La plus vieille fabrique de parapluies en France, c’était en Dordogne, à Saint-Pardoux-la-Rivière, et elle est en liquidation judiciaire

https://www.youtube.com/watch?v=DY5dNbOjPw0

 » La Maison Ayrens a été fondée en 1868 à Saint-Pardoux-la-Rivière, au nord de la Dordogne, à l’initiative de Mr Paillargue. Etameur de métier, il réparait les parapluies avant de les fabriquer.

L’entreprise sera rachetée en 2011 par Rodolphe Thiam, ancien de la finance, qui lui redonnera un second souffle en développant l’export vers la Chine et le Japon, des pays particulièrement friands des parapluies et des ombrelles. Il poursuit également le développement de la marque sur le secteur haut de gamme. Rodolphe en est convaincu, ses parapluies sont des accessoires d’habillement avant d’être des objets utiles. Malheureusement l’entreprise sera placée en liquidation judiciaire quelques années plus tard.

En 2019, la Maison Ayrens change de propriétaire. Elle passe entre les mains de François-Xavier Paquet, un cadre parisien ayant passé près de 25 ans dans des grands groupes privés. Son challenge est de poursuivre le travail de ses prédécesseurs et surtout relancer et pérenniser la marque.

Date de création

1868 Adresse du siège social

Maison Ayrens – route de Champs Romain, 24470 Saint-Pardoux-la-Rivière

6 à 9 salariés

L’entreprise a été placée en liquidation judiciaire en mars 2020

6 à 9 salariés ! on est loin des entreprises chinoises dans notre Périgord vert !

« 

Ayrens est labellisée EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant). Ce label d’Etat distingue les entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence.

Fabrication française à 100% en Dordogne depuis 1868. »

Notre patrimoine vivant meurt ! normal il est vivant ! Il faut dire que le parapluie pliant à 80 euros, les Français préfèrent le parapluie chinois à 5 euros. Qu’on jette dans la poubelle au premier coup de vent. Faut pas s’encombrer. Mais les discours sur le « fabriquons en France » font faire partie de notre patrimoine immémorial.

Il est loin le temps où ma grand-mère à Excideuil réparait les parapluies qu’elle vendait rue Jean Jaurès, des parapluies, des toiles cirées, des graines.

https://www.lesechos.fr/2010/09/parapluies-ayrens-a-rachete-son-concurrent-sofrap-432296

https://www.sudouest.fr/2014/02/26/il-mise-sur-la-pluie-1473512-1980.php?nic

« Avant de reprendre la société périgourdine Ayrens, en 2005, Rodolphe Thiam avait lu entièrement le fameux rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec). « Il indique que les précipitations vont augmenter dans les pays tempérés. » Cet ancien financier avait aussi consulté les chiffres de consommation de ces accessoires : il se vend chaque année plusieurs millions de parapluies uniquement en France ! Évidemment, ce commerce est très lié à la météo.

Le repreneur l’a constaté lors des années 2011 et 2012, particulièrement sèches, qui ont fait dégringoler son chiffre d’affaires. 2013, dont le bilan sera clôturé en mai, devrait marquer une progression « à deux chiffres », sourit Rodolphe Thiam.

[…]

« Il y avait autrefois plusieurs centaines de fabricants en France, nous ne sommes plus que cinq aujourd’hui », constate Rodolphe Thiam. Et encore parce qu’il a sauvé Ayrens et sa production en Périgord qui aurait pu disparaître avec le départ à la retraite de son précédent propriétaire (comme cela fut le cas de Lacoste à Cherveix-Cubas). Il a ainsi perpétué une entreprise créée en 1868 à Nontron avant de déménager à Saint-Pardoux-la-Rivière. Une ancienneté et un savoir-faire qui lui ont valu le titre d’entreprise du patrimoine vivant en 2009.

Ayrens joue sur cette référence ainsi que sur le « made in France » pour se développer. « Nous ne faisons que 7 % à l’export vers l’Allemagne, l’Italie et le Japon. Nos produits sont chers par rapport à ceux fabriqués en Chine », soupire le PDG. Au détail, ses parapluies se vendent de 50 à 150 euros alors qu’« au Japon, on en trouve dans des distributeurs automatiques qui ne coûtent que quelques centimes et qui se jettent ensuite ».

Pour son développement, Rodolphe Thiam a commencé par grossir en rachetant en 2010 l’entreprise Sofrap Sauvagnat d’Aurillac (24 employés aujourd’hui). On y fabrique des parapluies, mais aussi du mobilier de jardin. Encore « un secteur tributaire de la météo ». Il réfléchit donc à se diversifier sur un marché voisin qui ne subit pas les aléas climatiques.

[…]

S’il fait fabriquer ses montures en Chine, Rodolphe Thiam choisit ce qui résiste le mieux : baleines en fibre de verre, carbone, aluminium et rivets en acier inox. […] « 

Une réponse à “La plus vieille fabrique de parapluies en France, c’était en Dordogne, à Saint-Pardoux-la-Rivière, et elle est en liquidation judiciaire

  1. La fermeture des entreprises historiques de France, nées entre le 18ème et le 20ème siècle, est toujours pour moi un crève-cœur.
    Quant à revenir au « Made in France », ce n’est trop souvent que du bla bla de campagne électorale. .

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s