Le Mas d’Arneix à  » Des racines et des ailes  » !

Hier soir j’ai branché la télé pour voir Axel Kahn dans La Grande Librairie. Et puis j’ai fait le tour des chaînes. Et je suis tombé sur Des racines et des ailes.

https://www.france.tv/france-3/des-racines-et-des-ailes/1911271-passion-patrimoine-le-perigord-au-coeur.html

« En Dordogne, Fanny Van-Tornhout recherche des paysages et des villages authentiques, de véritables décors, qu’elle propose ensuite aux cinéastes du monde entier. Parmi les plus spectaculaires, Hautefort et son étonnant château, souvent comparé à un château de la Loire. Dans le Périgord pourpre, Patrice Bourgeix, un enfant du pays, participe à l’embellissement du château de Lanquais, surnommé le Louvre inachevé du Périgord. Annabelle et Jean-Guillaume Gali ont choisi de vivre à Saint-Aulaye, au nord de la Dordogne, il y a 5 ans. Ils se sont lancés dans la restauration d’un ancien domaine de chasse datant du XVIIe siècle. Saint-Pierre-de-Frugie est l’un des premiers villages bio de France. Après avoir fait sa révolution verte il y a 10 ans, le village commence à récolter les fruits de sa reconversion. »

voir le commentaire (2)

J’y ai découvert un étonnant château à côté de Saint-Jean-de-Côle (on va faire un tour à St-Jean-de-Côle chaque fois qu’on est au pays), et la partie est de la Dordogne. Nous n’avons toujours pas visité (mais j’ai visité Aubeterre-sur-Dronne, en Charentes, à la frontière) car il faut 3 heures pour aller à la limite Dordogne/Charentes. 6 heures de route ! je ne suis pas amateur de vroum-vroum dans les vironzeaux. Même si je ne suis pas amateur de grande vitesse sur une autoroute.

Et puis il y a eu Saint-Pierre-de-Frugie. Le maire a réussi à faire parler de sa commune, fort isolée dans ce Périgord vert. On a déjà eu plusieurs reportages sur la commune.

Le restaurant Saveurs et Valeurs de la commune a été repris…par des Belges.

Des courageux ! espérons qu’ils passeront l’hiver. Le cuisinier a fait la tournée de ses fournisseurs, producteurs locaux.

Et c’est ainsi que Le Mas d’Arneix a eu droit à la télé. Mes ancêtres ont dû se retourner dans leur tombe.

Des Bretons se sont installés au Mas d’Arneix (tout à côté de Bourdoux, mais pas sur la grande route, de Ladignac à St-Priest !) et élèvent des poulets au cou nu. Ils organisent une fête tous les ans. On a donc appris que l’on mange ces poulets à St-Pierre-de-Frugie.

https://www.sudouest.fr/dordogne/saint-priest-les-fougeres/un-futur-camping-a-la-ferme-3041214.php

« Sur commande, le couple propose aussi des galettes de Sarrazin garnies (1). Outre sur les marchés festifs de Saint-Yrieix-la-Perche, il est possible de retrouver Viviana et Fabrice Tertrais, chez eux, à la ferme au « Mas d’Arneix », mais aussi sur différents marchés de la région, surtout en Dordogne (La Coquille, Thiviers, Jumilhac-le-Grand en été, etc.). Leurs verrines sont aussi disponibles à l’année, dans un magasin de producteurs à Saint-Pierre-de-Frugie (24). »

https://www.lepopulaire.fr/saint-yrieix-la-perche-87500/actualites/le-jardin-du-moulinassou-vous-attend-a-nouveau-ce-jeudi_12512400/

On a vu aussi un couple venu du Morbihan qui se lance dans le maraîchage. Mais dans le coin, on n’a pas le sable de Loire ! la terre n’est pas particulièrement fertile. On les a vu commencer à transformer un pré en jardin sans engin à moteur. Je connais ! ça fait mal au dos. J’ai vu qu’ils ont pu se procurer un grand tas de compost. Un étang est à côté pour puiser l’eau. Espérons qu’il y en aura assez. Car mon voisin l’an dernier a pompé de la boue. On les a vu dans leur maison. Qui ressemble à mon héritage de Bourdoux. En bien plus mauvais état que la maison de Bourdoux, pourtant qualifiée d’insalubre quand j’en ai héritée (elle avait une toiture refaite). Et une seule pièce. Le propriétaire nous a dit qu’il savait qu’il devrait vivre avec 5°. C’est rare de voir un reportage à la télé où l’on entend ça. Bon courage.

Les coins que nous n’avons pas encore parcourus, A l’ouest…

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Aulaye

Jean-Charles (1922-2003), humoriste et écrivain français, célèbre dans les années 1960 pour son livre à succès La Foire aux cancres, est né à Saint-Aulaye.

https://fr.wikipedia.org/wiki/For%C3%AAt_de_la_Double

(1) un étouffe-chrétien. On comprend ensuite pourquoi la rue de la soif à Rennes ! Une grosse saucisse dans la galette bien épaisse. On est bien loin de la galette fine, croustillante de beurre salé. Souvenirs souvenirs de notre remontée du canal de Nantes à Brest sur l’Oust et d’un pardon breton.

