» il suffit de revenir à là où on en était en 1700, un monde à 100% renouvelables, avec 500 millions d’agriculteurs  » Ok Greta ?

https://www.lefigaro.fr/vox/societe/jean-marc-jancovici-l-allemagne-est-le-contre-exemple-absolu-en-matiere-de-transition-energetique-20191213

 » Pour que la France produise ce qu’elle produit aujourd’hui, sans machines, il faudrait multiplier sa population par 500 à 1000. Les machines sont totalement dépendantes de l’énergie, qui est un facteur beaucoup plus limitant que la force de travail pour l’économie. On ne se rend pas compte car on juge les choses à travers leur prix, convention humaine qui ne tient pas compte des réalités physiques. Dans le système économique moderne, on a considéré que tout ce qui venait de la nature était gratuit, n’avait pas de prix. En ce sens le pétrole est aussi gratuit que le vent car personne n’a rien payé pour qu’il se forme. La gratuité de ces sources énergétiques fait qu’elles ne sont pas dans notre radar. Nous sommes des urbains déconnectés des flux physiques qui nous permettent de vivre. Le thé que nous sommes en train de boire en ce moment a poussé à des milliers de kilomètres d’ici!

[…]

Vous ne croyez pas à la possibilité d’une transition énergétique à 100% vers le renouvelable?

J’y crois tout à fait: il suffit de revenir à là où on en était en 1700, un monde à 100% renouvelables, avec 500 millions d’agriculteurs. Est-ce que c’est possible? La réponse est oui. Est-ce que ce sera le monde actuel, avec 8 milliards d’habitants consommant ce qu’ils consomment? La réponse est non. Le monde actuel repose sur les combustibles fossiles, qui ne sont pas renouvelables. On en aura un jour de moins en moins, c’est inexorable. Cela a déjà commencé en Europe depuis 2006: nous avons déjà une baisse du gaz, du pétrole et du charbon disponibles, et cela ne vient pas de politiques climatiques, qui pour le moment restent bien trop timides.

[…]

Le nucléaire fait partie des canots de sauvetage. À partir du moment où le navire principal -les fossiles – prend l’eau, et que vous devez le saborder aussi vite que possible pour des raisons climatiques, il vous reste les canots de sauvetage: les économies d’énergie, les énergies renouvelables et le nucléaire. Les militants qui s’opposent au nucléaire disent en fait «je ne veux pas utiliser un des canots de sauvetage car le gouvernail pourrait grincer». Ça ne fait pas baisser le risque global, ça l’augmente!

[…]

Malheureusement, quand on regarde la physique, on se rend compte que même le niveau de vie d’un smicard est trop consommateur de ressources non renouvelables pour qu’on puisse le maintenir en l’état. Son niveau de vie n’a rien à voir avec celui d’un paysan, et même d’un baron du Moyen Âge. Il vit dans un appartement chauffé, a un poste de télévision, part en vacances, mange à sa faim, et mobilise un énorme flux de ressources pour sa consommation de produits de toute nature. À 8 milliards, se remettre dans un système compatible avec les limites de la planète ne pourra se faire sans un effort de tous, y compris des classes populaires. Certes les plus riches devront donner l’exemple et être sur le front, pas à l’arrière, mais tout le monde va devoir faire des efforts.

 

On a largement dépassé le « droit de courte citation ». Alors allez lire l’article.

Quand Greta sera écoutée, ce ne sera plus Greta la sainte, mais Greta le diable !

Et j’ai peur pour elle.

 

C’est dommage, je ne connaîtrai pas la vie de mes arrières-grands-parents à Bourdoux.  Quoique … Mon ancien collègue qui était à l’INSA de Rennes, Yves Cochet, ex-ministre de l’Écologie – c’est lui qui ne voulait pas se mettre à dos Jacques Chirac afin de devenir ministre. En 2001, il avait signé la mise en accusation de Jacques Chirac initiée par Arnaud Montebourg puis avait retiré sa signature en expliquant qu’elle pourrait empêcher sa nomination comme ministre par le président de la République. Donc un homme qui a les pieds sur terre, un pragmatique – nous a répété que  l’effondrement du monde était  « possible dès 2020, probable en 2025, certain vers 2030 »

Ils ont connu l’électricité dans la maison. Jumilhac avec sa centrale électrique sur l’Isle de 150 kw fut privilégié.

Bourdoux maison de nuit 1

Mais je sais un peu ce que donnait la cheminée comme chaleur. Lire à la lueur des flammes  d’un feu de bois ça te conduit vite à aller au lit. La bouillotte est un luxe appréciée.

bouillotte-en-terre

Aller chercher l’eau à la source, c’est foutu. Le nouveau propriétaire de la source l’a détruite et mis des drains. Le puits qu’ont fait creuser mes parents, n’a jamais eu d’eau. L’oncle Jarry et sa baguette m’a amené à ne plus croire la lune, les sourciers, les acupuncteurs (les étudiants chinois se marraient en voyant des plaques à Nantes) et les homéopathes. La mémé d’après les photos

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et ce que m’ont dit ceux qui l’ont connue, elle avait autant de jupons que les Boliviennes au lac Titicaca. Et pas de culotte pour faire titi pipi et caca dans le bois sans avoir froid. Il n’y avait ni salle de bain ni chiottes dans la maison. Et pas de robinet. Mais un seau et une couade. La couade ce n’est pas sot !

