Confinement. Composter ce n’était pas con !

Jamais les jardins à côté des maisons de confinement auront été aussi soignés. Tous les jours les confinés guettent l’herbe qui transforme la pelouse en pelouse galeuse, le trèfle qui, aux grosses chaleurs, va laisser des plaques de terre, etc. Je les vois avec le couteau, le genoux à terre. Certains tondent presque tous les jours. Ils sont peut-être en train de labourer en douceur leur terrain pour semer de quoi  devenir auto-suffisants alimentaires. Mais n’en disent rien. Je m’attends à voir monter les clôtures un de ces jours. La nuit certains partiront dans les bois loin de la ville couper des piquets de 3 mètres, iront voler du grillage. Et peut-être même l’appareil à électrifier les clôtures électriques !  On n’est pas aux USA, les armureries ne sont pas ouvertes chez nous. Les sangliers, les cerfs, les chevreuils devraient bientôt arriver. J’ai pu voir les traces des sangliers sur les bords de l’Erdre, à peu de distance de la préfecture. Comme les parcs sont interdits aux habitants, surveillés par le drone de la police, les bêtes peuvent se promener à l’aise. Et comme les poubelles ne doivent plus être attirantes, on devrait bientôt les voir rappliquer. On voit par exemple à Nara au Japon, les daims dans la ville. Certes ils étaient déjà autour des temples. Un conseil aux gens de la ville : il faut enterrer profond le bas des grillages. Les sangliers ça creuse. Et si vous avez des vers blancs, enlevez les. Et un jardin après le passage des cochons, il n’est pas beau à voir ! Mais c’est naturel tout ça.

« Des sangliers dans les rues de Barcelone, un puma qui se promène dans la capitale chilienne… Avec le confinement, les animaux s’aventurent jusque dans les villes. Et les humains redécouvrent la nature, derrière leur fenêtre. »

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/les-humains-sont-confines-la-nature-reprend-ses-droits-6794461?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_campaign=rss_to_twitter

Tout le monde n’est pas aussi prévoyant. Mais tout le monde se retrouve avec des branches, de l’herbe. Et les déchetteries sont fermées. Alors ils mettent dans des sacs de plastique du plus mauvais effet dans de si beaux jardins.

Sur 68 maisons nous ne sommes sans doute pas plus deux à composter. Comme on avait vidé nos composteurs et répandu leur contenu dans la partie cultivée, on a de la place. Il faut coupigner – tiens mon dico en ligne ignore ce terme ! pourtant il dit bien ce qu’il veut dire ! –  les branchages – on a tout le temps, on n’est pas sorti du confinement – et mélanger à l’herbe et aux épluchures. Une architecture en couches dirait l’informaticien. La mairie a conseillé à tout le monde de composter. Mais n’avait pas annoncé le confinement un an à l’avance. Elle n’avait pas les bons experts. Elle devrait profiter des circonstances pour en recruter !

 

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