« On se souvient tous d’Anna, à la fenêtre de sa cuisine. De ses humeurs, de ses joues rouges et de son tablier. C’est en 1968 qu’elle s’est installée dans la rue pour reprendre l’ancienne crêperie des Échevins. Formée sur le tas par l’ancienne propriétaire, elle apporte le soleil dans cette rue lugubre et malfamée du quartier. D’un coup de peinture vive sur toute la façade, naît la Crêperie Jaune.

La naissance du Pavé nantais

La pâte de ses galettes est pur blé noir, non pas étirée sur une plaque, mais tournée dans la poêle : le tour de main donne une galette plus épaisse et moelleuse. Un oeuf, du jambon et du fromage glissés entre deux constituent un repas complet et consistant dans l’estomac des étudiants révoltés. À partir du printemps 68, les galettes d’Anna sont spontanément baptisées «pavés». Nantais, cela va de soi, et inscrits pour longtemps dans l’histoire des rues du Bouffay. »

(2) Je lis ce commentaire sur Youtube. Je constate aussi que cette émission est passée déjà il y a 9 mois. Je l’avais loupée, ayant débranché la télé.

« Attention, à force de vouloir se regrouper au village écolo de St Pierre de Frugie, les citadins fuyant la ville pour se mettre au vert vont finir pas s’y retrouver …. en ville : ce reportage, à diffusion retardée, qui s’ajoute aux nombreux autres depuis 2016, y contribue, avec de nouveaux effets visibles dès la diffusion Grâce à cette avalanche de pub médiatique, on est déjà passé en très peu de temps du village un peu mort, c’est vrai, au village où le nombre de bagnoles a très largement augmenté avec +25% d’augmentation de population citadine, et donc ça se gare où ça peut et ça circule : les écolos ont beau être écolos, la majorité a a minima une bagnole, et plus souvent 2 car c’est la campagne et il y a des kms à faire pour mener ses enfants à droite et à gauche. Faudrait au moins penser à faire le bilan carbone de cet exode citadin … Il faut aussi faire attention maintenant à ne pas télescoper un gamin ou un adulescent à vélo en sens normal ou en sens interdit, ou un autre véhicule au milieu d’un virage sans visibilité sur les routes étroites et sinueuses inter-hameaux, les fossés et talus n’étant évidemment plus fauchés pour cause de biodiversité (et peut-être surtout de poil dans la main, les fougères et les ronces natives prospèrent) il va désormais falloir définitivement songer à réaliser des parkings et des zones piétons tant les prétendants et curieux en tout genre affluent de partout en bagnole ou camping-car au centre bourg, c’est malin ! Sans compter avec le renouveau architectural des populations alternatives en exode avec leurs yourtes qui ont fait leur apparition dans les champs : avec ce nouveau mode d’habitat normalement nomade mais devenu fixe et à la mode, le nouvel exotisme périgourdin est assuré Ceci est loin d’être exhaustif, c’est juste un petit aperçu du résultat observable, qu’on ne montre évidemment jamais. C’est quand même curieux car pas loin et partout ailleurs en France (35.500 communes !), il y a des tas de villages sympas qui n’ont jamais eu l’honneur des médias comme celui-ci qui est servi à toutes les sauces vertes depuis 2016. Une multitude de patelins anonymes et notoirement plus discrets sont pareillement en quête d’habitants, il y fait pareillement bon vivre et il y a des ruines à retaper Allo, allo, les gens du service public hexagonal (FR2 FR3, Fce Bleu, etc..) : c’est trop vous demander de faire un petit effort de remue-méninges et de diversifier vos sujets et vos publireportages pour aider à étaler l’exode citadin, qu’il soit CSP+ ou tout simplement branquignol ? »

Bé oui ! mais pour qu’un village vive il lui faut un peu de population. Et à part ceux qui sont à quelques semaines du départ en Ehpad, tout le monde est en voiture dans le coin. Et on prend la voiture pour faire 100 m. Moi j’aimerais bien des enfants à vélo dans mon coin tout à côté. Peut-être que je pourrais me lancer par exemple sur la route du Chalard à Saint-Yrieix (que j’ai pourtant faite si souvent à vélo dans ma jeunesse) ! Il reste que la route de Bourdoux à Bussière par La Bessoulie, Fontgourgousse, St-Nicolas-Courbefy ne voit pas passer plus de 10 véhicule par jour. On les entend venir. Et à part celui qui se prépare au rallye de St-Yrieix (on entend son vroum-vroum et son moteur allemand), ça roule peinard dans des voitures qu’on va interdire pour sauver la planète. Car c’est dans le coin que sont les destructeurs de la planète c’est bien connu.

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