Je me souviens du chocolat Menier, de Noisiel et de l’usine Saupiquet à Nantes… qui avait pris la suite de l’usine Menier !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Noisiel

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Dès 1825, Antoine Brutus Menier, pharmacologue parisien, fondateur de la dynastie d’industriels du même nom, décide de déplacer son usine de produits pharmaceutiques, alors située en plein quartier du Marais à Paris, sur les bords de la Marne, à Noisiel, sur le site de l’ancien moulin. Le rapport avec le chocolat n’est pas loin car à l’époque, le cacao entre dans la composition de certains médicaments : l’arôme pour le goût, la graisse pour les suppositoires.

Au milieu du siècle, les fils Menier sentent les promesses du marché du chocolat et abandonnent la pharmacie. C’est en 1836 qu’est créée la tablette de chocolat. En 1867, son fils, Emile-Justin Menier, décide de recentrer son usine sur la fabrication de chocolat. C’est aussi le moment de l’essor de la production et des effectifs de l’entreprise qui passent de 50 ouvriers en 1856 à 325 en 1867. Cette croissance est suivie d’une réorganisation totale du processus de fabrication au sein de l’usine. Une douzaine d’imposants bâtiments-machines est construit en enfilade, notamment par l’architecte Jules Saulnier (donnant son nom au moulin de l’usine), tout le long de la Marne, entraînant la disparition, après son rachat, de l’ancien village. C’est donc entre 1860 et 1874 que l’usine prend son aspect actuel, symbolisée par le moulin central. L’architecture est innovante : « c’est un des premiers bâtiments à être construit avec une ossature métallique qui est d’ailleurs apparente. C’est donc l’ancêtre du gratte-ciel19 ».

Du papier coloré pour enrober les tablettes aux cagettes pour la distribution, tout doit être fabriqué sur place pour accélérer la production. Le cacao entre par un bout de l’usine, est trié dans un entrepôt, est torréfié dans le suivant, mélangé au sucre, chauffé puis dressé en tablette dans d’autres bâtiments, avant d’être refroidi dans les chambres froides et ressortir à l’autre bout sous forme de tablettes.

En cette fin du XIXe siècle, se situe l’heure de gloire de la chocolaterie : 2 200 ouvriers s’affairent pour produire 70 tonnes de chocolat par jour. » Lisez la suite sur Wikipedia

J’ai découvert Noisiel par les albums Menier sur lesquels on collait les images qu’on trouvait dans les emballages des plaquettes de chocolat.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saupiquet_(entreprise)

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Dans les années 1870, Arsène Saupiquet (1849-), originaire de Jussac, un village du Cantal, s’installe à Nantes avec sa famille afin d’occuper le poste de directeur de la nouvelle usine que le ferblantier Alfred Riom (futur maire de la ville) vient de créer. Saupiquet poursuit ainsi sa carrière dans les établissements Riom où il a débuté à l’âge de 10 ans à la suite du décès de son père2,3.

En 1877, Arsène Saupiquet crée sa propre conserverie spécialisée dans la sardine, puis fonde en 1891 la société anonyme de conserves à la marque « Saupiquet ».

En 1900, la société compte déjà neuf usines en Bretagne et en Vendée. À partir de 1955, Saupiquet poursuit une longue série d’associations familiales et reprend la quasi-totalité des conserveries nantaises. En 1960, les entreprises « Arsène Saupiquet » deviennent la « Compagnie Saupiquet ». En 1989, la société cède à sa concurrente Bonduelle son activité conserve de légumes ainsi que sa filiale Cassegrain, permettant de se recentrer sur son activité principale : la conserve de poisson.