Mais elle n’était pas en plastic Gilac Plastique Miracle comme le mienne. Elle était en fer-blanc et n’a pas résisté aux ans..

Mais maintenant nous avons le service d’eau. Une eau qui vient du Puy Chalard

le puis Chalard

après avoir été traitée. On se méfie de l’eau de source ! Mais elle ne sent pas l’eau de Javel.

Comme d’ailleurs ce que j’ai connu à la maison. Un seul petit évier dans la cuisine avec un seul robinet. L’eau froide. Et en hiver 56 pas d’eau du tout.

Pas besoin d’aller fait du  sur-place sur un tapis dans une salle de sport ! pas de voiture.

Je n’ai pas encore eu le courage de rester vivre à Bourdoux au bout de tout (bé oui, je suis au bout de l’acheminement d’eau potable qui me disait mes parents vient du Puy Chalard – un luxe et parfois de petits cailloux dans nos modernes mitigeurs qui seront bientôt inutiles ! – et de celui d’électricité – maintenant on ne sent pas trop quand la scierie redémarre, avant ça faisait péter les trucs électroniques qu’on nous fout partout) pendant l’hiver. Mais j’y ai vécu quand il faisait moins de zéro (mais ciel bleu !). J’ai constaté que quand j’arrivais à avoir 15° dans la pièce où se trouve le poêle (bé j’ai fermé la grande cheminée ouverte et mis un poêle. J’ai comme un radiateur à chaleur douce mais sans fluide !) où je brûle le bois que j’ai coupé sans moteur (j’ai la trouille des tronçonneuses et je les coince quand le tronc est gros) et qui vient de mon petit bois, eh bien j’ai chaud. Avec de bons pulls et de bonnes chaussettes.  Il faut dire que je passe la journée dehors où je pratique le travail manuel à l’ancienne, comme le préconisent nos jeunes en nous disant « Ok Boomers ! « . Je fais dans la chaleur animale.

Car la température c’est mesuré sur une échelle ordinale. Quand il faut 20° il ne fait pas deux fois plus chaud que quand il fait 10°. Alors qu’un sac de ciment de 50 kg pèse deux fois plus qu’un sac de 25 kg sous la même pression atmosphérique.

La température ressentie (merci aux Québécois qu’on a fini par copier à la météo française !) c’est comme le sucrage des petits pois. Plus on sucre, plus on les trouve meilleurs.

J’en sais quelque chose. J’ai assisté à des tests à l’aveugle chez Saupiquet à Nantes quand l’usine et la direction n’étaient pas loin de l’IUT. Je sais aussi que l’étiquette ce n’est pas rien ! au bout de la chaîne la boite était étiquetée selon différentes marques. Et des gens ensuite vous disaient que ceux de telle boîte étaient bien meilleurs.

On ne devrait pas vivre ça dans une société de consommation !

Il m’arrive de penser que les engelures ce n’était pas très agréable. Et les pommes de terre à dégermer ? et les châtaignes cussonée. Avec le boueradour et le toupis je ferais des blanchies

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Ou tout simplement je les ferais griller sur le feu.

châtaignes grillées 1

et la gadoue ? Mais on peut péter allégrement. Tout toubib vous dira que c’est preuve de bonne santé. Et la diète protéinée végétale ça pète. J’en sais quelque chose. Ce qui amène du monde sur ce blog c’est la question « pourquoi les châtaignes font péter ? ». Quant à arriver à l’auto-suffisance alimentaire, j’en doute. Il me faudra pratiquer le troc. Mais contre quoi ? avec qui ?  Il y a loin de Bourdoux à chez Yves Cochet ! C’est la monnaie qui fluidifie les échanges m’a-t-on appris en sciences éco.

Si encore j’avais une étable reliée à la pièce principale par une cloison de bois, je profiterai de la chaleur des vaches. Et j’aurais une brète pour son bon lait breton. Je ferai du lait ribot, des caillés, des yaourts, des fromages blancs. J’ai conservé les faisselles en terre trouvées dans la maison.

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Et ne le répétez pas, du vin avec la vigne de Noah qui pousse dans le prunier. Pas de quoi pratiquer le binge drinking si apprécié de notre jeunesse estudiantine.

J’aurais quelques poules. Peut-être un coq. Mais il me faudrait faire un poulailler à l’épreuve des fouines et des renards. Sans compter les milices de végans.

Il me faudrait retrouver des cartouches à percussion sur une baïonnette (comme celle des ampoules à baïonnette) pour utiliser le fusil de mon grand-père.

img_1949

Mais les sangliers et les chevreuils se foutront de moi.

Finalement, je pense que les climato-celtiques comme la fosse, on devrait y réfléchir à deux fois avant de les jeter dans les poubelles de l’histoire.

Ils sont bons pour le moral.

 

 

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