La relance du PSY (Pays de Saint-Yrieix)

https://www.lepopulaire.fr/saint-yrieix-la-perche-87500/actualites/une-aide-a-la-relance-pour-plusieurs-territoires-de-la-haute-vienne_13943483/

« Sa mise en œuvre s’appuie sur trois piliers : un soutien en ingénierie avec le cofinancement d’un poste de chef de projet jusqu’à 75 %, formation… ; des outils, expertises et financements sur des mesures thématiques ciblées et un accès à un réseau professionnel étendu avec la création d’un « Club des Petites Villes de Demain » (formations et groupes de travail thématiques, guides pratiques…). »

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Communauté de communes de Saint-Yrieix

– Enjeu économique : favoriser l’implantation de nouveaux commerces, encourager la consommation locale ;

– Enjeu touristique : projet d’implantation de l’office de tourisme intercommunal dans le cœur de la cité médiévale. Parallèlement, des travaux sont déjà en cours (restauration de la Tour du Plô, Collégiale du Moustier et création d’un pôle muséal) ;

– Enjeu habitat : résorber la vacance dans le parc privé ;

– Enjeu urbain et mobilité : clarifier et recomposer les espaces ;

– Enjeu écologique : engager une réflexion sur le foncier pour développer le bois énergie et s’orienter vers des énergies renouvelables, rénover des logements anciens. »

Il me semble qu’on a déjà eu à Saint-Yrieix des crédits (bé des impôts) pour étudier la revitalisation du centre ville.

Quand vous connaissez l’état des habitations du centre ville, vous imaginez le coût d’une rénovation ! quand je vois à Nantes détruire quotidiennement de splendides demeures en parfait état pour construire un immeuble afin de « densifier » (c’est super écolo) qui rapportera beaucoup plus d’impôts locaux, ne serait-ce que ceux liés à la construction et permettra de faire beaucoup plus de chiffre d’affaire, je suis affligé de ce que j’ose nommer le gaspillage de deniers publics. Et quelle est la valeur patrimoniale, historique … de la plupart des maisons du centre ville arédien ?

Mes parents ont pensé un temps rénover la maison du 2 place du marché. Mais le coût était supérieur à celui de la construction d’une maison neuve, de confort. Et l’entretien de la maison aurait coûté fort cher.

Mais je dois reconnaître qu’avoir fait apparaître ses pans de bois comme pour la maison voisine, ça nous fait un centre vielle moyenâgeux (n’ayons pas peur des anachronismes !) et j’aime bien. Peut-être que toute la rue est comme ça. Faut gratter pour voir ! On pourrait ressembler à notre ville jumelle allemande Bad-Windsheim en Bavière.

https://de.wikipedia.org/wiki/Bad_Windsheim

Pour les vieux, le centre ville a son intérêt surtout versus les maisons perdues dans la campagne. Mais souvent les gens attendent… et d’un seul coup, en urgence, il faut trouver une place en Ehpad. Les stratèges ont-il pensé faire un tour des maisons isolés de la campagne ? il en reste encore d’occupées.

Actuellement les commerçants du centre ne vivent pas au dessus de leur boutique. Si vous connaissez l’état des logements vous comprenez. On est loin du confort moderne. Quand je sais que bailleurs sociaux dans les grandes villes ont de la peine à louer des appartements de plus de 20 ans !

Ah favoriser l’implantation de nouveaux commerces ! sans doute du super-bio, du biodynamique et des charlatans en santé. Je vois bien aussi un institut de la bave d’escargot, un institut de cosmétiques au boudin aux châtaignes, etc C’est tendance ! Vive la société de consommation ! sauf qu’il faudrait des emplois. Et ça c’est pas dans le plan.

Ou alors on peut faire dans la population assistée, comme le vélo écolo mon coco.

Ou alors attirer les retraités de France et d’ailleurs. Mais ils préfèrent d’autres régions pour être visités par les petits-enfants. C’est que nos étangs, selon les normes actuelles, bé, pour s’y baigner c’est plus risqué que l’Astra-Zénéca ! Ah je vois bien la rue du marché comme notre promenade des Anglais ! ben voyons, faut rêver !

Un conseil qui me vient suite à la réflexion d’un médecin du pays. Il pensait que j’étais un néo rural. Il m’a dit « c’est que je fais dans la prévention. Je vois des patients qui ont acheté en été. Et qui à la moitié de l’automne sont en dépression grave.  » Alors une cellule « psycho du néo-rural » au CHJB ! on devrait pouvoir se faire financer ça.

Faire revenir ceux qui ont quitté le PSY ? Bé ils vont se faire traiter de Parigots ! Ils sont foutus de vouloir le Wifi un peu partout en ville, et qui marche ! Faut lire les exigences de ceux qui fréquentent les airbnb.

Et les touristes ? quand vous avez des enfants, des ados, une fois un tour à l’accrobranche de Bussière-Galant, une plongée dans les eaux de Rouffiac, ils demandent d’aller ailleurs. Et vous avez loué pour deux semaines ! Vous tentez la pêche. Mais vous en avez vu des pêcheurs le long de nous cours d’eau ? Et pour les étangs, faut savoir quand on va y déverser des truites vagabondes et vives qui aiment les eaux claires. C’est un secret comme les coins à champignons. Il reste encore quelques boomers, ceux que les écolos patentés détestent, mais ils ont de la peine à maintenir l’héritage en état. Et leurs petits-enfants ne répondent pas à leurs invitations. Ils sont verts mais pour aller boire des coups quand Greta leur dit de sécher les cours le vendredi. Allez voir du côté des agences immobilières.