Après avoir appartenu à Paribas Affaires Industrielles (PAI), Saupiquet est racheté fin 1999 par le groupe italien Bolton Group4, connu en France par les marques UHU, Carolin ou encore Rogé-Cavaillès. Celui-ci ferme l’usine de Saint-Gilles-Croix-de-Vie en 2001. En mars 2005, l’usine nantaise avec ses 70 salariés, ainsi que le siège social de l’entreprise dans la Cité des Ducs, installé depuis les années 1950 sur le boulevard Jules-Verne, ferment définitivement leurs portes5. Enfin, en 2010, c’est au tour de l’usine de Saint-Avé, dans le Morbihan, qui est spécialisée dans la fabrication des saladières à base de thon et des thons en sauce.

En France, la société ne possède plus qu’une usine, à Quimper (Finistère) dans le quartier du Moulin Vert, qui fabrique des filets de maquereaux ou de sardines. Entre 1987 et 2010, l’entreprise est passé de dix à un seul site de production6. « 

Au début des années 80 j’ai été amené à faire une formation dans l’usine Saupiquet et siège de la société, boulevard Jules Verne dans la prolongement de la rue Ml Joffre, siège de l’IUT. Il fallait m’appuyer sur le travail du personnel en formation. Ce qui fait que j’ai appris beaucoup. Certaines demandes allaient au-delà des connaissances scientifiques de l’époque. Je pense par exemple à l’optimisation des transports de sardines entre la Bretagne et la Méditerranée (où il n’y en avait plus guère) et à l’optimisation de la charge des usines. Cela se passait comme une sorte de marché autour d’une table. Informatiser cette opération…aurait demandé plusieurs thèses. Et qui va se lancer dans un sujet dont on n’a pas une idée de la solution ?

Je doute qu’un jeune enseignant se lance dans un tel projet de formation de nos jours ! sa « rentabilité » ‘est en effet particulièrement déplorable. Mais quel plaisir !

J’ai aussi appris que les gens trouvent les petits pois meilleurs que d’autres quand ils sont plus sucrés. J’ai vécu les tests à l’aveugle. Et vous comprenez pourquoi ils sont vendus dans un sirop de sucre. Le client a toujours raison.
En sortie de chaîne de fabrication, selon le programme de vente, l’étiquette était une étiquette Saupiquet ou …. Je ne vous dirai pas l’effet de l’étiquette sur le goût perçu !

On n’a jamais sucré les petits pois cultivés par mon père. Quel délice !

Mais je n’ai pas appris qu’avant Saupiquet, l’usine était celle de Menier. Je viens de l’apprendre lors des Journées du Patrimoine. Les locaux sont occupés actuellement par un magasin Lidl. Lidl a rénové, agrandi… et a conservé la structure du bâtiment qui est classé. Ah les Allemands et le patrimoine. En Allemagne et particulièrement en Bavière, on sait conserver d’autant plus que beaucoup a disparu pendant la guerre. En France, à Nantes, les destructions depuis de nombreuses années sont supérieures à celles des bombardements des Américains qui ont loupé le port (ils volaient haut) mais pas le centre ville et l’hôpital.

Hervé This m’apprend ce qu’est un saupiquet

« Bref, un salpicon est une préparation plutôt salée (chaude ou froide) ou sucrée (froide), constituée de divers ingrédients coupés en petits dés liés par une sauce ou par une crème, servant principalement de garniture ou de farce.

A noter que le mot semble emprunté à l’espagnol salpicón (1605) pour désigner un « plat froid de viande hachée assaisonnée avec du piment, du sel, de l’huile, du vinaigre et de l’oignon ». Il est composé de sal (sel*) et de picar « hacher ».

Et saupiquet ? C’est une sauce épicée à base d’oignons et de vin rouge liée avec du pain grillé, dont on accommodait notamment le lapin et le gibier à plumes mais on désigne aussi tout sauce relevée entrant dans la préparation d’un ragoût, et, notamment en Morvan et en Bourgogne, une sauce relevée, au vin et à la crème fraîche, qui sert à accommoder le jambon chaud. Le mot « saupiquet » apparaît dès le 14e siècle, dans le Ménagier de Paris. Il signifiait « piquer avec du sel ».

Par Hervé This« 

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