul Lemaire préside le Rassemblement paysan créé à l’initiative d’Henri Dorgères2. Il exige notamment le respect de la loi de 1936 sur l’équilibre des salaires entre paysans et ouvriers en tentant un recours devant le Conseil d’État. »

 

http://www.biolineaires.com/le_lithothamne_moteur_du_developpement_de_la_bio/

Le lithothame

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lithothamnium

« Lithothamnium (Lithothamne) est un genre d’algues rouges de la famille des Corallinaceae, comprenant 25 espèces.  « 

« lithotamme, une algue calcaire fossile présente dans l’Atlantique nord et plus particulièrement dans les Glénans »

https://www.agriculture-environnement.fr/2012/05/14/du-petain-dans-marianne

https://fr.wikipedia.org/wiki/Phymatolithon_calcareum

 »

Le lithotamne possède un thalle fortement calcifié (45 % et 80 % de carbonates1) de couleur rouge violacé, parfois rose vif, formant plusieurs « branches » pouvant mesurer jusqu’à 7 cm. Celui-ci forme des croûtes fines sur divers substrats (cailloux, rochers, coquilles…) dans son stade juvénile, puis les « branches » du thalle se détachent pour mener une vie non fixée. Une fois mort, le lithotamne prend une coloration blanc jaunâtre (due au calcaire) et ressemble à une pierre.

Composition

Elle est particulièrement riche en calcium (45 à 80 % de carbonate de calcium) et en magnésium (7 à 15 % de carbonate de magnésium) et renferme plus d’une trentaine d’oligo-éléments, de vitamines, de phytohormones et d’acides aminés.

Utilisations

Le lithotamne est utilisé en complément alimentaire et en médecine pour la neutralisation de l’acidité gastrique ainsi que comme reminéralisant. Il est notamment utilisé dans la fabrication de certains laits végétaux afin de leur fournir une teneur importante en calcium.  »

Il est également employé en agriculture comme amendement naturel pour les sols.

Merci au blogueur Berthomeau de m’avoir permis de lire tout ça ! Je me doutais bien que le pape avait lu ça avant moi !

Avez-vous vu la mineuse du poireau ? Pas encore vu les dégâts.

Mais si vous achetez du bio c’est sûr, pas de poireaux minés ! La mineuse déteste le bio. Moi je n’ai pas la certification AB. Et du coup, je suis miné.

Mais j’ai un truc, il suffit d’arroser avec l’eau de lavage des légumes. On noie le cussou. Le cussou n’aime pas l’eau. L’eau c’est d’ailleurs d’une dangerosité certaine (pas probable !) Comptez le nombre de noyés cet été.

 

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