Tant que l’autoroute sera toujours éloignée du Pays de St-Yrieix, qui va venir s’implanter ? Je connais des Nantais qui ont dû venir avec un gros camion. Ils s’en souviennent. Et la route de St-Yrieix à l’autoroute pour aller vers le riant portail du midi, quand vous avez le soleil dans les yeux, c’est la roulette russe à deux coups à chaque virage. Et ça vire !

Et de plus il est difficile de trouver à recruter dans les domaines techniques. Le lycée professionnel ne fait pas dans les domaines qui embauchent. Voyez :

Bac pro Bac pro commercialisation et services en restauration

  • 2de pro commercialisation et services en restauration – 1 classe – 18 élèves en moyenne
  • 1re pro commercialisation et services en restauration – 1 classe – 21 élèves en moyenne
  • Terminale pro commercialisation et services en restauration – 1 classe – 17 élèves en moyenne

Bac pro cuisine

  • 2de pro cuisine – 1 classe – 19 élèves en moyenne
  • 1re pro cuisine – 1 classe – 22 élèves en moyenne
  • Terminale pro cuisine – 1 classe – 18 élèves en moyenne

CAP CAP agent polyvalent de restauration

  • CAP en 2 ans – 1re année agent polyvalent de restauration – 1 classe – 18 élèves en moyenne
  • CAP en 2 ans – 2e année agent polyvalent de restauration – 1 classe – 17 élèves en moyenne

CAP assistant technique en milieu familial et collectif

  • CAP en 2 ans – 1re année assistant technique en milieu familial et collectif – 2 classes – 7 élèves en moyenne
  • CAP en 2 ans – 2e année assistant technique en milieu familial et collectif – 1 classe – 16 élèves en moyenne

Et dire que nous n’avons guère d’étoiles chez Michelin. Ce n’est pas nouveau.

https://www.lepopulaire.fr/limoges-87000/actualites/palmares-du-guide-michelin-2021-la-haute-vienne-conserve-ses-etoiles_13904351/

Mais j’ai lu dans le Popu que les « fast-foods » ne manquaient pas à Limoges.

Quel industriel va s’y risquer ?

Pourquoi la ville ne voit pas sa population augmenter ? et ce n’est pas nouveau ! une longue histoire. Pourtant on a un hôpital avec les spécialistes du CHU de Limoges qui consultent toutes les semaines, des trains (mais combien de passagers ?), un centre de loisirs, des médecins, un lycée, un centre des congrès mais pas de congrès (tiens, pourquoi ?). Si on ramène au nombre d’habitants, nous sommes très bien dotés.

Pour la consommation locale, il faut interdire Amazon et autres. Mais j’écoute chez le coiffeur. Les gens trouvent qu’ils sont plus libres d’acheter chez Amazon ni vu ni connu (sauf les colis reconnaissables !) que dans un commerce en ville. Et puis ça leur fait de la visite à domicile. Vu l’industrialisation de la région, ça va être difficile d’avoir des objets fabriqués localement.

Pour les légumes, les fruits, les poulets, les lapins, les chevreaux, etc si on consulte mon cabinet de développement vert, durable et super-écolo (j’ai été formé par mes parents qui s’y connaissaient), je conseillerai un espace (le terme est chic, on pourrait l’appeler « Espace Louvre » ça parlerait quelque part aux Parisiens) Place du marché devant la boutique du photographe Later (les anciens savent). N’y seraient autorisés à la vente que les boomers, pardon, des « néo-ruraux » qui viendraient avec des paniers d’osier local, leur production entourée de linges blancs. Mais des paniers 3.0 ! cachant un frigo individuel connecté, avec transmission d’énergie sans fil à partir de bornes municipales alimentés par un barrage hydroélectrique sur le Haut Couchou. J’exigerai (faut être ferme comme Greta Thunberg, ne pas transiger, subito presto) que les chèvres soient promenées tous les jours par des boomers – ils en profiteraient pour tricoter pour les jeunes des pulls en laine recyclés, ils savent) comme le faisaient les mémés dans les fermes dans les années 50/60. La chèvre doit être libre d’aller brouter dans les haies. La chèvre est capricieuse. C’est étymologique ! Mais nos jeunes ruraux devront apprendre le latin avant de s’installer. Y a pas que la biodynamie, l’homéopathie, le calendrier lunaire à la base de toute agriculture paysanne !

Newsletter de Xavier Gorce, 23 avril 2021

Quant aux 3 piliers… ça me fait penser à Ulysse et à sa doctrine des 3 piliers… synchronisés. Tous les escholiers pictaves des années 60 s’en souviennent.

Bon, je sais, ce n’est pas facile de gérer une petite ville en Limousin. Ça fait longtemps que ceux qui sortent du lycée sont obligés de devenir migrants ! Et ceux qui reviennent quand les parents ont disparus sont très très peu nombreux. Du coup, on se sent bien seul. Bé c’est que les vieux ils sont aussi sociaux, y a pas que les réseaux !

Suite :

https://www.lepopulaire.fr/saint-yrieix-la-perche-87500/actualites/mise-en-place-dun-dispositif-national-pour-revitaliser-les-territoires-ruraux_13944382/

« Ce dispositif est donc le bienvenu, mais j’ai un peu peur du côté de l’ingénierie. J’espère qu’il s’agira de gens de terrain », a commenté Daniel Boisserie, président de la communauté de communes du pays de Saint-Yrieix et maire de Saint-Yrieix-la-Perche »

Bé il faut une spécialité au lycée de Saint-Yrieix ! il paraît qu’on y a perdu notre latin ! et qu’au lycée technique on n’y pratique même pas le latin de cuisine.

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