Une terrible jeunesse limousine !

Quand j’y pense !

– Dès la maternelle, mes parents m’ont envoyé aux casernes à Saint-Yrieix, conduit par une petite voisine de grande section. Et j’ai été aux casernes jusqu’au CM2. Vous imaginez la durée du service scolaire que j’ai enduré !

– Ma maman me lavait dans un tub (1) dans la cuisine à côté du seul point d’eau de la maison. En hiver, il arrivait que l’eau n’arrive pas.

– Les cabins étaient dehors. Un trou c’est tout. Le papier c’était du papier journal. A l’école, c’était pas de papier du tout ! J’avoue je chiais et pissais la nuit dans un seau, mais hygiénique. Mais comme maman y mettait de l’eau de Javel, ça sentait mauvais. Pas bio ! chimique ! les écolos comprendront.

-Pour se chauffer bé fallait faire des bûchettes, couper le bois…Mais on a connu le confort moderne. On a eu ensuite le poêle à gaz butane, le poêle à mazout

-J’ai porté pendant des années le même pantalon de golf. Petit à petit, maman, le faisait remonter. Il a fini en culotte courte. Ma mémé me retournait les cols de pardessus, et de chemises. Et dire que Greta me traite de destructeur de la planète !

-j’ai dû passer l’examen d’entrée en sixième, le BEPC, le premier bac, le deuxième bac. C’est dire si j’ai été traumatisé. D’ailleurs je vais attaquer le gouvernement. C’est imprescriptible.

– On ne passait pas les chaussures dans la machine à laver. Il fallait les cirer. Et les lacer. J’ai dû apprendre à faire des floques très tôt dans la vie. Un supplice.

-Pour 4 heures, on avait droit à un morceau de sucre et un morceau de pain de quatre. Même pas de la baguette ! Heureusement, ma mémé de temps en temps me faisait goûter à sa frotte.

J’arrête car je ne veux pas faire pleurer dans les chaumières.

(1) depuis que j’ai appris que W. Churchill prenait le tub dans l’avion pendant la dernière guerre, je me dis que je suis un sacré privilégié ! d’ailleurs j’ai toujours le tub.

2 réponses à “Une terrible jeunesse limousine !

  1. Bien qu’âgé de plus de 7 ans, je me rends compte que les modes de vie n’avaient pas beaucoup évolué.
    Quand je parle de « floques » à la maison on me regarde avec des yeux ronds.
    Ne pas oublié également le plaisir de se laver les mains et de se désaltérer à « lo couado ». Le débit était calculé pour éviter le gaspillage. Il faut dire qu’ensuite il fallait aller remplir le seau et ce n’était pas toujours à côté.
    Je me souviens aussi des bûchettes qu’il fallait préparer pour allumer le feu. On les préparaient généralement dans un petit rondin sans noeud.
    Pour se faire j’utilisais une serpe qui avait dû appartenir à quelque ancêtre. J’ai encore sur la main quelques cicatrices suite à des maniements maladroits. Mais je n’en ai pas voulu à cet objet et j’ai été ravi de l’avoir en héritage. Je ne m’en sers plus mais je le regarde souvent avec tendresse.
    En conclusion, j’ai malgré tout survécu à tous ces sévices !

    • Je me servais du grand paroir (outil pour faire ou terminer les sabots de bois) de mon père. La couade c’était pour la maison de Bourdoux (ensuite on a eu l’eau courante venant du Puy Chalard). A noter que j’habitais place du marché à St-Yrieix. A l’époque même chez J. Boutard, député et maire, il n’y avait pas les wc dans la maison.

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