» Musique : la revigorante polyphonie occitane de San Salvador  » (Saint-Salvadour (Sent Salvador ) à côté de Tulle)

https://www.lemonde.fr/culture/article/2021/01/25/musique-la-revigorante-polyphonie-occitane-de-san-salvador_6067485_3246.html

Après avoir électrisé les festivals de France, le sextette vocal corrézien publie son premier album, « La Grande Folie ».

 » Les six jeunes gens ont grandi dans le même coin, Saint-Salvadour, un bourg de 250 habitants, à vingt minutes de Tulle, préfecture de la Corrèze. La crise sanitaire les contraint à le présenter dans une salle sans public, le 4 février, au 360 Music Factory, à Paris, lors de la 14e édition du festival (proposé en ligne du 1er au 6 février). L’idée ne les enchante guère : « Il y a quand même quelque chose d’assez insensé » dans cette manière de faire. Cela tient à la fois de l’aberration, du challenge et de l’épreuve pour un groupe dont l’énergie sur scène frappe très fort.

Avec leur réinvention des chants de la terre de Corrèze, glanés dans des livres, des cassettes de collectage, ils ont électrisé les publics des festivals, en France (Vieilles Charrues, Transmusicales, Printemps de Bourges, Suds à Arles, No Border…) et ailleurs (globalFest à New York « 

https://www.lejdd.fr/Culture/Musique/avec-les-polyphonies-du-groupe-san-salvador-la-correze-montre-quelle-a-aussi-du-choeur-4019239

« Quand ils chantent tous les six, enlaçant leurs voix puissantes sur des rythmes hypnotiques qu’ils battent au tambour et avec leurs mains, c’est la terre qui se soulève aux confins de la transe. L’héritage des ménestrels du Moyen Âge qui télescope une hype tribale punk inédite et déjantée… Leur musique inclassable, chantée en occitan, nourrie de traditions folk mais traversée d’élans post-rock, emporte tout sur son passage, vibre, danse, enivre. Il y a un an, elle suscitait l’enthousiasme du New York Times lors du GlobalFest, grand festival de musiques du monde qui se tient chaque année à New York, le sésame absolu d’une époque encore insouciante. »

https://www.franceinter.fr/emissions/dans-la-playlist-de-france-inter/dans-la-playlist-de-france-inter-05-fevrier-2021

« Et n’allez pas croire qu’ils viennent d’Amérique centrale, non : San Salvador vient du Massif central. 

Bourdon, harmonies, percussions et langue occitane : vous voilà au pays de San Salvador. Ils sont six : Eva et Gabriel Durif, Laure et Sylvestre Nonique-Desvergnes (frères et sœurs) et puis Thibault Chaumeil et Marion Lherbeil (eux sont cousins je crois) ils ont la trentaine et se connaissent depuis leur enfance à Saint-Salvadour, petit village de 250 habitants, non loin de Tulle en Corrèze. 

C’est souvent violent, chargé d’images et de symboles ce répertoire traditionnel que San Salvador re-travaille, assez loin de toute fidélité historique. 

Tous ont été formés au Centre régional des musiques traditionnelles en Limousin, dans des ateliers animés par Olivier Durif, le père de deux des chanteurs, lui-même autrefois musicien du groupe Le Grand Rouge (un des acteurs du revival folk des années 1970 comme Malicorne ou Dan Ar Braz). Ce qu’ils en ont retenu c’est que formation ne veut pas dire conservation et comme l’explique Gabriel Durif (dans un entretien accordé au journal Le Monde) ils ne cherchent pas « le bel accord ». « 

Et c’est dans La Montagne, le journal d’Alexandre Vialatte qu’on en apprend le plus :

https://www.lamontagne.fr/brive-la-gaillarde-19100/loisirs/apres-une-tournee-internationale-le-groupe-correzien-san-salvador-sort-son-premier-album_13905888/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Salvadour

Sous la Révolution française, pour suivre un décret de la Convention, la commune change de nom pour Salvador.

« San Salvador, from the city of Saint-Salvadour in France, brought equal intensity with much starker means: six voices, two tom-toms and a tambourine. Its songs preserve Occitan, a language of the Southern Mediterranean, in a style it calls “imaginary folklore.” Its music is a mixture of vocal-harmony traditions from all over — rich chords, call-and-response, drone-backed dissonances, microtonally inflected incantations, complex counterpoint, hocketing, propulsive unison refrains — delivered with handclaps, drumbeats and full-throated vehemence. »

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