Je suis né à une époque où l’alphabet français n’avait que 25 lettres ! Et pourtant on avait au plus qu’une mention TB au bac !

Dr. Orodru@Hugorodru·

Saviez-vous que le W est la dernière lettre à avoir rejoint l’alphabet ?

Et saviez-vous qu’elle n’y est entrée qu’en…1948 ?

D’abord intégrée par le Larousse, ce n’est qu’en 1964 que le Robert la reconnaît comme « 23ème lettre de l’alphabet français » qui n’en avait alors que 25 !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Alphabet_fran%C3%A7ais

« 

La lettre W est la dernière lettre conventionnellement entrée dans l’alphabet français. Le Grand Robert la reconnaît comme 23e lettre de l’alphabet en 1964, tandis que le Petit Larousse l’avait intégrée depuis 19486,7. Cependant, W n’est jamais complètement sortie de l’usage pour retranscrire des noms communs étrangers ou dialectaux, ainsi que des noms propres. En 1751, l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert utilise le W mais indique à l’entrée « W » que « cette lettre n’est pas proprement de l’alphabet françois. C’est la nécessité de conformer notre écriture à celle des étrangers, qui en a donné l’usage8. » ; de la même façon, le Dictionnaire de Trévoux en 1771 indique « Cette lettre n’est pas proprement une lettre Française. C’est une lettre des peuples du Nord. Cependant nous l’admettons pour plusieurs noms propres9. ».

Effectivement, et contrairement à ce qu’affirment Diderot et D’Alembert, le W a toujours été utilisé dans les noms propres du Nord de la France et de la Belgique francophone, c’est-à-dire dans l’anthroponymie (surtout des patronymes aujourd’hui) et dans la toponymie. Ainsi le normand septentrional, le picard, le wallon (comme son nom l’indique), le bas-lorrain, le champenois et le bourguignon n’ont jamais abandonné l’usage de cette lettre dans l’onomastique régionale, c’est pourquoi on trouve des noms de famille fréquents tels Watteau, Wace, Wautier, Waquet, Wartel, Warin, Willaume, etc. ou des toponymes comme Lawarde-Mauger, Wanchy-Capval, Wignicourt, etc. Il ne s’agit pas d’une graphie arbitraire, mais le reflet de la phonétique régionale, à savoir la conservation du [w]10, passé plus tardivement à [v] dans certains cas (au XIIe siècle en normand par exemple11), alors que dans les autres dialectes d’oïl (« francien », occidentaux, centraux, méridionaux), le W [w] initial ancien du gallo-roman est passé précocement à [gʷ], d’où le graphe GU- encore au Moyen Âge, avant de se simplifier en [g], noté G- ou GU- selon les cas. Les noms propres issus des dialectes d’oïl occidentaux, centraux et méridionaux présentent donc des formes en G(U)-, correspondant souvent à celles en W- ci-dessus : Gautier, Garin, Guillaume, Lagarde, etc. Il existe cependant quelques rares exemples de l’usage de la lettre W dans les noms propres en dehors de l’aire de diffusion des dialectes d’oïl septentrionaux et orientaux, comme dans Wissous (Vizoor au XIe siècle, Vizeorium et Viceor au XIIe12), mais il s’agit dans ce cas de graphie abusive, le W initial n’apparaissant qu’au XVIIe siècle13. »

Moralité : le niveau monte, monte !

Et il ne faut pas le faire descendre, en acceptant les revendications des Bretons. https://www.nhu.bzh/alphabet-breton/

En alphabet breton, pas de plan Q ni de film classé X

L’alphabet breton est différent.

Alphabet breton.
Comme les lettres J, X, K, Y et W n’existent pas en italien, trois lettres n’existent pas en breton : le C, le Q et le X. Elles existent dans cette autre langue latine du sud de l’Europe qu’est la langue française. Mais pas en breton, langue celtique du nord européen.
Donc pas de « plan Q » ou de « film classé X » en breton. Ce qui n’empêche pas …

Autre langue européenne, le gallois. L’alphabet gallois, langue très voisine du breton, comporte vingt-huit lettres dont sept voyelles. Ce sont les cinq habituelles a, e, i, o ,u, comme en breton. Mais en gallois, le W et le Y sont aussi des voyelles. Avec là aussi quelques particularités comme ces lettres consonnes CH, DD, FF, NG, LL, PH ou TH.

Vingt cinq lettres, dont cinq voyelles.

Donc pas de lettre C entre le B et le D de notre alphabet. Pas de C mais deux lettres pour la remplacer entre le B et le D. Ces deux lettres sont étranges pour les francophones. Parce que ces lettres sont en fait des double lettres : CH et C’H. On commence donc l’alphabet breton ainsi : A, B, CH, C’H, D …
Le CH se prononce facilement « che ». Par contre le C’H pose souvent problème aux non brittophones. Cette lettre C’H doit se prononcer comme le C’H de nos Cousins Écossais dans le Loc’h Ness.
Et après ce D, il y a le E. Non pas le E, mais le É. En effet le E en breton se prononce É, mais il ne comporte pas d’accent à son écriture.
Autres particularités de l’alphabet breton : le Ñ et le Ù.
Ce fameux ñ avec le tildé sur le n. Lettre qu’on sait être espagnole mais dont on ignore souvent la présence en breton. Lettre interdite par l’administration centrale française pour le choix de nos prénoms bretons. Comme cette affaire du prénom Fañch refusé un temps à la mairie de Kemper puis finalement accepté sous la pression populaire. »

Merci au Toulousain qui m’a signalé cet oubli

https://fr.wikipedia.org/wiki/W_ou_le_Souvenir_d%27enfance

3 réponses à “Je suis né à une époque où l’alphabet français n’avait que 25 lettres ! Et pourtant on avait au plus qu’une mention TB au bac !

  1. Bonjour Aredius. Et ne pas oublier le Wallon. D’ailleurs comment prononcez-vous Wallon, Wassingue, Wagon, Whisky ? Pour ma part, je défends ma belgitude et je dis Ouagon, Ouisky… A propos, en quelle année avez-vous passé la 1ère partie du bac ?

  2. Première partie du Bac (C’) en 1963
    Pas habitué à wassingue, pour wagon je dis « vagon »), pour whisky, comme vous.
    A noter que je suis toujours en échanges épistolaires avec ma prof de latin/français.

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