A chacun son histoire de la madeleine. Saint-Yrieix et Commercy

« « C’est à un certain Vidal, compagnon pâtissier qui faisait le Tour de France, qu’on doit la recette de la madeleine. Lors d’un arrêt à Commercy (Meuse), il a élaboré la recette avec la maîtresse de maison, une certaine Madeleine. C’est la cuisson dans une coquille saint-jacques qui lui donne cet aspect si particulier. Il a ensuite ramené la recette à Saint-Yrieix-la-Perche au milieu du XIXe siècle », explique David Pouyadoux, le patron du Croquembouche, dans la cité arédienne.  »

https://www.lepopulaire.fr/saint-yrieix-la-perche-87500/loisirs/saint-yrieix-la-perche-en-haute-vienne-est-le-berceau-de-la-madeleine_13812865/

Sur le site de la commune on lit :

« Des petits gâteaux dorés, ventrus dont la forme évoque une coquille Saint-Jacques. Pour certains, la madeleine est étroitement associée aux chemins de Saint-Jacques de Compostelle, pour d’autres à Commercy. Un compagnon pâtissier va la populariser à Saint-Yrieix au milieu du 19e s. « La Maison Bijou » va peu à peu faire reconnaître le savoir-faire arédien en la matière dans tout le Limousin et au-delà. La madeleine traditionnelle de Saint-Yrieix est à base de produits de qualité (farine, beurre, sucre, oeufs). Sans conservateur, elle se distingue par son moelleux incomparable et son arôme à l’amande amère. »

Mes premières madeleines furent des madeleines Bébé, dans leur boite au couvercle portant ce dessin :

madeleine bébé

 

Le magasin se trouvait, rue Grévy, à l’angle de la rue Grévy et de la rue Victor Hugo quand on vient de l’église.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Madeleine_(p%C3%A2tisserie)

https://madeleine-bebe.com/index.php?

« La madeleine de Commercy porterait le prénom d’une jeune cuisinière de Commercy, Madeleine Paulmier. Servante de la marquise Perrotin de Baumont, en 1755, elle aurait fabriqué ces gâteaux pour le duc Stanislas Leszczyński.

Ce dernier donnait une réception dans son château de Commercy mais, confronté à un esclandre entre son intendant et son cuisinier, le souverain ne pouvait conclure les agapes faute de dessert, le cuisinier l’ayant emporté dans sa colère en quittant le château. C’est alors qu’une jeune servante de la marquise Perrotin de Beaumont, Madeleine Paulmier, se permit de proposer la recette d’un gâteau qu’elle tenait de sa grand-mère. Faute de mieux, l’ex-roi de Pologne fut bien obligé de condescendre à accepter.

La noble assemblée se délecta de ce dessert impromptu et providentiel. Soulagé, le duc Stanislas voulut se faire présenter celle qui avait accompli cette « merveille » et, en homme galant, donna au petit gâteau moulé dans une coquille Saint-Jacques le prénom de la jeune héroïne, Madeleine.

Cependant l’historien lorrain Charles Sadoul attribue cette recette à une cuisinière du cardinal de Retz1, qui a vécu un siècle plus tôt.  »

Voici une recette, le parfum n’est pas celui de St-Yrieix. Mais la composition est à l’ancienne.

La composition de la madeleine Bijou « nature » :

Farine de blé , huile de colza, sucre, œufs frais 18%, sirop de glucose-fructose, stabilisant : glycérol, poudres à lever : carbonates d’ammonium, carbonates de sodium, diphosphates ( blé ), sel, émulsifiants : mono et diglycérides d’acides gras, lait écrémé en poudre, arôme

C’est là qu’on voit qu’on n’est ni en Normandie ni en Bretagne !

PS

Pour compléter mon commentaire sur la Boule d’or

http://bouledor.e-monsite.com/pages/nos-produits.html

4 réponses à “A chacun son histoire de la madeleine. Saint-Yrieix et Commercy

  1. Avec la femme d’un ancien collègue, originaire de la région de Commercy, nous avons souvent des discussions passionnées sur les qualités respectives des madeleines de Commercy et de Saint Yrieix.
    Avec une mauvaise foi évidente elle ose me certifier que celles de Commercy sont meilleures ! Il faut vraiment être chauvin pour soutenir une telle contrevérité.
    Après cette remise en place de la vérité je crois me souvenir que le pâtissier qui confectionnait ces douceurs s’appelait Dufour ?

  2. Pour compléter le sujet, à ma connaissance, il y avait encore deux fabricants de madeleines à Saint- Yrieix :
    – la maison Redon qui se situait un peu au dessus de la bijouterie Boudrie et dont pouvait voir la haute cheminée en briques
    – la maison Jarry Clément qui était de son temps la plus importante et qui devait être rue d’Arsonval

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