André Dejean de Fonroque, maire de Belvès et directeur des Chemins de fer de l’État

Je lis un de mes twittos préféré. Et aujourd’hui il nous parle de Belvès.

BB27000@BB27000

« Et malgré le fait que son réseau ne desservait pas la gare de Belves (qui appartenait au réseau du Paris Orléans P.O.) , sa voiture personnelle était rattachée au train direct de Paris à Agen.Hors de question de se mêler à la populace, fusse telle de première classe. Avoir sa propre voiture en imposait sur la stature du bonhomme. Arrivée à Belves, la voiture était détachée du train, manœuvrée sur pas moins de 4 plaques tournantes pour la mettre à l’abri. Des manœuvres de corps d’armée pour un seul voyageur… mais bon il était directeur.

Et pas n’importe quel abri messieurs dames… Il fallut creuser une grotte dans la falaise. Y poser des rails et des traverses. Ainsi qu’un modeste atelier. Tout ça pour mettre à l’abri des intempéries la voiture personnelle de monsieur l’administrateur. Tout cela s’arrêta dans les années 40. Fonroque fut même démis de ces fonctions en 1942 par le gouvernent de Vichy, mais j’ai pas plus de précision. Aujourd’hui le trou est toujours là, caché par la végétation. « 

En réponse à @BB27000wikipedia envoie sur https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9614152v/f12.image.r=canton?rk=1716746;4 journal officiel de l’époque. Révoqué pour « avoir manifesté de l’hostilité envers l’œuvre de rénovation nationale »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Belv%C3%A8s

Je vous conseille l’article suivant sur Belvès.

« Attestée dès 830, Belvès régna sur une bonne part du Périgord sud avant la création des bastides. Cité multipolaire qui comprenait abbaye, castrum et quartier marchand, elle relevait des archevêques de Bordeaux depuis Bertrand de Got jusqu’à la Révolution. Édifiée sur un promontoire escarpé, enserrée dans un multiple système de murailles, durement frappée lors de la guerre de Cent Ans et des guerres de Religion, la ville fut souvent reconstruite sur la ville. Une politique de modernisation fut menée aux XVIIIe et XIXe siècles, laquelle se heurta aux résistances sociologiques et géographiques.
Nous tenterons de montrer pourquoi les tentatives d’adaptation de la cité en matière d’urbanisme et d’équipements sanitaires n’ont pas empêché sa transformation en simple bourg, bénéficiant du label « Plus Beau Village de France ». »

Choublier-Grimbert Noëlle. Belvès : un passé ancien et tumultueux. In: Formes et échelles des compositions urbaines.
Actes du 137 Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, « Composition(s) urbaine(s) »,
Tours, 2012. Paris : Editions du CTHS, 2014. pp. 105-119. (Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et
scientifiques, 137-6)

« Que faire, alors que la route départementale Périgueux-Cahors a désenclavé le pays – et que la construction de la ligne de chemin de fer Périgueux-Agen a bouleversé toute l’économie du pays ? La construction de cette ligne de la Compagnie Paris-Orléans nécessita la présence de mille hommes pendant dix ans. Elle fut ouverte officiellement le 3 août 1863.
Le pays de Belvès connut alors un petit âge d’or dans les dix ans qui suivirent.
Elle nécessita, entre Siorac et Villefranche-de-Belvès14, soit 36 kilomètres, la construction d’un tunnel, le tunnel de Latrape15 sur la commune de Mazeyrolles – 1 759 mètres de longueur –, et de six viaducs, dont le plus remarquable, celui de Larzac, dessine une courbe qui compte vingt et une arches de 12 mètres d’ouverture. La topographie – toujours elle ! – a interdit au train l’accès au centre de Belvès. La gare fut établie dans la vallée de la Nauze,
à plusieurs kilomètres en contrebas. La ville de Belvès fut avantagée, car un de ses enfants, André Dejean de Fonroque, issu d’une vieille de famille de notaires et de notables – auditeur au Conseil d’État, chef de cabinet du ministère des Travaux publics en 189916, directeur des Chemins de fer de l’État, puis maire de Belvès, sans discontinuité de 1904 à 1942 –,fit de Belvès une station sur la ligne de chemin de fer Paris-Agen.

Il avait fait creuser un tunnel privé pour recevoir son wagon personnel, lors de ses séjours à Belvès. Des liaisons directes étaient proposées jusqu’à Paris, ce qui n’est, hélas, qu’un souvenir »

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